Aller au contenu principal
OutilsBlog du Modérateur12sem· 1 min de lecture

Devenir un expert de la data en 2026 : ce que l’IA a vraiment changé, et ce qui reste fondamental

Source originale ↗·

L'essor de l'intelligence artificielle générative redessine en profondeur les contours du métier de professionnel de la data. Antoine Krajnc, fondateur et CEO de Jedha — école de formation spécialisée en data science et IA — dresse un état des lieux nuancé : si les outils évoluent à vitesse accélérée, les fondamentaux du métier, eux, n'ont pas disparu.

Pour Krajnc, le vrai changement de paradigme réside dans la capacité à challenger les résultats produits par l'IA. Les modèles génératifs peuvent automatiser des tâches autrefois chronophages — nettoyage de données, écriture de code, exploration exploratoire — mais cela exige en contrepartie un regard critique plus affûté. Un professionnel incapable d'évaluer la pertinence d'une sortie de modèle devient dépendant d'un outil qu'il ne maîtrise pas.

Les compétences qui restent incontournables en 2026 sont celles que l'IA ne peut pas substituer : la compréhension des mathématiques et statistiques sous-jacentes, la capacité à formuler les bonnes questions métier, et l'aptitude à communiquer des insights complexes à des interlocuteurs non techniques. Jedha insiste notamment sur l'importance de former des profils capables de travailler avec l'IA comme amplificateur, et non de la subir comme un outil opaque.

Dans un marché du travail où les offres pour data analysts et data scientists continuent de progresser malgré l'automatisation, Krajnc voit une opportunité pour ceux qui combinent rigueur technique et agilité face aux nouveaux outils. La formation continue et la capacité d'adaptation rapide s'imposent comme les véritables différenciateurs pour faire carrière dans la data en 2026.

Impact France/UE

Jedha, école française de data science, positionne ses formations comme réponse aux nouvelles exigences du marché du travail en France.

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Comment l’IA transforme la gestion de chantier en 2026 ?
1Le Big Data 

Comment l’IA transforme la gestion de chantier en 2026 ?

Moins de 10 % des entreprises du bâtiment utilisent aujourd'hui l'intelligence artificielle dans leur gestion opérationnelle, mais 70 % prévoient de franchir le pas dans les prochains mois, soit 15 points de plus qu'il y a un an selon le baromètre Orisha Construction. Le marché mondial de l'IA appliquée à la construction devrait atteindre 4,5 milliards de dollars en 2026. Concrètement, six applications transforment déjà le quotidien des professionnels : la génération automatique de devis, la prédiction des retards, l'optimisation de planning, l'analyse de photos par vision par ordinateur, les chatbots clients pour artisans, et la détection d'anomalies de sécurité. Sur le seul volet du chiffrage, un artisan qui dictait vocalement ses paramètres peut aujourd'hui obtenir un devis structuré en 45 minutes au lieu de quatre heures, avec des relances automatisées (email J+3, SMS J+7, appel J+14) qui font passer le taux de transformation de 15 à 30 %. Les solutions SaaS concernées démarrent entre 150 et 250 euros par mois pour un indépendant, avec un retour sur investissement atteint en trois à quatre mois. L'impact dépasse la simple productivité administrative. En croisant données météo, disponibilité des ressources et historiques de sinistres, les algorithmes de prédiction permettent d'identifier une rupture d'approvisionnement trois semaines à l'avance, laissant le temps de mobiliser un fournisseur alternatif sans perdre un seul jour de chantier. McKinsey et Orisha estiment que cette approche réduit de 15 à 25 % les coûts liés aux erreurs, reprises et retards. Sur le terrain, des drones et caméras fixes capturent quotidiennement l'avancement réel, que l'IA quantifie sans relevé manuel. Les équipements de protection individuelle non portés sont détectés instantanément sur les images, réduisant les risques d'accidents et les responsabilités juridiques. Pour les artisans, un chatbot répond aux demandes de devis en dehors des heures ouvrées, supprimant les pertes de contrats par manque de réactivité. Le paradoxe du secteur est bien connu : la construction affiche une productivité qui progresse d'à peine 1 % par an depuis des décennies, malgré une pression croissante liée à la volatilité des prix des matériaux, la pénurie de compagnons qualifiés et une réglementation de plus en plus dense. C'est précisément cette accumulation de contraintes qui pousse les acteurs à chercher des gains opérationnels rapides et mesurables, plutôt que des transformations structurelles longues. Des éditeurs comme Trustup Pro intègrent déjà plusieurs de ces briques dans des logiciels de suivi de chantier tout-en-un. La prochaine étape, déjà en cours dans les grandes entreprises, est l'interconnexion de ces outils avec les ERP et les plateformes de sous-traitance, pour que le conducteur de travaux dispose d'un tableau de bord prédictif unifié plutôt que d'une série d'alertes isolées.

UELe secteur du bâtiment français est directement visé, avec des éditeurs tricolores comme Orisha Construction et Trustup Pro qui commercialisent déjà ces briques IA à destination des artisans et conducteurs de travaux.

💬 Le bâtiment stagne à +1 % de productivité par an depuis trente ans, et d'un coup 70 % des boîtes seraient prêtes à basculer. Ce chiffre vient d'un éditeur qui vend ces solutions, garde ça en tête. Mais les cas d'usage tiennent la route : 45 minutes pour un devis au lieu de 4 heures, ROI à 3 mois pour 150 euros par mois, c'est le genre de gain mesurable qui convainc un artisan, pas un DSI.

OutilsOutil
1 source
Ask DoorDash : dites ce que vous avez envie de manger, l’IA se charge du reste
2Le Big Data 

Ask DoorDash : dites ce que vous avez envie de manger, l’IA se charge du reste

DoorDash a lancé le 11 juin 2026 une fonctionnalité baptisée Ask DoorDash, qui transforme la façon dont les utilisateurs interagissent avec l'application. Plutôt que de faire défiler des listes de restaurants ou de catalogues de produits, il est désormais possible de décrire ce que l'on veut manger en langage naturel, par écrit, par commande vocale, en partageant un lien vers une recette ou même en envoyant une photo d'un livre de cuisine. L'IA analyse la demande et génère en quelques secondes une sélection de restaurants, de plats ou un panier de courses complet. Selon la plateforme, l'outil est capable de remplir un panier d'achats environ cinq fois plus vite qu'une navigation manuelle, le tout en moins de deux minutes. Andy Fang, co-fondateur de DoorDash, a lui-même confirmé le lancement via les réseaux sociaux le jour même. L'impact pour les utilisateurs est immédiatement mesurable. L'application référence aujourd'hui près de 800 000 plats et produits, un catalogue si vaste que le problème n'est plus le manque de choix mais son excès. Ask DoorDash répond directement à cette paralysie décisionnelle en comprenant des intentions floues comme "un repas réconfortant ce soir" ou "un dîner végétarien pour quatre à moins de 20 dollars par personne", et en restituant des résultats accompagnés d'explications personnalisées. Les premiers tests internes révèlent que près de la moitié des commandes passées via cet outil provenaient de restaurants que le client n'avait jamais essayés auparavant, ce qui suggère un effet de découverte notable. Les paniers de courses générés par l'IA étaient également plus volumineux que ceux constitués de façon classique, un signal fort pour la croissance du chiffre d'affaires de la plateforme. Ce lancement s'inscrit dans une ambition plus large de DoorDash, qui cherche à se repositionner comme un intermédiaire intelligent plutôt qu'un simple moteur de livraison. L'outil s'appuie sur l'historique de commandes, les habitudes alimentaires et les préférences passées de chaque utilisateur pour affiner ses recommandations au fil du temps. La tendance est partagée par l'ensemble du secteur du commerce en ligne : Amazon, Instacart ou Google Shopping expérimentent tous des interfaces conversationnelles pour réduire le friction d'achat. DoorDash mise sur cette approche pour fidéliser ses utilisateurs et augmenter la fréquence des commandes. Ask DoorDash est disponible dès maintenant sur l'application, et son déploiement progressif laisse anticiper des ajustements rapides selon les retours des premières semaines d'utilisation.

OutilsOutil
1 source
L'IA qui fait vraiment la différence pour les entreprises
3VentureBeat AI 

L'IA qui fait vraiment la différence pour les entreprises

Après deux ans de démonstrations spectaculaires et de prototypes précipités, les dirigeants technologiques des grandes entreprises adoptent en 2026 un discours nettement plus pragmatique sur l'intelligence artificielle. Lors d'un webinaire organisé par OutSystems, des responsables techniques issus d'entreprises comme Thermo Fisher Scientific et McConkey Auction Group ont témoigné d'une même priorité : faire passer les agents IA du stade expérimental à la production réelle, avec des résultats mesurables. Chez Thermo Fisher, Rajkiran Vajreshwari, responsable du développement applicatif, a décrit comment son équipe a abandonné les assistants IA mono-tâches au profit d'un système multi-agents coordonné : à l'arrivée d'un ticket de support, un agent de triage classe la demande et la route dynamiquement vers un agent spécialisé — intention et priorité, contexte produit, dépannage ou conformité — chacun opérant dans un périmètre strict et auditable. L'enjeu central n'est plus le choix du bon modèle de langage, mais l'orchestration : comment router les tâches, coordonner les workflows, gouverner l'exécution et intégrer les agents dans des systèmes construits sur des décennies. Une nouvelle catégorie de risque est apparue en parallèle : le « shadow AI », autrement dit le code de niveau production généré par des employés sans supervision informatique. Ces outils maison sont exposés aux hallucinations, aux fuites de données, aux violations de politique et à la dérive des modèles. Luis Blando, CPTO d'OutSystems, résume la réponse des organisations les plus avancées en trois actions : fournir des garde-fous aux utilisateurs, utiliser l'IA pour gouverner l'IA à l'échelle du portefeuille applicatif, et s'appuyer sur des plateformes qui intègrent ces contrôles nativement plutôt que de les construire manuellement. Ce tournant pragmatique survient alors que les premières vagues d'enthousiasme autour des LLM se heurtent à leurs limites réelles en environnement d'entreprise : sans orchestration, sans connexion aux données métier existantes et sans gouvernance, les modèles les plus puissants produisent peu de valeur durable. Les profils les plus recherchés ne sont plus les data scientists spécialisés, mais les développeurs généralistes et les architectes d'entreprise capables de faire dialoguer agents IA, systèmes legacy et processus métier. La compétition se joue désormais moins sur la puissance brute des modèles que sur la capacité des plateformes — OutSystems, mais aussi Microsoft, Salesforce ou ServiceNow — à proposer des environnements où les agents peuvent être déployés, surveillés et gouvernés à l'échelle industrielle.

OutilsOutil
1 source
La recherche de Google fait un bond en avant grâce à l'IA
4The Information AI 

La recherche de Google fait un bond en avant grâce à l'IA

Lors de sa conférence Google I/O mardi dernier, Google a annoncé une refonte majeure de son moteur de recherche en y intégrant directement des fonctionnalités d'intelligence artificielle avancées, notamment des agents IA. Le PDG Sundar Pichai a dévoilé que la frontière entre Google Search et le chatbot Gemini est désormais en train de disparaître, les deux produits fusionnant progressivement en une seule expérience unifiée. Google Search compte 3 milliards d'utilisateurs mensuels, contre 900 millions pour Gemini. Ce changement redéfinit radicalement le paysage concurrentiel de l'IA grand public. La vraie bataille ne se joue plus entre ChatGPT et Gemini, deux chatbots aux usages encore relativement similaires, mais entre ChatGPT et Google Search, un produit ancré dans les habitudes quotidiennes de milliards de personnes. OpenAI revendique un peu plus de 900 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires pour ChatGPT, un chiffre impressionnant mais encore loin de la portée mondiale du moteur de recherche de Google. Intégrer l'IA directement dans Search donne à Google un avantage de distribution considérable qu'aucun concurrent ne peut facilement répliquer. Cette évolution s'inscrit dans une course effrénée entre les géants technologiques pour contrôler la porte d'entrée vers l'information sur internet. Google, dont le modèle publicitaire repose historiquement sur la recherche, cherche à préserver sa position dominante face à la montée des assistants IA capables de répondre directement aux questions sans passer par des liens sponsorisés. L'enjeu dépasse la technologie : il s'agit de savoir qui captera l'intention des utilisateurs, et donc les revenus, à l'ère de l'IA générative.

UELes entreprises européennes dépendant du trafic Google devront repenser leurs stratégies SEO et d'achat publicitaire, et la Commission européenne pourrait examiner cette fusion Search/Gemini au prisme du Digital Markets Act.

💬 3 milliards d'utilisateurs mensuels contre 900 millions pour Gemini, et Google choisit de fusionner les deux. C'est le genre de coup qui, une fois dit, semble évident : pourquoi construire un concurrent à ChatGPT quand tu peux transformer le produit le plus utilisé d'internet en assistant IA ? OpenAI peut revendiquer 900 millions d'actifs, c'est une bataille qu'ils ne peuvent pas gagner sur le terrain de la distribution.

OutilsOutil
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, rédigé par un humain · désinscription en un clic