
Quels types de contenus les IA génératives citent vraiment (et ceux qu’elles ignorent)
Une étude publiée le 23 mars par Tom Wells, chercheur spécialisé en GEO (Generative Engine Optimization) chez Wix, révèle que les outils d'IA générative — désormais utilisés comme moteurs de recherche alternatifs — ne citent pas les contenus de façon aléatoire. Selon ses analyses, trois formats de contenu concentrent l'essentiel des références générées par les LLM, tandis que la grande majorité des autres types de pages est systématiquement ignorée.
Ce constat a des implications directes pour les équipes marketing et SEO qui misent sur la visibilité dans les réponses générées par ChatGPT, Perplexity ou Google AI Overviews. Contrairement au référencement classique, où la densité de mots-clés et les backlinks dominent, les LLM semblent privilégier la structure, la clarté factuelle et l'autorité perçue d'un contenu. Les marques qui ne s'adaptent pas à ces critères risquent de disparaître totalement de la surface d'information consommée par des millions d'utilisateurs.
Ce travail s'inscrit dans un champ émergent — le GEO — qui tente de décoder les règles implicites de sélection des grandes IA conversationnelles, de la même façon que le SEO a décrypté les algorithmes de Google dans les années 2000. Wix, en finançant cette recherche, positionne sa plateforme sur ce terrain stratégique. Les conclusions de Wells devraient alimenter les débats sur la concentration de l'attention dans un écosystème où quelques formats favorisés captent l'essentiel de la visibilité éditoriale.
Les équipes marketing et SEO françaises et européennes devront adapter leurs stratégies éditoriales aux critères de sélection des IA génératives pour maintenir leur visibilité dans un écosystème informationnel en mutation.



