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InfrastructureAWS ML Blog · 2 min de lecture

Inférence LLM accélérée par décodage spéculatif sur AWS Trainium et vLLM

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AWS et ses partenaires ont publié des résultats de benchmarks démontrant que le décodage spéculatif (speculative decoding) sur les puces AWS Trainium2, couplé au framework vLLM et à Kubernetes, permet d'accélérer la génération de tokens jusqu'à trois fois pour les charges de travail intensives en décodage. Les tests ont été réalisés avec les modèles Qwen3, une famille de modèles de langage développée par Alibaba. La technique repose sur l'utilisation de deux modèles en tandem : un petit modèle "brouillon" (draft model) qui propose plusieurs tokens en avance, et le modèle principal qui vérifie ces propositions en une seule passe. Résultat : une latence inter-token réduite et un coût par token généré significativement plus faible.

L'impact est particulièrement marqué pour les applications comme les assistants à l'écriture, les agents de code ou tout système génératif qui produit beaucoup plus de tokens qu'il n'en consomme en entrée. Dans ces cas, la phase de décodage représente l'essentiel du coût d'inférence. Le problème fondamental du décodage autorégressif classique est que les accélérateurs matériels restent largement sous-utilisés : chaque étape ne produit qu'un seul token, ce qui génère de petites opérations matricielles inefficaces et monopolise inutilement la bande passante mémoire du cache KV. Le décodage spéculatif transforme ce goulot d'étranglement en permettant au modèle cible de traiter n tokens simultanément lors de la vérification, amortissant ainsi les accès mémoire et densifiant les calculs.

Deux paramètres clés pilotent les performances de cette approche : le choix du modèle brouillon et la valeur de numspeculativetokens, qui détermine combien de tokens sont proposés à chaque passe. Le modèle brouillon doit partager le même tokenizer et le même vocabulaire que le modèle principal, idéalement appartenir à la même famille architecturale, pour maximiser le taux d'acceptation des tokens proposés. Un taux d'acceptation élevé est crucial : si le modèle principal rejette trop souvent les suggestions, les gains de performance s'évaporent et le coût de calcul du modèle brouillon devient une charge nette. Fixer numspeculativetokens trop bas limite les gains ; trop haut, cela multiplie les rejections anticipées. Cette publication s'inscrit dans une tendance plus large de la course à l'optimisation de l'inférence LLM, où AWS cherche à positionner ses puces Trainium comme alternative crédible aux GPU Nvidia, notamment pour les entreprises cherchant à réduire leurs coûts d'inférence à grande échelle.

Impact France/UE

Les entreprises européennes utilisant AWS pourraient réduire leurs coûts d'inférence LLM en migrant vers Trainium2, sans impact réglementaire ou institutionnel direct pour la France ou l'UE.

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Paralléliser le décodage spéculatif avec P-EAGLE sur Amazon SageMaker AI
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Paralléliser le décodage spéculatif avec P-EAGLE sur Amazon SageMaker AI

Amazon Web Services a mis en open source une nouvelle méthode d'inférence appelée P-EAGLE (Parallel-EAGLE), désormais intégrée nativement dans Amazon SageMaker JumpStart pour accélérer le déploiement de grands modèles de langage en production. Basée sur la technique du décodage spéculatif, P-EAGLE transforme une étape jusqu'ici séquentielle en opération entièrement parallèle : au lieu de générer les tokens candidats un par un via plusieurs passes successives, elle les prédit tous simultanément en une seule passe vers l'avant. Sur des GPU NVIDIA B200 avec quantification FP8, des benchmarks réalisés sur le modèle Qwen3-Coder-30B-A3B-Instruct montrent des gains allant jusqu'à 1,69x de débit supplémentaire par rapport à EAGLE-3, le framework de référence précédent. À une concurrence de 1, P-EAGLE avec K=11 tokens spéculatifs atteint 1 167 tokens de sortie par seconde, contre 955 pour EAGLE-3 et seulement 294 sans spéculation. Cette avancée répond à un problème concret qui freinait les déploiements à grande échelle : plus on voulait spéculer loin dans la séquence, plus la latence augmentait de façon linéaire, annulant une partie du gain. P-EAGLE casse cette contrainte en remplissant les positions intermédiaires avec des marqueurs appris, permettant de prédire plusieurs tokens à la fois sans coût séquentiel supplémentaire. Pour les entreprises qui servent des millions de requêtes quotidiennes sur des modèles de code ou de génération longue, un gain de 1,69x de débit se traduit directement en réduction de coûts d'infrastructure ou en capacité à absorber davantage de trafic sans redimensionner le parc de GPU. L'intégration dans SageMaker JumpStart simplifie encore l'adoption : les développeurs peuvent déployer un endpoint optimisé P-EAGLE sans gérer manuellement les kernels CUDA sous-jacents ni les configurations de serving distribué. Le décodage spéculatif existe depuis plusieurs années comme technique d'optimisation d'inférence, et EAGLE en était devenu l'implémentation la plus performante, avec EAGLE-3 introduisant des prédictions directes de tokens et la fusion de représentations issues de plusieurs couches du modèle cible. Mais toutes ces versions conservaient une limite architecturale fondamentale héritée de l'autoregressivité du modèle brouillon. AWS a contourné ce plafond avec P-EAGLE, qu'il a choisi de reverser à la communauté open source plutôt que d'en faire un avantage exclusif. La méthode s'inscrit dans une compétition intense entre fournisseurs cloud pour offrir l'inférence la plus rapide et la moins coûteuse, notamment sur les modèles de code et de raisonnement qui génèrent des séquences longues. Avec son intégration SageMaker, AWS positionne P-EAGLE comme la voie par défaut pour les déploiements de modèles open-weight en production, au moment où des modèles comme Qwen3 et leurs successeurs s'imposent comme alternatives sérieuses aux modèles propriétaires.

UELes équipes européennes déployant des grands modèles en production sur infrastructure cloud peuvent bénéficier indirectement d'une réduction des coûts d'inférence GPU.

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2AWS ML Blog 

Se retire du prefill et decode dissociés pour l'inférence LLM sur SageMaker HyperPod

Amazon Web Services a détaillé une nouvelle architecture d'inférence pour les grands modèles de langage sur SageMaker HyperPod, baptisée Disaggregated Prefill and Decode (DPD), conçue pour éliminer les ralentissements causés par les longs prompts. L'inférence LLM comporte deux phases très différentes : le prefill, qui traite l'intégralité du prompt en parallèle pour générer le cache clé-valeur initial, est limité par la puissance de calcul, tandis que le decode, qui génère les tokens un par un, dépend surtout de la bande passante mémoire. Lorsque ces deux phases partagent le même GPU, un prompt long bloque la génération de tokens pour toutes les autres requêtes en cours. La solution d'AWS sépare physiquement ces deux étapes sur des pools de GPU distincts, reliés par la technologie Elastic Fabric Adapter (EFA) avec accès direct à la mémoire à distance (RDMA), en s'appuyant sur vLLM et le HyperPod Inference Operator. Cette séparation permet d'ajuster indépendamment le temps jusqu'au premier token (TTFT) et la latence entre les tokens (ITL), tout en offrant un contrôle plus fiable sur la latence de queue que les méthodes classiques de découpage du prefill. Elle est particulièrement utile pour les charges de travail à fort trafic et à contexte long : assistants conversationnels, pipelines d'agents autonomes, analyse de documents ou génération augmentée par récupération (RAG) avec de larges contextes récupérés. AWS recommande cette architecture dès que les prompts dépassent régulièrement 4 096 tokens, en cas de requêtes concurrentes multiples, de réponses en streaming, ou de trafic mixte mêlant prompts courts et longs. Pour des charges simples, en batch ou à faible concurrence, un déploiement classique reste suffisant, le coût de transfert du cache via EFA RDMA ne se justifiant pas en dessous d'un certain seuil. L'architecture repose sur trois composants principaux articulés autour du routeur de la pile de production vLLM, avec LMCache assurant le transfert du cache clé-valeur via NIXL et EFA. Le routeur intelligent joue le rôle de plan de contrôle : il analyse chaque prompt et, selon un seuil configurable de tokens, décide s'il doit emprunter le chemin désagrégé ou être traité entièrement par un seul décodeur. Les requêtes longues passent d'abord par un nœud de prefill, qui calcule le cache et le transmet à un nœud de décodage via LMCache, avant que ce dernier ne génère la réponse. Le routeur prend également en charge plusieurs stratégies de routage, comme la priorité aux préfixes communs, la connaissance du cache ou le round-robin, afin de maximiser la réutilisation du cache entre les répliques. Ce déploiement nécessite au minimum un nœud de prefill et un nœud de decode équipés d'un réseau EFA compatible RDMA.

UELes entreprises europeennes utilisant AWS SageMaker pourraient reduire leurs couts et leur latence d'inference LLM en adoptant cette architecture, sans impact reglementaire ou economique direct sur la France ou l'UE.

💬 Mélanger prefill et décodé sur le même GPU, c'est le genre de détail d'architecture qui plombe silencieusement la latence dès qu'un prompt dépasse 4000 tokens, tout le monde qui fait tourner vLLM en prod le savait déjà. Séparer les deux pools change la donne surtout pour les agents autonomes et le RAG à gros contexte, où le prompt long devient la norme plutôt que l'exception. Sur le papier ça complexifie le déploiement (deux types de nœuds, du RDMA à câbler), mais si t'as du trafic mixte à tenir, c'est clairement la direction que prend toute l'inférence LLM.

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Surveiller et déboguer l'inférence IA générative avec SageMaker sur CloudWatch
3AWS ML Blog 

Surveiller et déboguer l'inférence IA générative avec SageMaker sur CloudWatch

Amazon Web Services a enrichi son service SageMaker AI d'un système de supervision avancé pour les endpoints d'inférence en temps réel : la plateforme émet désormais plus de 100 métriques détaillées couvrant la santé GPU, la latence au niveau des tokens, la pression sur le cache KV, la répartition du trafic entre zones de disponibilité et les diagnostics de démarrage à froid. Ces données alimentent automatiquement un tableau de bord intégré appelé SageMaker Insights, accessible directement depuis la console Amazon CloudWatch sous la section « Infrastructure Monitoring ». Le tableau de bord s'organise en trois vues, Performance, Capacité, Fiabilité, et exploite les métriques via une interface compatible PromQL, permettant également leur intégration dans des outils tiers comme Grafana ou Datadog. Deux architectures d'endpoints sont supportées : les endpoints mono-modèle (SME), où chaque modèle dispose de ses propres instances GPU, et les endpoints à composants d'inférence (IC), qui permettent à plusieurs modèles de partager la même infrastructure GPU avec une mise à l'échelle indépendante par modèle. Cette évolution répond à un besoin critique des équipes MLOps et SRE qui gèrent en production des dizaines de modèles sur des centaines d'instances GPU. Jusqu'ici, diagnostiquer un pic de latence P99 sur un endpoint LLM exigeait de déterminer en quelques minutes si la cause était une saturation de la mémoire GPU, un cache KV saturé, un déséquilibre de trafic entre zones ou une politique d'autoscaling trop lente, sans outillage natif pour y répondre rapidement. Le nouveau système supprime la nécessité de configurer manuellement des dashboards Grafana et des exporteurs Prometheus, ce qui représente un gain opérationnel significatif. Les métriques sont émises nativement au format OpenTelemetry, standard ouvert qui facilite l'interopérabilité avec l'écosystème d'observabilité existant des entreprises. La montée en puissance de l'inférence LLM en production a profondément modifié les priorités des équipes d'infrastructure machine learning : si l'entraînement des modèles concentrait autrefois l'essentiel de l'attention, c'est désormais le « serving » à grande échelle qui pose les défis les plus complexes, notamment en termes de coût GPU, de disponibilité et de gestion multi-modèles. L'architecture IC, recommandée par AWS pour les charges de travail IA génératives en production, permet de mutualiser l'infrastructure GPU entre plusieurs modèles et d'assurer la haute disponibilité via une distribution des répliques entre zones de disponibilité. Cette annonce s'inscrit dans une compétition accrue entre les grands fournisseurs cloud, AWS, Google Cloud et Azure, pour proposer des environnements de déploiement LLM clés en main, où l'observabilité devient un argument différenciant à mesure que les équipes industrialisent leurs pipelines d'inférence.

UELes équipes MLOps et SRE européennes industrialisant des pipelines d'inférence LLM en production bénéficient indirectement d'un outillage d'observabilité natif, réduisant la complexité opérationnelle sans configuration manuelle de Prometheus/Grafana.

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LightSeek Foundation publie TokenSpeed, moteur d'inférence LLM open source visant TensorRT-LLM pour agents autonomes
4MarkTechPost 

LightSeek Foundation publie TokenSpeed, moteur d'inférence LLM open source visant TensorRT-LLM pour agents autonomes

La LightSeek Foundation a publié TokenSpeed, un moteur d'inférence pour grands modèles de langage distribué en open source sous licence MIT. Encore en phase de préversion, TokenSpeed est conçu spécifiquement pour les charges de travail dites "agentiques", c'est-à-dire les systèmes d'IA qui enchaînent de multiples appels au modèle pour accomplir des tâches complexes, comme l'écriture ou la révision de code. L'objectif déclaré est d'atteindre des performances comparables à TensorRT-LLM de NVIDIA, tout en restant accessible à l'ensemble de l'écosystème. Le moteur vise à maintenir un débit minimum de 70 tokens par seconde par utilisateur, un seuil qui monte parfois à 200 TPS ou plus, tout en maximisant le nombre de tokens traités par GPU et par minute. L'enjeu dépasse la performance brute. Des outils comme Claude Code d'Anthropic, Codex d'OpenAI ou Cursor fonctionnent sur des contextes qui dépassent régulièrement 50 000 tokens et s'étalent sur des dizaines de tours de conversation, un profil très différent d'un simple chatbot. Or la plupart des benchmarks publics ne rendent pas compte de cette réalité. Lorsqu'un agent de développement logiciel analyse un dépôt entier, génère du code, exécute des tests et itère, chaque milliseconde de latence ajoutée se multiplie à chaque étape. Un moteur d'inférence mal adapté devient rapidement un goulot d'étranglement qui ralentit l'ensemble de la chaîne de production logicielle, et donc, à terme, les équipes d'ingénierie qui en dépendent. L'architecture de TokenSpeed repose sur cinq sous-systèmes complémentaires. Le premier est un mécanisme de parallélisme assisté par compilateur, basé sur le modèle SPMD (Single Program, Multiple Data), qui génère automatiquement les communications entre processus sans que le développeur n'ait à les écrire manuellement. Le planificateur de requêtes sépare strictement le plan de contrôle, implémenté en C++ sous forme de machine à états finis, du plan d'exécution écrit en Python, ce qui permet de détecter les erreurs de gestion du cache KV à la compilation plutôt qu'à l'exécution. Le troisième pilier est une couche de noyaux GPU modulaire et extensible, compatible avec des accélérateurs autres que ceux de NVIDIA, s'appuyant notamment sur l'un des noyaux MLA (Multi-head Latent Attention) les plus rapides disponibles pour les GPU Blackwell. Ce noyau MLA a d'ailleurs déjà été intégré dans vLLM, l'un des moteurs d'inférence open source les plus utilisés dans l'industrie. La fondation LightSeek positionne ainsi TokenSpeed comme une infrastructure commune pour l'ère où les agents IA deviennent le principal vecteur de production de code.

UELa disponibilité d'un moteur d'inférence open source compatible avec des accélérateurs non-NVIDIA pourrait réduire la dépendance des équipes européennes aux solutions propriétaires de NVIDIA.

InfrastructureActu
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