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Cybersécurité : OpenAI réplique à Anthropic avec un outil secret et « ultra-puissant
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Cybersécurité : OpenAI réplique à Anthropic avec un outil secret et « ultra-puissant

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OpenAI prépare un service de cybersécurité avancé, accessible uniquement sur invitation, quelques jours à peine après qu'Anthropic a annoncé Mythos, son propre outil capable, selon l'entreprise, de détecter des vulnérabilités restées invisibles pendant près de trente ans. D'après des informations rapportées par Axios le 9 avril 2026, il ne s'agira pas d'un nouveau modèle à proprement parler, mais d'une offre distincte et structurée, indépendante des autres projets en cours d'OpenAI, notamment Spud. En réalité, la société ne part pas de zéro : elle pilote depuis plusieurs mois un programme confidentiel baptisé "Trusted Access for Cyber", qui permet déjà à certaines organisations sélectionnées d'accéder à des modèles plus permissifs et plus performants dans des contextes de cybersécurité. C'est ce dispositif existant qu'OpenAI entend désormais transformer en produit visible, avec une ambition claire : s'imposer comme acteur de référence dans la cybersécurité de nouvelle génération.

L'enjeu dépasse la simple rivalité technologique. Les grandes organisations, qu'il s'agisse d'infrastructures critiques, de gouvernements ou d'entreprises du secteur financier, cherchent activement des outils capables d'automatiser la détection et la correction de failles à une échelle et une vitesse inatteignables par des équipes humaines seules. Un système d'IA capable d'identifier des vulnérabilités critiques en quelques heures plutôt qu'en plusieurs mois représente un changement de paradigme pour la sécurité informatique mondiale. Le modèle d'accès sur invitation, adopté à la fois par Anthropic et par OpenAI, répond à une problématique centrale du secteur : comment exploiter des IA puissantes sans ouvrir la porte à des usages offensifs ou malveillants, notamment pour automatiser des cyberattaques ?

Cette séquence révèle aussi une bataille de communication intense entre les deux leaders de l'IA générative. Anthropic a imposé le tempo médiatique avec l'annonce de Mythos et de son projet Glasswing, une initiative présentée comme urgente pour sécuriser les logiciels critiques mondiaux. Mais dans la communauté cybersécurité, certains chercheurs affirment avoir reproduit des résultats comparables avec d'autres modèles existants, sans dispositif aussi exclusif, ce qui relativise la portée des annonces et rappelle que les performances réelles restent difficiles à évaluer sans audits indépendants. OpenAI, perçue comme leader sur les modèles généralistes, ne pouvait pas laisser Anthropic s'installer seule sur ce segment stratégique sans répondre. Si son nouvel outil parvient à démontrer une avance réelle en précision, en vitesse ou en automatisation, il pourrait redéfinir certains standards du secteur. Dans le cas contraire, cette sortie ressemblera davantage à un mouvement défensif de communication qu'à une véritable rupture technologique.

Impact France/UE

Les gouvernements et infrastructures critiques européens pourraient bénéficier de ces outils de détection automatisée de vulnérabilités, mais aucun acteur européen n'est directement impliqué dans ces annonces.

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OpenAI emboîte le pas à Anthropic en restreignant l'accès à son IA de cybersécurité avancée

OpenAI développe un nouveau modèle d'intelligence artificielle doté de capacités avancées en cybersécurité, dont l'accès sera limité à un cercle restreint d'entreprises sélectionnées. L'information, rapportée par Axios, indique que la société de Sam Altman suit ainsi la même approche que son concurrent Anthropic, qui avait déjà mis en place un accès contrôlé pour ses propres outils d'IA orientés sécurité informatique. Cette décision reflète une tension croissante dans le secteur : les modèles suffisamment puissants pour aider les équipes de sécurité défensive peuvent également servir à automatiser des attaques, rédiger des malwares ou identifier des vulnérabilités à grande échelle. En restreignant l'accès à un nombre limité d'acteurs vérifiés, OpenAI cherche à éviter que ces capacités ne tombent entre de mauvaises mains, tout en permettant à des partenaires de confiance, typiquement des entreprises de cybersécurité ou des institutions gouvernementales, d'en exploiter le potentiel légitime. Anthropic avait ouvert la voie avec une politique similaire autour de Claude pour les usages offensifs en sécurité, reconnaissant que certaines capacités nécessitent un encadrement strict plutôt qu'une mise sur le marché ouverte. Ce mouvement parallèle des deux principaux laboratoires d'IA américains suggère l'émergence d'une norme informelle de l'industrie : les outils d'IA à double usage dans la cybersécurité ne seront pas accessibles via les APIs publiques classiques, mais distribués selon un modèle d'accréditation. La question de qui décide des critères d'accès, et selon quelle transparence, reste entière.

UELes entreprises européennes de cybersécurité pourraient voir leur accès à ces outils conditionné par des critères d'accréditation définis unilatéralement par des laboratoires américains, sans cadre réglementaire européen pour encadrer cette distribution.

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2Siècle Digital 

OpenAI travaille sur un modèle de cybersécurité destiné à concurrencer Mythos d’Anthropic

OpenAI prépare un modèle d'intelligence artificielle spécialisé dans la cybersécurité, développé en réponse directe à Mythos, le modèle similaire annoncé par Anthropic quelques jours plus tôt. L'information, rapportée par Axios, révèle que cet outil ne sera pas accessible au grand public : il sera distribué exclusivement à un cercle restreint de partenaires sélectionnés, notamment des entreprises technologiques et des acteurs spécialisés dans la sécurité informatique, selon le même modèle de distribution fermée qu'Anthropic a choisi pour Mythos. Cette approche restrictive reflète les enjeux sensibles liés aux modèles d'IA orientés cybersécurité, capables à la fois de défendre des systèmes et de les attaquer. En réservant l'accès à des partenaires de confiance, OpenAI tente de concilier l'utilité opérationnelle de l'outil avec les risques de détournement à des fins malveillantes. Pour les entreprises de sécurité partenaires, un tel modèle pourrait accélérer la détection de vulnérabilités, l'analyse de malwares et la réponse aux incidents, des tâches aujourd'hui largement manuelles et chronophages. La course entre OpenAI et Anthropic sur ce segment illustre une tendance plus large : les grands laboratoires d'IA cherchent à s'imposer dans des secteurs verticaux à haute valeur ajoutée, après avoir dominé les usages généralistes. La cybersécurité, marché mondial estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars, attire également Google, Microsoft et des acteurs spécialisés comme CrowdStrike ou Palo Alto Networks, déjà engagés dans l'intégration de l'IA dans leurs plateformes. La rapidité de la réplique d'OpenAI suggère que ce segment est désormais considéré comme stratégique par les deux entreprises.

UELes entreprises européennes de cybersécurité pourraient accéder à ces modèles spécialisés via des partenariats, accélérant la détection de vulnérabilités et la réponse aux incidents sur le marché européen.

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Anthropic lance un nouveau modèle d'IA pour la cybersécurité
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Anthropic lance un nouveau modèle d'IA pour la cybersécurité

Anthropic lance un nouveau modèle d'intelligence artificielle dédié à la cybersécurité, dans le cadre d'un partenariat baptisé Project Glasswing réunissant Nvidia, Google, Amazon Web Services, Apple, Microsoft et d'autres grandes entreprises technologiques. Ce projet propose aux partenaires de lancement un accès à Claude Mythos Preview, un modèle généraliste inédit qu'Anthropic ne prévoit pas de rendre public en raison de préoccupations liées à la sécurité. L'objectif affiché est de permettre aux grandes organisations, et potentiellement aux gouvernements, de détecter automatiquement des vulnérabilités dans leurs systèmes avec une intervention humaine quasi nulle. L'enjeu est considérable pour les équipes de sécurité informatique qui font face à un volume croissant de menaces et manquent souvent de ressources pour les auditer manuellement. En automatisant la détection de failles, Claude Mythos Preview pourrait réduire drastiquement le temps de réponse face aux cyberattaques et permettre aux entreprises d'identifier des vulnérabilités avant que des acteurs malveillants ne les exploitent. Newton Cheng, responsable cyber au sein de l'équipe red team d'Anthropic, indique que le modèle vise à donner aux équipes de sécurité un avantage structurel sur leurs adversaires. Cette initiative s'inscrit dans une tendance de fond où les grands laboratoires d'IA cherchent à positionner leurs modèles sur des secteurs critiques à haute valeur ajoutée. Anthropic, qui se distingue par son approche axée sur la sécurité des systèmes d'IA, choisit ici de restreindre l'accès à ce modèle plutôt que de le diffuser largement, une décision rare qui soulève des questions sur la gouvernance des outils d'IA offensifs et défensifs dans un contexte géopolitique tendu.

UELes organisations européennes et gouvernements de l'UE pourraient accéder à cet outil de détection automatique de vulnérabilités via le programme partenaires, renforçant leur posture de cybersécurité face aux menaces croissantes.

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Anthropic a restreint son modèle d'IA le plus puissant pour des raisons de cybersécurité, puis l'a mis au travail

Anthropic a discrètement lancé Project Glasswing, une initiative de cybersécurité inédite fondée sur son modèle le plus puissant à ce jour, Claude Mythos Preview. Plutôt que de le commercialiser, l'entreprise l'a confié à un consortium de partenaires chargés de sécuriser les infrastructures critiques d'Internet : Amazon Web Services, Apple, Broadcom, Cisco, CrowdStrike, Google, JPMorganChase, la Linux Foundation, Microsoft, Nvidia et Palo Alto Networks, auxquels s'ajoutent plus de 40 autres organisations. Anthropic s'engage à hauteur de 100 millions de dollars en crédits d'utilisation pour le modèle, ainsi que 4 millions de dollars en dons directs à des organisations de sécurité open source, dont 2,5 millions à Alpha-Omega et à l'OpenSSF via la Linux Foundation, et 1,5 million à la Apache Software Foundation. Les résultats déjà obtenus donnent le vertige : Mythos Preview a détecté de manière autonome un bug vieux de 27 ans dans OpenBSD, et a identifié et exploité sans intervention humaine une faille d'exécution de code à distance vieille de 17 ans dans FreeBSD, CVE-2026-4747, permettant à n'importe qui sur Internet de prendre le contrôle total d'un serveur. Nicholas Carlini, chercheur chez Anthropic, résume : « J'ai trouvé plus de bugs ces dernières semaines que dans tout le reste de ma carrière. » La décision de ne pas rendre Mythos Preview accessible au grand public est délibérée et assumée. Le modèle n'a pas été entraîné spécifiquement pour la cybersécurité, ses capacités offensives sont apparues comme une conséquence indirecte de progrès généraux en raisonnement, en code et en autonomie. Newton Cheng, responsable du Frontier Red Team Cyber d'Anthropic, l'explique sans détour : les mêmes améliorations qui rendent le modèle capable de corriger des vulnérabilités le rendent tout aussi capable de les exploiter. Et le risque ne relève pas de la spéculation : Anthropic a précédemment documenté ce qu'elle décrit comme le premier cyberattaque largement exécutée par une IA, menée par un groupe soutenu par l'État chinois qui a infiltré une trentaine de cibles mondiales, les agents IA gérant de manière autonome la majorité des opérations tactiques. Project Glasswing s'inscrit dans un contexte de course entre la diffusion des capacités offensives et la consolidation des défenses. Mythos Preview sature désormais la plupart des benchmarks de sécurité existants, forçant Anthropic à se tourner vers des tâches réelles inédites, notamment des vulnérabilités zero-day. L'initiative cible aussi un angle mort historique : les mainteneurs de logiciels open source, dont le code sous-tend une grande partie des infrastructures mondiales, ont longtemps manqué de ressources en sécurité. Anthropic a en parallèle briefé des responsables haut placés du gouvernement américain sur les capacités complètes du modèle, et les services de renseignement américains évaluent désormais activement comment il pourrait remodeler les opérations de piratage offensif et défensif dans les années à venir.

UELes infrastructures open source européennes (Linux Foundation, Apache Software Foundation) bénéficient de 4 millions de dollars de financements directs pour renforcer leur sécurité, et les systèmes critiques basés sur OpenBSD et FreeBSD utilisés en Europe sont directement concernés par les vulnérabilités zero-day découvertes.

SécuritéActu
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