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Désintégrer les utilisations malveillantes de l'IA
ÉthiqueOpenAI Blog · 1 min de lecture

Désintégrer les utilisations malveillantes de l'IA

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L'article discute de la nécessité de protéger l'utilisation bénéfique de l'IA pour l'humanité, en promouvant une intelligence artificielle démocratique, en empêchant sa mauvaise utilisation, et en se défendant contre les menaces autoritaires.

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Anthropic a discrètement supprimé de Claude Code un traceur qui surveillait les utilisateurs chinois de l'outil, après qu'un développeur web connu sous le pseudonyme « Thereallo » a mis au jour ce dispositif la semaine dernière. En étudiant les questions de confidentialité liées à Claude Code, il a découvert que l'entreprise utilisait une technique de « stéganographie de prompt » pour dissimuler du code capable d'identifier les utilisateurs basés en Chine, en s'appuyant sur des marqueurs abrégés repérant leur fuseau horaire, l'usage d'un proxy et un possible lien avec des laboratoires d'IA chinois qu'Anthropic soupçonne de mener des attaques par distillation. Sur X, l'ingénieur d'Anthropic Thariq Shihipar a confirmé que ce code avait été ajouté à titre expérimental en mars, dans le but de prévenir les abus de comptes par des revendeurs non autorisés et de protéger les modèles contre le vol par distillation. Le Washington Post avait effectivement révélé que des revendeurs proposaient un accès à des modèles gratuits pour seulement 1 dollar par mois, et des abonnements payants normalement facturés jusqu'à 100 dollars pour à peine 12 dollars. Cette affaire fragilise la crédibilité d'Anthropic, une entreprise qui s'est publiquement positionnée contre la surveillance intrusive et pour la protection de la vie privée des utilisateurs. Le chercheur ayant révélé le dispositif l'a qualifié de « violation grave de la confiance des utilisateurs », soulignant le décalage entre le discours de la société et cette pratique de traçage cachée, mise en œuvre sans notification claire des personnes concernées. Cet épisode s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre laboratoires d'IA occidentaux et chinois, sur fond d'accusations de distillation, une technique permettant d'entraîner des modèles moins coûteux en s'appuyant sur les sorties de modèles propriétaires plus puissants. Face à la revente frauduleuse d'accès à ses services et à la crainte de voir ses modèles copiés, Anthropic avait choisi une réponse technique discrète plutôt que transparente, un choix qui pourrait relancer le débat sur l'équilibre entre sécurité commerciale et respect des engagements affichés en matière de confidentialité.

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Doctolib réfute livrer « les infos de ses utilisateurs » aux grands acteurs de l’IA

Le Canard Enchaîné a affirmé, dans son édition du 2 juin 2026, que Doctolib transmettait les données de ses utilisateurs à Microsoft, Anthropic et Google dans le but d'entraîner leurs grands modèles de langage. L'article vise notamment l'assistant de consultation que la licorne française commercialise depuis 2024 auprès des professionnels de santé. Ce service écoute les consultations médicales, avec l'accord du patient, pour générer automatiquement comptes-rendus et courriers. Or, les documents contractuels de Doctolib consultés par la rédaction de Next confirment que Microsoft Azure, Anthropic et Google Irlande figurent bien dans la liste des « sous-traitants ultérieurs » de l'entreprise, avec pour service déclaré la « fourniture du modèle de LLM » et pour finalité l'« analyse et création de contenu à des fins d'automatisation de tâches ». Doctolib dément catégoriquement que ces données médicales servent à entraîner les modèles de ses fournisseurs. Selon un porte-parole de l'entreprise, Microsoft, Anthropic et Google interviennent exclusivement comme prestataires techniques, sur instructions strictes de Doctolib, dans un cadre contractuel qui leur interdit d'utiliser les données à d'autres fins que la fourniture du service. En clair : les LLM américains sont bien mobilisés pour faire tourner les fonctionnalités de transcription et de synthèse, mais les notes médicales ne serviraient pas à affiner leurs poids. Sur le plan du stockage, Doctolib assure que les données sont hébergées sur des serveurs européens certifiés Hébergement de Données de Santé. Le Canard Enchaîné objecte toutefois que la justice américaine peut contraindre ces entreprises à transmettre des données outre-Atlantique, indépendamment de leur localisation physique. Cette controverse s'inscrit dans un débat plus large sur la souveraineté numérique des données de santé en France. Doctolib, qui traite des dizaines de millions de consultations, est une infrastructure critique du système de soins français, et toute ambiguïté sur le traitement de ses données sensitives déclenche une réaction immédiate. La tension entre innovation IA et protection des données médicales est structurelle : utiliser des LLM de pointe implique presque inévitablement de s'appuyer sur les infrastructures des géants américains, Microsoft, Google ou Anthropic, faute d'alternatives européennes comparables. Le RGPD et la certification HDS imposent des garanties, mais le Cloud Act américain crée un angle mort juridique que ni les certifications ni les contrats ne peuvent complètement combler. L'affaire illustre la fragilité des engagements de confidentialité dès lors que les données de santé transitent, même partiellement, par des acteurs soumis au droit américain.

UELes données médicales de millions de patients français transitent par des sous-traitants américains soumis au Cloud Act, créant une faille juridique structurelle que ni la certification HDS ni le RGPD ne peuvent entièrement combler.

💬 La distinction que fait Doctolib entre "faire tourner" et "entraîner" un LLM, elle est réelle. Mais ça n'enlève pas le truc qui gratte : tes comptes-rendus médicaux passent par des serveurs d'entreprises soumises au Cloud Act, et aucun label HDS ne te protège de ça. C'est une impasse structurelle, pas une faute de Doctolib spécifiquement.

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