
La fête est finie pour « Friend », la start-up qui avait fait polémique dans le métro parisien
La start-up Friend, connue pour ses publicités controversées placardées dans le métro parisien, renonce à commercialiser son collier connecté à l'intelligence artificielle en Europe. L'entreprise, qui proposait un pendentif capable de tenir compagnie à son porteur via une IA conversationnelle, avait suscité un vif débat public lors de sa campagne de communication en France.
Le retrait du marché européen s'explique par des obstacles réglementaires liés à la protection des données personnelles. Le collier Friend collecte en permanence des conversations et des données comportementales de ses utilisateurs, un fonctionnement difficilement compatible avec le cadre strict imposé par le RGPD. Aucun pays de l'Union européenne ne pourra donc trouver le produit à la vente, privant Friend d'un marché de plusieurs centaines de millions de consommateurs potentiels.
Ce revers illustre la difficulté croissante pour les start-up américaines d'IA grand public de s'implanter en Europe sans adapter fondamentalement leur modèle de collecte de données. Le RGPD continue de fonctionner comme un filtre sélectif pour les produits les plus intrusifs, tandis que Friend devra revoir son architecture technique ou se limiter à des marchés moins contraignants pour assurer sa viabilité commerciale.
Le RGPD force Friend à renoncer au marché européen entier, illustrant concrètement son rôle de filtre réglementaire contre les produits IA grands public les plus intrusifs en matière de collecte de données.
Le RGPD fait son boulot, et franchement c'est pas plus mal. Un collier qui enregistre tes conversations en continu, c'est exactement le genre de produit que la réglementation est censée bloquer, pas par idéologie, juste parce que le consentement éclairé là-dedans c'est du flan. Friend aurait pu adapter son architecture dès le départ, ils ont choisi de ne pas le faire, et l'Europe leur répond non.


