L'Union européenne a lancé une consultation publique sur l'application de l'article 50 de l'AI Act, ouverte jusqu'au 3 juin 2026 : tout contenu généré par IA, texte, image, son, vidéo, devra être marqué comme tel, sauf s'il a été contrôlé et validé par un humain avant diffusion. Les lignes directrices de la Commission précisent les obligations des fournisseurs et des déployeurs, et le résultat de cette consultation dessinera concrètement ce que sera la transparence en ligne pour les prochains mois.
Outre-Atlantique, le procès Musk contre Altman et OpenAI a bouclé sa troisième et dernière semaine par les plaidoiries finales devant un jury californien. L'avocat d'Elon Musk, Steven Molo, a soutenu qu'Altman et Greg Brockman ont trahi la mission à but non lucratif promise lors de la cofondation d'OpenAI ; la défense a contesté cette lecture des faits. Le jury délibère désormais, et son verdict pourrait peser lourd sur la gouvernance future des grandes organisations IA.
Meta, de son côté, a annoncé un mode "Discussion Incognito" pour son assistant Meta AI sur WhatsApp et son application dédiée, s'appuyant sur une technologie de traitement privé des requêtes qui empêche toute interception des échanges. C'est une réponse directe aux inquiétudes des utilisateurs sur la confidentialité, et un signal que même les géants du numérique ont compris que la confiance est devenue leur principal actif à défendre, au moment précis où régulateurs et juges les observent de très près.
