Mira Murati, l'ancienne directrice technique d'OpenAI, a lâché une bombe sous serment hier. Dans une déposition vidéo diffusée lors du procès Musk contre Altman, elle affirme que Sam Altman lui a menti sur les normes de sécurité d'un modèle en développement. C'est la première fois qu'une insider de ce calibre remet publiquement en cause la parole du patron d'OpenAI sur des questions de sécurité, et ça change considérablement la nature de cette bataille juridique.
Pendant ce temps, le Campus Cyber tire la sonnette d'alarme sur Mythos, le nouveau modèle d'Anthropic. Dans une note publiée mardi, le pôle de référence de la cybersécurité française prédit un déluge de failles en Europe à court terme. Le modèle serait capable d'automatiser des attaques jusqu'ici réservées à des experts chevronnés, ce qui préoccupe sérieusement les agences gouvernementales et entreprises qui composent ce réseau.
Sur le front juridique, les batailles autour du droit d'auteur s'intensifient des deux côtés de l'Atlantique. En France, le Sénat a adopté à l'unanimité une loi renversant la charge de la preuve : ce sont désormais les fournisseurs d'IA qui devront démontrer qu'ils n'ont pas exploité des œuvres protégées. Aux États-Unis, Hachette, Elsevier et trois autres géants de l'édition ont attaqué Meta devant les tribunaux new-yorkais. Ce qui se dessine, c'est une convergence : la confiance, dans les dirigeants, dans les modèles, dans les usages, est devenue en 2026 le vrai champ de bataille de l'IA.
