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Édito archivé

vendredi 17 avril 2026

Analyse quotidienne de la rédaction Le Fil IA — Mathieu Bocquillon

Anthropic a frappé fort jeudi dernier avec le lancement de Claude Opus 4.7, qui reprend la tête du classement des grands modèles de langage grand public. Le modèle devance désormais GPT-5.4 d'OpenAI et Gemini 3.1 Pro de Google sur plusieurs benchmarks clés, et ce sans hausse de tarif : 5 dollars par million de tokens en entrée, 25 dollars en sortie. La progression par rapport à Opus 4.6 est décrite comme nette et systématique sur l'ensemble des dimensions mesurées, une avancée rare qui ne laisse guère de place au débat.

Pendant ce temps, le Sénat français adoptait le 8 avril une proposition de loi sur l'IA qui introduit un mécanisme inédit en Europe : une présomption d'usage des contenus culturels par les développeurs de modèles. Autrement dit, si un système IA peut générer du contenu "dans le style" d'un auteur ou d'un artiste, il est présumé avoir été entraîné sur ses œuvres. Google a tenté d'influencer le texte, sans succès visible pour l'instant.

De son côté, OpenAI a annoncé un accord de plus de 20 milliards de dollars sur trois ans avec Cerebras Systems, fabricant de puces concurrent de Nvidia. Une somme deux fois supérieure aux chiffres précédemment évoqués, qui révèle l'ampleur de la bataille pour les infrastructures de calcul. Ce vendredi illustre bien la triple pression qui structure l'IA en ce moment : la course aux modèles, la régulation qui se construit et la guerre du silicium qui fait rage en coulisses.