Le Parlement européen a voté jeudi à une majorité écrasante — 569 voix pour, 45 contre — pour repousser les délais de conformité de l'AI Act. Les développeurs de systèmes d'IA à haut risque obtiennent ainsi un sursis réglementaire significatif, tandis que les eurodéputés ont adopté en parallèle une interdiction ferme des applications de nudification par IA, réponse directe aux scandales récents impliquant des outils comme Grok.
De l'autre côté de l'Atlantique, Anthropic prépare activement son entrée en bourse pour le quatrième trimestre 2026, selon The Information. La startup fondée par Dario et Daniela Amodei travaillerait en parallèle sur deux nouveaux modèles baptisés "Claude Mythos" et "Capybara", signalant que la course aux capacités ne marque aucune pause, IPO ou pas.
Deux décisions éditoriales retiennent aussi l'attention : Wikipédia a officiellement interdit l'IA générative dans la rédaction de ses articles, pendant que GitHub annonce l'exploitation des interactions Copilot pour entraîner ses modèles à partir d'avril 2026, sauf opt-out explicite de l'utilisateur. Entre une Europe qui temporise sur la régulation tout en durcissant les garde-fous éthiques, des startups qui visent Wall Street et des plateformes qui redéfinissent leurs règles du jeu, c'est bien la même question de fond qui revient : qui contrôle l'IA, et à quel prix ?
