
« Ils menacent la vie privée des Américains » : les robots humanoïdes chinois, nouveau cauchemar des États-Unis
Un projet de loi bipartisan a été déposé au Congrès américain pour interdire formellement au gouvernement fédéral l'achat et le déploiement de robots terrestres fabriqués par des entreprises chinoises. Le texte cible explicitement les robots humanoïdes et autres systèmes mobiles autonomes, dans un contexte où des fabricants comme Unitree ou Fourier Intelligence gagnent rapidement des parts de marché mondial grâce à des prix nus face à leurs concurrents américains ou japonais.
La menace perçue dépasse la simple compétition industrielle : les législateurs américains craignent que ces robots, équipés de caméras, microphones et capteurs de cartographie, ne deviennent des vecteurs de collecte de renseignements sur les infrastructures sensibles, les bâtiments gouvernementaux ou les comportements des agents fédéraux. C'est le même raisonnement qui avait conduit à l'interdiction de TikTok et aux restrictions imposées à Huawei — sauf que cette fois, le risque est physique et se déplace dans l'espace réel.
Ce mouvement s'inscrit dans une escalade technologique plus large entre Washington et Pékin. Après les semi-conducteurs, les drones (DJI est déjà sur liste noire), et les équipements télécom, la robotique humanoïde devient le prochain front de la guerre technologique. La Chine a massivement subventionné ce secteur ces dernières années, avec l'ambition affichée de dominer le marché mondial d'ici 2030. Si la loi passe, elle pourrait aussi pousser les alliés américains à adopter des restrictions similaires, redessinant les chaînes d'approvisionnement robotiques à l'échelle mondiale.
Si adoptée, cette loi pourrait inciter les alliés américains, dont les États membres de l'UE, à imposer des restrictions similaires sur les robots terrestres chinois, redessinant les chaînes d'approvisionnement robotiques en Europe.


