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Qwen3.5-Omni a appris à coder à partir d'instructions vocales et vidéo sans y avoir été entraîné
LLMsThe Decoder12sem· 1 min de lecture

Qwen3.5-Omni a appris à coder à partir d'instructions vocales et vidéo sans y avoir été entraîné

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Alibaba a publié Qwen3.5-Omni, un nouveau modèle d'intelligence artificielle omnimodal capable de traiter simultanément du texte, des images, de l'audio et de la vidéo. Selon l'entreprise, le modèle surpasse Gemini 2.5 Pro sur les tâches de compréhension audio. Mais c'est une capacité émergente, non prévue lors de l'entraînement, qui a le plus retenu l'attention : Qwen3.5-Omni est capable d'écrire du code à partir d'instructions orales combinées à des entrées vidéo, une compétence que personne ne lui a explicitement enseignée.

Ce phénomène d'émergence spontanée illustre une tendance de fond dans les grands modèles multimodaux : en apprenant à connecter plusieurs modalités sensorielles, ces systèmes développent des compétences transversales imprévues qui dépassent leurs objectifs d'entraînement initiaux. Pour les développeurs, cela ouvre des perspectives concrètes — imaginer un assistant capable de regarder un écran, d'écouter une demande vocale et de produire directement le code correspondant, sans interaction textuelle intermédiaire.

Alibaba positionne Qwen3.5-Omni dans une course multimodale qui oppose désormais directement les acteurs chinois aux laboratoires américains. La série Qwen a déjà produit plusieurs modèles qui ont surpris par leurs performances, notamment sur des benchmarks de code et de raisonnement. Face à Google avec Gemini, OpenAI avec GPT-4o et ses variantes vocales, et Meta avec ses modèles ouverts, Alibaba cherche à s'imposer comme un acteur de référence sur le segment des modèles capables de percevoir et d'agir sur l'ensemble des modalités humaines. La publication de Qwen3.5-Omni renforce cette ambition.

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L'équipe Qwen d'Alibaba a publié Qwen3.5-Omni, un modèle multimodal natif capable de traiter simultanément du texte, des images, de l'audio et de la vidéo au sein d'un seul pipeline computationnel. Disponible en trois variantes — Plus (raisonnement complexe), Flash (faible latence) et Light (efficacité) — le modèle phare Qwen3.5-Omni-Plus revendique des résultats de pointe sur 215 sous-tâches de compréhension et de raisonnement audio et audiovisuel, dépassant selon Alibaba le Gemini 3.1 Pro de Google sur la compréhension audio générale, la reconnaissance vocale et la traduction. Son encodeur audio natif (Audio Transformer) a été pré-entraîné sur plus de 100 millions d'heures de données audio-visuelles, et l'architecture supporte des fenêtres contextuelles de 256 000 tokens — soit plus de 10 heures d'audio continu ou 400 secondes de contenu vidéo 720p. Ce lancement marque un tournant dans la conception des modèles multimodaux : on passe des architectures « en patchwork », où des encodeurs spécialisés (comme Whisper pour l'audio) sont greffés sur un socle textuel, à des systèmes entièrement natifs et unifiés. Pour l'industrie, cela signifie des agents vocaux et visuels capables d'interaction en temps réel sans les pénalités de latence propres aux pipelines en cascade. L'architecture Thinker-Talker, couplée à un mécanisme Hybrid-Attention Mixture of Experts (MoE), permet au modèle d'allouer dynamiquement ses ressources selon la modalité dominante — favorisant les tokens visuels lors d'une analyse vidéo, par exemple — tout en conservant un débit compatible avec les services de streaming. Concrètement, les développeurs d'applications vocales, de systèmes de sous-titrage automatique ou d'assistants multimodaux disposent d'un socle technique plus robuste et moins coûteux à exploiter. La course aux modèles omnimodaux s'est accélérée depuis que Google a démontré avec Gemini la viabilité des architectures nativement multimodales, forçant les acteurs comme OpenAI, Meta et Alibaba à répondre. Qwen3.5-Omni s'inscrit dans la stratégie offensive d'Alibaba pour s'imposer comme alternative crédible aux modèles occidentaux, notamment sur les marchés asiatiques et auprès des entreprises sensibles à la souveraineté des données. Deux problèmes d'ingénierie spécifiques à l'interaction temps réel ont été adressés : la stabilité du flux de parole (via un mécanisme baptisé ARIA — Adaptive Rate Interleave Alignment, qui synchronise les tokens texte et audio de nature asymétrique) et la fluidité conversationnelle. Les benchmarks avancés par Alibaba — 8 tests de reconnaissance automatique de la parole, 156 tâches de traduction parole-texte dans des langues spécifiques, 43 tâches d'ASR ciblées — restent à valider par des évaluations indépendantes, mais positionnent déjà Qwen3.5-Omni comme un concurrent direct aux modèles les plus avancés du moment.

UELes entreprises européennes sensibles à la souveraineté des données disposent d'une alternative crédible aux modèles américains pour leurs déploiements d'agents vocaux et visuels multimodaux en temps réel.

💬 L'architecture native, c'est vraiment ce qui change la donne ici. Pas un Whisper greffé sur un LLM avec du scotch, mais un seul pipeline qui ingère tout en même temps, avec 100 millions d'heures d'entraînement audio-vidéo derrière. Les benchmarks Alibaba, bon, à vérifier en conditions réelles — mais le socle technique, lui, a l'air solide.

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Thinking Machines présente des modèles d'interaction pour des conversations vocales et vidéo en quasi-temps réel
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Thinking Machines, la startup d'intelligence artificielle fondée par Mira Murati, ex-directrice technique d'OpenAI, et John Schulman, co-fondateur et ancien chercheur de la même entreprise, a dévoilé cette semaine un aperçu de recherche de ce qu'elle appelle des "modèles d'interaction", une nouvelle catégorie de systèmes multimodaux natifs conçus pour répondre en quasi-temps réel. Le modèle présenté, TML-Interaction-Small, repose sur une architecture de type Mixture-of-Experts (MoE) de 276 milliards de paramètres, dont seulement 12 milliards sont actifs simultanément. Il traite des blocs d'entrée et de sortie de 200 millisecondes en parallèle, ce qu'on appelle le "full duplex", permettant au système d'écouter, de parler et de voir en même temps. La startup précise qu'un aperçu limité sera ouvert dans les prochains mois pour collecter des retours, suivi d'une mise à disposition plus large d'ici la fin de l'année. Ce que Thinking Machines cherche à résoudre est un problème structurel de tous les grands modèles actuels : leur incapacité à fonctionner autrement qu'en mode "tour par tour", où l'IA attend que l'utilisateur ait terminé avant de commencer à traiter, puis se fige pendant qu'elle génère une réponse. Cette contrainte force les utilisateurs à reformuler leurs pensées comme des emails, à tout regrouper en une seule requête. Avec une architecture "full duplex", le modèle peut interrompre naturellement, réagir à un signal visuel comme un bug dans un extrait de code, ou accueillir un interlocuteur qui entre dans le champ d'une vidéo, des comportements qui rendent l'interaction beaucoup plus proche d'une conversation humaine réelle. Les résultats sur les benchmarks tiers contre les modèles d'interaction rapide des autres grands laboratoires sont décrits comme convaincants, même si les détails précis restent à paraître. Techniquement, le système s'écarte des pipelines conventionnels en abandonnant les encodeurs audio massifs comme Whisper au profit d'une fusion précoce sans encodeur, ingérant directement les signaux audio bruts sous forme dMel et des patches d'image de 40x40 pixels via une couche d'embedding légère, le tout co-entraîné au sein du transformer. Le système repose sur deux composants distincts : un "modèle d'interaction" qui gère le dialogue en continu, et un "modèle de fond" asynchrone chargé des raisonnements prolongés, de la navigation web ou des appels d'outils complexes, dont les résultats sont réintégrés fluidement dans la conversation. Thinking Machines s'inscrit dans une course qui voit OpenAI, Google et d'autres investir massivement dans les modèles temps réel depuis 2024, mais revendique une approche architecturale de premier niveau plutôt qu'un simple habillage logiciel, un pari technologique dont la portée réelle ne sera mesurable qu'à l'ouverture du preview public.

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Un tutoriel technique publié récemment propose une implémentation complète pour compresser et évaluer des modèles de langage ajustés par instruction, en comparant trois méthodes de quantification post-entraînement : FP8 dynamique, GPTQ W4A16, et SmoothQuant combiné à GPTQ W8A8. Le point de départ est le modèle Qwen2.5-0.5B-Instruct de l'entreprise chinoise Alibaba, utilisé en baseline FP16. L'ensemble du pipeline repose sur la bibliothèque open source llmcompressor, associée à compressed-tensors et à l'écosystème HuggingFace Transformers. Chaque variante compressée est évaluée selon cinq critères mesurables : taille sur disque, latence de génération, débit en tokens par seconde, perplexité sur WikiText-2, et qualité subjective des réponses générées. La valeur concrète de ce travail réside dans la mise en évidence des compromis réels entre performance et efficacité pour le déploiement en production. La quantification réduit la mémoire GPU nécessaire et accélère l'inférence, deux contraintes centrales pour toute équipe souhaitant servir un LLM à moindre coût. En passant de FP16 à FP8 ou à W4A16, on peut diviser la taille du modèle par deux ou plus, avec un impact variable sur la perplexité selon la méthode choisie. SmoothQuant, qui lisse les distributions d'activation avant de quantifier, permet d'appliquer une quantification 8 bits sur les poids et les activations simultanément, ce qui se traduit par un meilleur rapport qualité-compression que la quantification naïve. Pour les équipes qui doivent faire tourner des modèles sur du matériel contraint, comme un GPU T4 de Google Colab, ces différences ne sont pas théoriques mais directement opérationnelles. La quantification post-entraînement s'est imposée comme l'une des réponses pratiques à l'explosion de la taille des modèles de langage depuis 2022. Là où le fine-tuning quantifié (QAT) nécessite de réentraîner le modèle, le PTQ agit après coup sur les poids déjà entraînés, ce qui le rend bien plus accessible. Des outils comme llmcompressor, développé par la startup Neural Magic (rachetée par Red Hat en 2024), ou AWQ et GGUF popularisés par llama.cpp, ont démocratisé ces techniques. Le choix de Qwen2.5 comme modèle de référence est révélateur : avec 0,5 milliard de paramètres, il reste assez léger pour tourner sur un GPU grand public tout en étant représentatif des architectures modernes. Les prochaines étapes naturelles de ce type de travail incluent l'extension à des modèles plus grands, l'intégration de frameworks de serving comme vLLM ou TGI, et la comparaison avec des approches de pruning structuré ou de distillation.

UELes techniques de quantification présentées permettent aux équipes européennes de servir des LLMs sur du matériel contraint sans dépendre d'infrastructures cloud coûteuses, s'appuyant sur l'écosystème HuggingFace Transformers, dont la startup est à forte présence en France.

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Avec Qwen3.7-Plus, Alibaba veut transformer l'IA multimodale en agent autonome à part entière
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Alibaba a lancé Qwen3.7-Plus, un nouveau modèle d'IA multimodal conçu pour fonctionner comme un agent autonome à part entière. Lors d'une démonstration publiée par l'équipe Qwen, un agent construit sur ce modèle a développé de manière entièrement autonome une application d'apprentissage de vocabulaire, générant plus de 10 000 lignes de code à travers 1 000 appels successifs sur une durée de onze heures. Le modèle intègre dans une seule boucle agentique la perception visuelle, la manipulation d'interfaces graphiques et la génération de code. Ce qui distingue Qwen3.7-Plus est sa capacité à combiner ces trois dimensions sans intervention humaine, ce qui représente un pas concret vers des agents capables de mener des projets logiciels complets de bout en bout. Sur les benchmarks de compréhension d'écran publiés par Alibaba, le modèle arrive en tête, même si ses performances globales restent inégales selon les tâches. Pour les entreprises et développeurs qui cherchent à automatiser des workflows complexes, il offre une alternative crédible aux modèles occidentaux, à un tarif nettement inférieur à ceux de OpenAI ou Anthropic. Qwen3.7-Plus s'inscrit dans la stratégie agressive d'Alibaba pour s'imposer dans la course mondiale aux modèles frontier, une compétition qui oppose désormais directement les laboratoires chinois aux américains. Contrairement à de nombreux modèles Qwen précédents publiés en open source, celui-ci est propriétaire, sans poids disponibles publiquement, ce qui marque un tournant commercial dans l'approche du groupe. La capacité à enchaîner perception, raisonnement et action sur de longues séquences restera un critère clé pour départager les acteurs de ce marché en 2026.

UELes développeurs et entreprises européens disposent d'une alternative significativement moins coûteuse pour automatiser des workflows complexes impliquant perception visuelle et génération de code.

💬 11 heures, 10 000 lignes de code, zéro intervention humaine. C'est le genre de démo qu'on peut facilement balayer d'un revers de main, mais là les trois briques (vision, GUI, code) sont vraiment dans la même boucle, pas juste collées ensemble. Par contre, Alibaba qui passe en proprio avec ce modèle, c'est un signal clair : la phase open source généreuse, c'est terminé pour les modèles qui comptent vraiment.

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