
Ce chatbot axé sur la confidentialité gagne du terrain — voici pourquoi et comment l'essayer
Duck.ai, le service de chatbot lancé par DuckDuckGo, connaît une montée en popularité significative parmi les utilisateurs soucieux de leur vie privée. Proposant un accès gratuit à plusieurs modèles d'IA — dont GPT-4o mini d'OpenAI, Claude d'Anthropic et Llama de Meta — la plateforme se distingue par une promesse forte : aucune conversation n'est stockée, aucune donnée n'est utilisée pour entraîner les modèles, et les échanges sont anonymisés avant d'être transmis aux fournisseurs tiers.
L'attrait de Duck.ai répond à une préoccupation croissante autour de la collecte de données par les grandes plateformes d'IA. Contrairement à ChatGPT ou Gemini, qui peuvent utiliser les conversations pour améliorer leurs modèles sauf opt-out explicite, Duck.ai intègre la protection de la vie privée par défaut. Pour les professionnels, journalistes ou particuliers qui échangent des informations sensibles, cette garantie représente une différence substantielle dans le choix de leur outil quotidien.
Ce succès s'inscrit dans un contexte de méfiance grandissante envers les géants de la tech après plusieurs controverses liées à la gestion des données personnelles par des services d'IA. DuckDuckGo, moteur de recherche fondé en 2008 sur le principe du non-pistage, capitalise ici sur une réputation établie de longue date. Avec l'intensification du débat réglementaire en Europe autour du RGPD appliqué à l'IA générative, des alternatives axées sur la confidentialité pourraient continuer à gagner du terrain face aux acteurs dominants.
Dans un contexte de renforcement du RGPD appliqué à l'IA générative, Duck.ai représente une alternative conforme par défaut pour les professionnels et particuliers européens qui échangent des données sensibles via des chatbots.



