Aller au contenu principal
Apple lance temporairement ses logiciels d'IA en Chine
BusinessThe Information AI6sem

Apple lance temporairement ses logiciels d'IA en Chine

Résumé IASource uniqueImpact UE
Source originale ↗·

Apple a brièvement déployé ses fonctionnalités d'intelligence artificielle en Chine cette semaine, avant de faire marche arrière. Une mise à jour iOS a permis à certains utilisateurs chinois de découvrir Apple Intelligence sur leurs iPhones — une première dans un marché où ces fonctions étaient jusqu'ici absentes. Le déploiement a rapidement été annulé, selon Bloomberg, suggérant qu'il s'agissait d'une sortie prématurée ou accidentelle.

Ce faux départ illustre la complexité du marché chinois pour Apple. La Chine représente environ 17 % du chiffre d'affaires d'Apple, et l'absence d'Apple Intelligence dans ce pays constitue un désavantage compétitif face à des concurrents locaux comme Huawei, Xiaomi ou Oppo qui intègrent déjà des assistants IA natifs dans leurs appareils. Pour des millions d'utilisateurs chinois, l'IA d'Apple reste inaccessible alors qu'elle est disponible dans plus d'une vingtaine de langues ailleurs.

Le déploiement d'Apple Intelligence en Chine se heurte à des obstacles réglementaires majeurs : Pékin exige que les données des utilisateurs soient traitées localement et que les modèles IA soient approuvés par les autorités. Apple négocierait des partenariats avec des entreprises chinoises comme Baidu ou Alibaba pour héberger et faire tourner ses modèles dans le pays, un processus dont l'issue reste incertaine.

Dans nos dossiers

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Apple cherche à intégrer les agents IA dans l'App Store
1The Information AI 

Apple cherche à intégrer les agents IA dans l'App Store

Apple explore actuellement des moyens d'intégrer les agents d'intelligence artificielle dans son App Store, selon des sources proches du dossier. La firme de Cupertino cherche à tirer profit de l'une des tendances les plus fortes du secteur technologique tout en maintenant le contrôle sur les logiciels distribués via sa plateforme. Depuis plusieurs mois, Apple bloque les outils de "vibe coding", ces environnements de développement pilotés par IA, au motif qu'ils enfreignent ses règles de publication. L'enjeu est considérable pour Apple, qui risque de se retrouver marginalisée si ses plateformes ne parviennent pas à accueillir la prochaine génération d'applications autonomes. Les agents IA, capables d'exécuter des tâches complexes de manière indépendante, représentent un changement de paradigme pour l'ensemble de l'industrie du logiciel. En les tenant à l'écart, Apple se coupe d'un marché en pleine explosion et expose sa boutique applicative à la critique d'être trop restrictive face à l'innovation. Cette situation reflète la tension structurelle entre le modèle fermé d'Apple et l'essor rapide des outils d'IA générative. Des concurrents comme Google et Microsoft ont déjà ouvert leurs écosystèmes aux agents et aux outils de développement assistés par IA. Apple, longtemps réticente à assouplir ses règles de l'App Store, notamment sous pression réglementaire en Europe, doit désormais trouver un équilibre entre contrôle de la qualité, sécurité des utilisateurs et compétitivité face à un secteur qui n'attend pas.

UELa pression réglementaire européenne (DMA) sur l'App Store d'Apple, explicitement citée, pourrait forcer une ouverture accélérée aux agents IA en Europe avant d'autres marchés.

💬 Apple a bloqué le vibe coding pendant des mois, et là ils découvrent qu'il faut quand même accueillir les agents IA, bon. Le modèle fermé a rendu l'App Store solide, mais face à des agents autonomes qui exécutent des tâches de bout en bout, leurs règles actuelles ne tiennent plus. Le DMA va les forcer à trancher en Europe avant qu'ils aient une réponse propre, et ça pourrait créer un précédent.

BusinessOpinion
1 source
Hershey déploie l'IA dans toute sa chaîne d'approvisionnement
2AI News 

Hershey déploie l'IA dans toute sa chaîne d'approvisionnement

Le géant américain de la confiserie Hershey Company a dévoilé lors de son Investor Day une stratégie d'intégration de l'intelligence artificielle à l'ensemble de sa chaîne d'approvisionnement. Sous la direction du PDG Kirk Tanner, l'entreprise prévoit de déployer l'IA à chaque étape de ses opérations : analyse des achats de matières premières, automatisation des usines, gestion des stocks et systèmes de fulfillment automatisés pour des assortiments personnalisés. Hershey ambitionne de construire « une chaîne d'approvisionnement plus rapide, plus intelligente et plus résiliente, portée par l'automatisation et la prise de décision assistée par l'IA ». L'entreprise souhaite également renforcer la connectivité entre ses travailleurs sur le terrain, signe que la stratégie ne se résume pas à la seule automatisation mais vise aussi une meilleure coordination interne. Ce virage marque un changement de nature dans l'utilisation de l'IA en entreprise : on passe des projets pilotes isolés à une intégration systémique dans les fonctions opérationnelles. Pour Hershey, l'enjeu est concret — les entreprises agroalimentaires font face à des fluctuations constantes des coûts d'intrants comme le cacao et le sucre, soumis aux aléas climatiques, aux flux commerciaux et aux tensions d'approvisionnement, tout en devant maintenir des livraisons ponctuelles aux distributeurs. En connectant les données de sourcing, de planification et de distribution, l'IA doit permettre de réduire les gaspillages, d'optimiser les niveaux de stocks et d'améliorer la réactivité face aux variations de la demande — saisonnière, géographique ou par catégorie de produit. Même des gains marginaux en rapidité ou en précision peuvent avoir un impact significatif à l'échelle industrielle d'un groupe comme Hershey. Hershey s'inscrit dans une tendance plus large qui traverse l'ensemble de l'industrie des biens physiques : après des années de transformations numériques centrées sur le logiciel et l'analyse de données, les entreprises manufacturières et logistiques déplacent désormais l'IA au cœur de leurs processus physiques. Cette évolution reflète la maturité croissante des outils d'aide à la décision en temps réel, capables d'agir sur des flux opérationnels et pas seulement de produire des rapports. Pour le secteur agroalimentaire en particulier, où les marges sont sous pression et les chaînes d'approvisionnement mondiales restent vulnérables aux chocs externes, l'intégration de l'IA dans les achats, la production et la distribution représente un avantage compétitif potentiel. La stratégie de Hershey devrait servir de référence pour d'autres acteurs du secteur cherchant à franchir le même cap.

BusinessActu
1 source
SAP : comment la gouvernance de l'IA en entreprise protège les marges bénéficiaires
3AI News 

SAP : comment la gouvernance de l'IA en entreprise protège les marges bénéficiaires

Manos Raptopoulos, président mondial du succès client pour l'Europe, l'APAC, le Moyen-Orient et l'Afrique chez SAP, a posé un constat sans appel lors de l'AI & Big Data Expo North America : la distance entre 90 % et 100 % de précision n'est pas une nuance graduelle dans le monde de l'entreprise, c'est une différence existentielle. Les systèmes d'IA dits "agentiques" sont désormais capables de planifier, raisonner, coordonner d'autres agents et exécuter des flux de travail de façon autonome. Mais leur déploiement à grande échelle expose les organisations à des risques opérationnels sévères si leur gouvernance reste au stade de la liste de conformité plutôt que de devenir une contrainte d'ingénierie à part entière. Intégrer des bases de données vectorielles modernes aux architectures relationnelles historiques exige des investissements massifs, et restreindre la boucle d'inférence de l'agent pour éviter les hallucinations dans les chaînes financières ou logistiques fait grimper la latence et les coûts de calcul cloud, modifiant les projections de rentabilité initiales. L'enjeu dépasse la simple fiabilité technique : il touche directement les marges et la responsabilité juridique des entreprises. Raptopoulos identifie trois questions que les conseils d'administration doivent impérativement résoudre avant tout déploiement agentique : qui est responsable en cas d'erreur d'un agent, comment tracer les décisions automatisées pour les audits, et à quel seuil précis l'humain doit reprendre la main. Sans ces réponses, l'expansion incontrôlée des agents risque de reproduire les crises du "shadow IT" de la décennie passée, avec des conséquences potentiellement bien plus graves, car ces systèmes agissent directement sur des données sensibles et influencent des décisions à l'échelle de l'organisation entière. Des données maîtres fragmentées, des systèmes métiers en silos ou des ERP surchargés de personnalisations introduisent une imprévisibilité dangereuse au pire moment : lorsqu'un agent autonome s'appuie sur ces fondations défaillantes pour formuler une recommandation touchant la trésorerie, les relations clients ou la conformité réglementaire, les dégâts opérationnels se propagent instantanément. Ce diagnostic s'inscrit dans un contexte de fragmentation géopolitique croissante. Les mandats de souveraineté des données et les exigences de localisation dans des marchés clés comme New York, Francfort, Riyad ou Singapour complexifient la définition des périmètres de responsabilité. SAP avance que l'intelligence d'entreprise authentique ne peut pas reposer sur des grands modèles de langage entraînés sur du texte générique : elle doit être ancrée dans les données propriétaires de l'entreprise, commandes, factures, dossiers logistiques et données financières incluses. Raptopoulos en fait un mandat de direction générale, non un projet informatique : intégrer un contrôle déterministe au coeur d'une intelligence probabiliste est la condition pour que l'IA agentique devienne un levier de rentabilité plutôt qu'une source de risque systémique.

UESAP, éditeur européen majeur, formule un cadre de gouvernance pour l'IA agentique directement applicable aux DSI françaises et européennes soumises aux exigences de localisation des données et à l'AI Act.

BusinessActu
1 source
Adobe facturera ses agents IA uniquement en cas de succès
4The Information AI 

Adobe facturera ses agents IA uniquement en cas de succès

Adobe va désormais facturer ses agents d'intelligence artificielle uniquement lorsqu'ils accomplissent réellement une tâche, selon Anil Chakravarthy, président de l'entreprise. Ce modèle de tarification à la performance s'appliquera à CX Enterprise, la nouvelle suite de produits IA rebaptisée cette semaine, qui regroupe des agents capables d'exécuter des "tâches complètes" pour le compte d'entreprises clientes. Concrètement, un agent CX Enterprise peut croiser des données issues d'applications Adobe avec des sources tierces comme des bases de données Amazon Web Services pour diagnostiquer, par exemple, pourquoi les réservations hôtelières chutent dans le sud de la France pour un client du secteur touristique. Ce modèle "pay for outcomes" représente une rupture significative avec les abonnements fixes traditionnels, et va même plus loin que la tarification à l'usage adoptée récemment par Anthropic, Salesforce, ServiceNow ou Workday. Pour les entreprises clientes, l'avantage est clair : elles ne paient que pour des résultats mesurables, ce qui réduit le risque financier lié à l'adoption de ces outils. Pour Adobe, c'est un pari sur la confiance et sur la maturité de ses agents IA, dont la fiabilité doit être suffisante pour supporter ce type d'engagement commercial. Cette annonce s'inscrit dans une recomposition profonde du marché des logiciels d'entreprise autour de l'IA agentique. Des startups comme Sierra ont déjà montré la voie avec cette approche, forçant les grands éditeurs à repenser leurs modèles économiques pour rester compétitifs. Adobe, historiquement positionné sur la création et le marketing digital, cherche à s'imposer dans l'espace de l'expérience client automatisée, un marché en pleine explosion où les agents IA sont appelés à remplacer des workflows entiers. La course à la monétisation de l'IA agentique ne fait que commencer, et le modèle à la performance pourrait rapidement devenir la norme attendue par les acheteurs entreprises.

UELes entreprises européennes clientes d'Adobe pourraient bénéficier d'un modèle de facturation à la performance, réduisant le risque financier lié à l'adoption de l'IA agentique dans leurs workflows.

BusinessOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour