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Actualité : GitHub Copilot : Microsoft va utiliser vos données pour alimenter son IA, sauf si vous refusez
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Actualité : GitHub Copilot : Microsoft va utiliser vos données pour alimenter son IA, sauf si vous refusez

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Microsoft a annoncé en mars 2026 une modification de sa politique de données pour GitHub Copilot : les données des utilisateurs — incluant le code, les interactions et les comportements sur la plateforme — seront désormais utilisées pour entraîner ses modèles d'intelligence artificielle, sauf si les utilisateurs se désinscrivent explicitement via les paramètres de leur compte. Ce changement concerne l'ensemble des utilisateurs de GitHub Copilot, qu'ils soient en version gratuite ou payante, et prend effet dans les prochaines semaines. Pour des millions de développeurs, cela signifie que leur code — parfois propriétaire ou sensible — pourrait contribuer à améliorer les outils IA de Microsoft sans action de leur part. Le mécanisme d'opt-out existe, mais il repose sur la démarche active de l'utilisateur, ce qui, statistiquement, laisse la grande majorité des données accessibles. Pour les entreprises qui utilisent GitHub en environnement professionnel, la question de la confidentialité du code source devient immédiatement critique. Microsoft a racheté GitHub en 2018 pour 7,5 milliards de dollars, un investissement dont la rentabilisation passe largement par Copilot, lancé en 2021 et aujourd'hui intégré dans l'écosystème Visual Studio et Azure. La firme de Redmond s'inscrit ainsi dans une tendance plus large : OpenAI, Google et Meta ont tous adopté des politiques similaires d'utilisation des données utilisateurs pour affiner leurs modèles. La pression réglementaire européenne, notamment via le RGPD, pourrait cependant contraindre Microsoft à adapter ces pratiques pour les utilisateurs de l'Union européenne.

Impact France/UE

Les développeurs européens utilisant GitHub Copilot doivent se désinscrire activement pour protéger leur code propriétaire ; le RGPD pourrait contraindre Microsoft à imposer un mécanisme d'opt-in explicite pour les utilisateurs de l'UE.

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OpenAI : le « mode adulte » de ChatGPT définitivement à l’arrêt

OpenAI a annoncé la suspension indéfinie du développement du « mode adulte » de ChatGPT, une fonctionnalité qui aurait permis à l'assistant de générer des contenus érotiques. Initialement promise pour début 2026, cette capacité avait déjà été repoussée une première fois avant d'être finalement abandonnée sans date de reprise annoncée. Cette décision prive OpenAI d'un segment potentiellement lucratif du marché des IA génératives, où des concurrents comme Character.AI ou des plateformes spécialisées ont déjà pris position. Pour les utilisateurs adultes qui attendaient cette ouverture, le signal est clair : ChatGPT restera un outil grand public aux garde-fous stricts, malgré la promesse initiale d'une plus grande flexibilité. Ce recul s'inscrit dans un mouvement plus large de prudence chez OpenAI, qui avait également mis en pause certaines fonctionnalités de Sora, son générateur vidéo, face aux critiques. La start-up, valorisée à 300 milliards de dollars et sous pression réglementaire croissante en Europe et aux États-Unis, semble privilégier une image responsable plutôt que l'expansion tous azimuts de ses capacités — un arbitrage qui reflète les tensions entre ambition commerciale et acceptabilité sociale de l'IA générative.

UELa pression réglementaire croissante en Europe influence les arbitrages de modération de contenu d'OpenAI, illustrant comment l'AI Act pousse les grands acteurs vers des approches plus conservatrices sur les contenus sensibles.

ÉthiqueOpinion
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2ZDNET AI1j

Ne confiez pas vos secrets à l'IA : 5 raisons et que faire si vous en avez déjà trop dit

Les conversations anodines avec les chatbots d'IA — comme ChatGPT, Gemini ou Claude — peuvent avoir de sérieuses implications pour la vie privée. Partager des informations personnelles, professionnelles ou médicales avec ces outils expose les utilisateurs à des risques réels : collecte de données pour entraîner de futurs modèles, fuites potentielles, ou utilisation à des fins commerciales non anticipées. L'enjeu est concret : une confession à un chatbot n'est pas confidentielle comme une conversation privée. Ces données peuvent être conservées, analysées, ou accessibles à des tiers selon les conditions d'utilisation — souvent ignorées des utilisateurs. Pour ceux qui ont déjà trop partagé, des options existent : supprimer l'historique des conversations, désactiver la collecte de données dans les paramètres, ou éviter de mentionner des détails identifiants. Alors que l'IA conversationnelle s'intègre dans le quotidien de millions de personnes, la question de la confidentialité des échanges devient un sujet central, encore largement sous-estimé par le grand public.

UELe RGPD impose des obligations strictes aux fournisseurs d'IA opérant en Europe, et cet article sensibilise les utilisateurs européens à exercer leurs droits (suppression, opt-out) auprès de ces services.

ÉthiqueOpinion
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3Le Big Data1j

Shy Girl : comment Hachette s’est fait piéger par un roman écrit par IA ?

Hachette a suspendu en urgence la publication du roman Shy Girl, un roman d'horreur signé Mia Ballard, prévu ce printemps aux États-Unis. La décision intervient après que des lecteurs sur Goodreads et des créateurs YouTube ont signalé des incohérences stylistiques et des formulations jugées typiques d'une génération par intelligence artificielle. Le New York Times a interrogé l'éditeur la veille de l'annonce, suggérant une réaction accélérée sous pression médiatique. Hachette a également retiré son soutien à l'édition britannique déjà disponible. L'autrice, de son côté, conteste fermement les accusations : elle affirme ne pas avoir utilisé d'IA, mais reconnaît avoir fait appel à une connaissance pour retravailler une version auto-publiée du roman — ce qui complique considérablement le dossier. Ballard annonce des poursuites judiciaires et décrit une situation personnelle critique, affirmant que sa réputation est détruite et sa santé mentale sévèrement affectée. Ce cas soulève une question fondamentale pour toute l'industrie éditoriale : comment un texte soupçonné d'avoir été généré par IA a-t-il pu franchir les filtres d'un grand groupe comme Hachette ? La détection n'est pas venue d'outils professionnels ni des équipes internes, mais de la communauté des lecteurs elle-même — ce qui révèle une forme de surveillance collective que les éditeurs n'avaient pas anticipée. Le vrai enjeu touche à la crédibilité des processus éditoriaux : vérification des manuscrits, traçabilité des versions, responsabilité partagée entre auteur, correcteur et chaîne éditoriale. L'affaire pointe aussi une zone grise juridique et éthique encore non résolue : à partir de quand un texte devient-il "assisté par IA" ? Aucune norme sectorielle ne permet aujourd'hui de trancher facilement. Quelques discussions en ligne ont suffi à provoquer le retrait d'un livre entier — ce qui pourrait devenir systématique demain, avec des conséquences lourdes pour les auteurs et les éditeurs. L'origine même du roman ajoute une dimension supplémentaire à l'affaire. Shy Girl existait déjà sous forme auto-publiée avant d'être reprise par Hachette, et comme le souligne l'écrivain Lincoln Michel, il est rare que les éditeurs américains retravaillent en profondeur ce type de manuscrit — ce qui laisse entière la question de savoir à quel stade une éventuelle intervention de l'IA aurait eu lieu, et par qui.

UEHachette étant un groupe d'édition français (filiale de Lagardère), cette affaire impacte directement l'industrie éditoriale française et met en cause ses processus internes de vérification des manuscrits face à la détection de contenus générés par IA.

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4Next INpact1j

Images et vidéos pédocriminelles crédibles générées par IA se multiplient, alerte l’IWF

L'Internet Watch Foundation (IWF), organisation britannique indépendante spécialisée dans la lutte contre les contenus pédocriminels en ligne, tire la sonnette d'alarme dans un rapport publié en 2025 : les images et vidéos d'agressions sexuelles sur mineurs générées par intelligence artificielle sont devenues « routinières ». En juillet 2024, ses analystes repéraient encore les premières vidéos entièrement produites par IA — facilement identifiables à leurs défauts techniques. Un an plus tard, l'organisation a recensé plus de 8 000 images et près de 3 500 vidéos crédibles de ce type, contre seulement 13 vidéos l'année précédente. Plus alarmant encore, 65 % de ces vidéos appartiennent à la « catégorie A », réservée aux contenus les plus extrêmes — une proportion supérieure aux 43 % observés pour les contenus criminels non générés par IA traités sur la même période. Ces contenus ne sont pas moins dangereux parce qu'ils sont artificiels. Selon l'IWF, ils renforcent l'attrait sexuel pour les enfants, contribuent à normaliser des actes d'une violence extrême et peuvent accroître le risque de passages à l'acte. S'y ajoute une double victimisation : les modèles génératifs sont entraînés sur des images d'agressions réelles, ce qui signifie que l'image de survivants est réutilisée, modifiée et parfois « augmentée » pour produire de nouveaux contenus. Cette réexploitation démultiplie le traumatisme des victimes initiales. Le phénomène présente également une dimension de genre très marquée : 97 % des enfants représentés dans ces contenus générés par IA sont des filles, une surreprésentation encore plus forte que dans les affaires de pédocriminalité réelle. Des cas concrets ont illustré cette dérive, notamment en Espagne à Almendralejo, où des images de lycéennes réelles ont été manipulées par IA pour produire des contenus à caractère sexuel. L'IWF, fondée en 1996 et membre du réseau international INHOPE — auquel appartient également l'association française Point de Contact —, travaille en lien avec les forces de police et les fournisseurs d'accès à internet, auxquels elle transmet notamment une liste noire d'environ 150 000 URL de sites diffusant des contenus illégaux. Ce rapport s'inscrit dans un contexte où la démocratisation des outils de génération d'images et de vidéos par IA pose des défis croissants aux dispositifs légaux et techniques de protection de l'enfance à l'échelle mondiale.

UELe réseau INHOPE, dont fait partie l'association française Point de Contact, est directement impliqué dans la lutte contre ces contenus, et la multiplication de ces matériaux générés par IA accroît la pression sur le cadre réglementaire européen pour encadrer les outils génératifs.

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