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Décan AI, rivale de Mercor, obtient 25 millions de dollars en financement et recrute des experts en provenance d'Inde
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Décan AI, rivale de Mercor, obtient 25 millions de dollars en financement et recrute des experts en provenance d'Inde

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Deccan AI, startup spécialisée dans la formation de données pour l'intelligence artificielle, vient de boucler une levée de fonds de 25 millions de dollars. Positionnée comme une concurrente directe de Mercor, la société mise sur un modèle distinctif : concentrer ses opérations et son vivier de talents en Inde pour garantir la qualité des données d'entraînement.

Le marché de l'annotation et de la préparation de données pour l'IA connaît une croissance rapide, mais reste profondément fragmenté. Les grands laboratoires d'IA, de OpenAI à Google DeepMind, dépendent massivement de prestataires externes pour produire les données de haute qualité nécessaires à l'entraînement de leurs modèles. Dans ce contexte, la capacité à centraliser le contrôle qualité tout en maintenant des coûts compétitifs représente un avantage concurrentiel décisif.

Deccan AI se différencie de ses concurrents en recrutant activement des experts techniques en Inde, ingénieurs, spécialistes en sciences des données et annotateurs qualifiés, plutôt que de s'appuyer sur des réseaux de travailleurs dispersés à l'échelle mondiale. Cette approche vise à répondre aux critiques récurrentes adressées au secteur : manque de cohérence, supervision insuffisante, et qualité inégale des données produites. La levée de 25 millions de dollars doit permettre d'accélérer ce recrutement et de structurer les opérations à plus grande échelle.

Face à la montée en puissance de rivaux comme Mercor ou Scale AI, l'enjeu pour Deccan AI sera de démontrer que son modèle centré sur l'Inde peut produire des données suffisamment fiables pour séduire les clients les plus exigeants du secteur. Le financement obtenu lui donne la marge de manœuvre pour le prouver dans les prochains mois.

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Perplexity AI a publié WANDR (Wide ANd Deep Research), un nouveau benchmark ouvert conçu pour évaluer les agents de recherche capables à la fois d'explorer largement un sujet et d'investiguer chaque piste en profondeur. L'outil comprend 500 tâches réalistes de collecte de données, construites autour d'une architecture appelée "qualification key hierarchy", qui combine recherche large (identifier un grand nombre d'entités correspondant à des critères) et recherche approfondie (documenter chaque entité avec des preuves vérifiables). Un exemple concret illustre le principe : la tâche "ceocfoappointments" demande de recenser au moins 70 entreprises américaines ayant annoncé la nomination d'un nouveau PDG ou directeur financier entre le 1er mars et le 30 avril 2026, chacune accompagnée d'une page source faisant autorité, soit 140 enregistrements vérifiables au total. Les tâches ont été générées à partir de schémas d'usage réels et anonymisés, via un pipeline en quatre étapes (amorçage, rédaction, validation, curation) combinant génération automatique et vérification croisée. Au total, les 500 tâches de WANDR exigent 170 495 enregistrements sourcés, avec une médiane de 50 entités et 245 preuves par tâche, réparties en trois niveaux de difficulté à peu près égaux. Ce benchmark comble un vide important dans l'évaluation des agents d'intelligence artificielle dédiés à la recherche documentaire. Jusqu'ici, la plupart des outils de mesure testaient la capacité d'un agent à produire une réponse unique et bien rédigée, sans vérifier s'il pouvait réellement rassembler et vérifier un grand volume d'informations factuelles. Or de plus en plus d'entreprises délèguent à ces agents des tâches de cartographie concurrentielle, de vérification préalable (due diligence) ou de revue de littérature, des travaux qui exigent précisément cette combinaison d'ampleur et de rigueur. Chaque affirmation soumise par l'agent est revérifiée automatiquement par un système qui récupère la page citée, contrôle qu'elle est pertinente et vérifie que les extraits sélectionnés confirment bien la réponse fournie, avant de calculer des scores de précision et de rappel à différents niveaux de la hiérarchie. WANDR est présenté comme le pendant "large" du benchmark DRACO, déjà développé par Perplexity pour évaluer la qualité de rapports longs et approfondis. Dans les premiers tests, six systèmes de production ont été évalués sur l'ensemble des 500 tâches, et c'est la propre architecture "Search as Code" de Perplexity qui obtient le meilleur score, avec un F1 souple de 0,363. Aucun système, cependant, ne parvient à résoudre la totalité du benchmark, ce qui souligne l'écart qui subsiste entre les capacités actuelles des agents de recherche et les exigences réelles du travail de connaissance à grande échelle.

💬 Ce qui me frappe, c'est que Perplexity teste enfin ce qui compte pour un usage pro : pas "écrire une belle réponse", mais aller chercher 140 preuves vérifiables sur 70 boîtes différentes. Et le meilleur score du marché plafonne à 0,363 sur leur propre benchmark, ce qui dit clairement que la recherche automatisée à grande échelle reste loin d'être fiable pour de la vraie due diligence. Bon, sur le papier ça tire tout le monde vers le haut, reste à voir si les autres labos adoptent ce genre de mesure au lieu de continuer à vendre du "agent qui répond bien".

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Yann LeCun, ancien directeur scientifique de l'intelligence artificielle chez Meta, a fondé AMI Labs (Advanced Machine Intelligence Labs) après avoir quitté son poste fin 2025. La startup vient de lever un milliard de dollars de financement, une somme remarquable pour une équipe de seulement 12 personnes. LeCun prévoit de ne pas commercialiser de produit avant au moins cinq ans, positionnant AMI Labs comme une organisation de recherche pure. Son approche repose sur des architectures d'IA modulaires composées de plusieurs blocs spécialisés : un modèle du monde propre au domaine d'application, un acteur chargé de proposer des actions via l'apprentissage par renforcement, un module critique qui évalue ces options selon des règles fixes, un système de perception adapté au type de données traité (vidéo, texte, audio), une mémoire à court terme, et un configurateur orchestrant l'ensemble. Chaque instance serait entraînée uniquement sur des données pertinentes à son environnement, contrairement aux grands modèles de langage nourris de l'intégralité du web. Cette approche remet fondamentalement en question le paradigme dominant des LLMs comme GPT ou Claude. Là où ces modèles généralistes mobilisent des centaines de milliards de paramètres et nécessitent une infrastructure colossale pour fonctionner, les modules spécialisés d'AMI Labs pourraient se contenter de quelques centaines de millions de paramètres, voire tourner directement sur un appareil local. Le coût d'entraînement et d'inférence serait alors une fraction de celui des modèles actuels, rendant l'IA viable pour des acteurs qui ne disposent pas des ressources d'Anthropic, OpenAI, Google ou Meta. Pour les entreprises, cela ouvrirait la voie à des systèmes IA déployables en interne, sans dépendance aux grandes plateformes cloud. Le contexte donne tout son poids à cette prise de position. Les LLMs ont absorbé des ressources exponentiellement croissantes à chaque génération, et les techniques d'amélioration récentes, comme le prompting récursif des modèles de raisonnement, alourdissent encore la facture. Seuls de très grands groupes peuvent aujourd'hui se permettre de les exploiter à perte. LeCun, l'un des pères fondateurs du deep learning et lauréat du prix Turing 2018, défend depuis plusieurs années l'idée que les LLMs constituent une impasse pour atteindre une intelligence artificielle véritablement générale. Des précédents existent : les systèmes d'apprentissage automatique capables de maîtriser des jeux vidéo ou de plateau illustrent déjà la puissance des approches ciblées. Si AMI Labs parvient à ses fins, l'industrie pourrait connaître un rééquilibrage majeur, fragmentant un marché aujourd'hui dominé par une poignée d'acteurs disposant de budgets quasi illimités.

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