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Un responsable de la défense révèle comment les chatbots IA pourraient servir aux décisions de ciblage
ÉthiqueMIT Technology Review · 1 min de lecture

Un responsable de la défense révèle comment les chatbots IA pourraient servir aux décisions de ciblage

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L'armée américaine envisage d'utiliser des IA génératives comme ChatGPT (OpenAI) et Grok (xAI), qui ont récemment signé des accords avec le Pentagone, pour classer des listes de cibles et formuler des recommandations de frappe, sous supervision humaine. Ces chatbots viendraient s'ajouter en couche conversationnelle au système Maven, en place depuis 2017, qui utilise la vision par ordinateur pour analyser drones et images satellitaires. Des rapports indiquent que Claude d'Anthropic est déjà intégré dans des opérations militaires en Iran et au Venezuela, mais les LLM restent moins éprouvés au combat que les IA traditionnelles.

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Le Pentagone envisage de permettre aux entreprises d'IA de s'entraîner sur des données classifiées, selon un responsable de la défense
1MIT Technology Review 

Le Pentagone envisage de permettre aux entreprises d'IA de s'entraîner sur des données classifiées, selon un responsable de la défense

Le Pentagone envisage de créer des environnements sécurisés permettant aux grandes entreprises d'intelligence artificielle d'entraîner leurs modèles sur des données classifiées militaires, selon des informations obtenues par le MIT Technology Review. Ce développement marquerait une rupture significative avec la pratique actuelle, où des modèles comme Claude d'Anthropic sont déjà utilisés pour répondre à des questions en contexte classifié, notamment pour l'analyse de cibles en Iran, sans pour autant avoir accès aux données lors de leur phase d'entraînement. L'enjeu est de taille : entraîner des modèles directement sur des renseignements classifiés permettrait de les rendre sensiblement plus précis et efficaces pour des tâches militaires spécifiques. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de forte demande, alors que le Pentagone a déjà conclu des accords avec OpenAI et xAI d'Elon Musk pour opérer leurs modèles dans des environnements sécurisés, et qu'il cherche à se transformer en une force de combat « IA-first » face à l'escalade des tensions avec l'Iran. Concrètement, l'entraînement se déroulerait dans des centres de données accrédités pour héberger des projets gouvernementaux classifiés. Le Département de la Défense conserverait la propriété des données, mais du personnel des entreprises d'IA disposant des habilitations appropriées pourrait, dans de rares cas, y avoir accès. Avant d'aller plus loin, le Pentagone prévoit néanmoins d'évaluer d'abord les performances des modèles sur des données non classifiées, comme des images satellites commerciales. Aalok Mehta, directeur du Wadhwani AI Center au Center for Strategic and International Studies, pointe le risque principal : des informations sensibles, comme l'identité d'un agent opérationnel, intégrées lors de l'entraînement pourraient être involontairement révélées à des unités militaires non autorisées à y accéder. Palantir, acteur incontournable de la sécurité, a déjà remporté d'importants contrats pour construire l'infrastructure permettant aux officiels d'interroger des modèles d'IA en environnement classifié. Mehta tempère toutefois les inquiétudes les plus extrêmes : avec une architecture correctement conçue, le risque de fuite vers l'internet public ou vers les serveurs des entreprises privées resterait « très limité ». Le défi principal demeure donc interne, cloisonner l'information entre les différents niveaux d'accréditation au sein même de l'appareil militaire américain.

UELes débats américains sur l'entraînement de l'IA sur des données militaires classifiées pourraient accélérer les réflexions européennes sur l'encadrement de l'IA de défense dans le cadre du AI Act.

ÉthiqueActu
1 source
2Next INpact 

Le magazine Time sert aux chatbots IA des pages spécifiques avec de la pub

Time, le magazine américain, a mis en place depuis début juillet 2026 un système qui sert des versions différentes de ses pages selon que le visiteur est un navigateur classique ou un robot d'exploration de chatbot IA. L'éditeur a converti l'ensemble de son site en Markdown, un format léger et peu coûteux en tokens que les agents comme ChatGPT ou Claude peuvent analyser plus facilement que du HTML classique. C'est dans ces versions Markdown, invisibles pour les lecteurs humains, que Time a commencé à glisser de la publicité rédigée spécifiquement pour être reprise telle quelle par les chatbots. L'ingénieur allemand Vincent Schmalbach a découvert le procédé et l'a documenté sur son blog : une page consacrée aux « meilleures inventions de 2025 » affiche normalement son contenu aux internautes, mais renvoie un texte promotionnel sur la banque en ligne Ally Bank lorsqu'elle est interrogée par les robots ClaudeBot, GPTBot ou OAI-SearchBot d'OpenAI. Le passage est signalé comme « contenu sponsorisé » réalisé en partenariat avec Ally, qui en est à la fois le sponsor et la source. Les robots de Google (Googlebot, Google-Extended, GoogleOther), eux, ne reçoivent pas cette publicité, à l'exception du crawler utilisé par Gemini, Google-CloudVertexBot, qui obtient bien la version Markdown. Cette pratique change la nature même de ce qu'un chatbot restitue à ses utilisateurs. Si quelqu'un demande à Claude ou ChatGPT « qui est Ally Bank ? », il recevra une réponse façonnée par un message publicitaire dissimulé, sans que la mention sponsorisée soit nécessairement restituée avec la même clarté par l'assistant. Pour les éditeurs de presse, dont le trafic direct s'effondre à mesure que les internautes se contentent des résumés produits par les IA, c'est une nouvelle source de revenus : monétiser non plus les visites humaines, mais les requêtes des robots eux-mêmes. Pour les entreprises d'IA générative, le risque est de voir leurs réponses transformées en vecteurs publicitaires invisibles, ce qui fragilise la confiance des utilisateurs dans la neutralité de ces outils. Le procédé s'inscrit dans une lignée plus ancienne de redirections sélectives selon l'identité du visiteur, déjà utilisées pour dissimuler de la désinformation ou adapter des liens sponsorisés. La présence, dans le fichier Markdown de Time, de traces de l'agence publicitaire Mobian, spécialisée dans la pub destinée aux agents IA et qui cite justement Time comme exemple sur son propre site, suggère que la pratique est appelée à se généraliser à d'autres médias très fréquentés. Reste à savoir si OpenAI, Anthropic et Google réagiront en filtrant ce type de contenu détecté par leurs robots, ouvrant potentiellement une nouvelle course entre éditeurs et entreprises d'IA autour de ce qui est réellement ingéré par les modèles.

UELes utilisateurs francais de ChatGPT, Claude ou Gemini pourraient recevoir sans le savoir des reponses influencees par ce type de contenu sponsorise dissimule si la pratique se generalise, meme si aucun media francais ou europeen n'est actuellement implique.

💬 Time convertit tout son site en Markdown pour les robots, et glisse de la pub sponsorisée invisible pour les humains dedans, c'est malin et ça va faire des émules. Le vrai problème, c'est que la réponse que Claude ou ChatGPT te donne sur "qui est Ally Bank" devient un texte publicitaire déguisé en fait neutre, sans que tu puisses le distinguer. Selon Le Fil IA, la course qui s'ouvre là n'est plus entre médias et plateformes IA pour le trafic, mais entre éditeurs et IA pour savoir qui contrôle ce qui est réellement ingéré par les modèles.

ÉthiqueActu
1 source
Face aux tensions sur les contenus, le fondateur de Mistral AI propose une « taxe IA » pour soutenir les créateurs
3Siècle Digital 

Face aux tensions sur les contenus, le fondateur de Mistral AI propose une « taxe IA » pour soutenir les créateurs

Arthur Mensch, cofondateur et PDG de Mistral AI, prend position dans le débat sur la rémunération des créateurs à l'ère de l'intelligence artificielle. Il propose l'instauration d'une « taxe IA », une contribution financière obligatoire imposée aux entreprises développant des modèles génératifs, dont les revenus seraient redistribués aux auteurs, artistes et éditeurs dont les œuvres ont servi à entraîner ces systèmes. La proposition intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l'industrie de l'IA et les industries culturelles. Les modèles génératifs, texte, image, code, musique, sont entraînés sur des corpus massifs qui incluent des œuvres protégées par le droit d'auteur, sans consentement explicite ni compensation. Des procès ont été intentés partout en Europe et aux États-Unis, et la question d'un cadre légal équitable devient urgente, notamment dans le cadre des négociations autour de l'AI Act européen. La démarche de Mistral AI est notable car elle vient d'un acteur majeur du secteur, la startup française est l'une des rares entreprises européennes capables de rivaliser avec OpenAI, Google ou Anthropic. Proposer volontairement un mécanisme de redistribution signale une volonté de ne pas répéter les erreurs des plateformes numériques des années 2000, qui ont longtemps ignoré les droits des créateurs avant d'y être contraintes par la loi. Si une telle contribution venait à être adoptée à l'échelle européenne, elle pourrait redéfinir le modèle économique de l'IA générative et établir un précédent mondial pour la rémunération des créateurs à l'ère algorithmique.

UELa proposition d'une contribution obligatoire des entreprises d'IA générative pourrait directement alimenter les débats législatifs européens sur le droit d'auteur et les données d'entraînement, avec un impact concret pour les industries culturelles françaises et la directive sur le droit d'auteur de l'UE.

ÉthiqueReglementation
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YouTube étend la détection des deepfakes par IA aux politiciens, responsables gouvernementaux et journalistes
4TechCrunch AI 

YouTube étend la détection des deepfakes par IA aux politiciens, responsables gouvernementaux et journalistes

YouTube étend son outil de détection des deepfakes par IA aux politiciens, journalistes et responsables gouvernementaux. Ces personnes peuvent désormais signaler l'utilisation non autorisée de leur image pour en demander la suppression.

UELes élus, journalistes et responsables gouvernementaux français et européens disposent désormais d'un recours concret pour signaler et faire supprimer les deepfakes non autorisés de leur image, renforçant leur protection face à la désinformation.

💬 C'est bien, mais ça reste du droit de signalement, pas de la prévention. YouTube étend une fonctionnalité qui existait déjà pour les célébrités, ce qui prouve que le modèle tient, bon, sur le papier. La vraie question c'est le délai de traitement : un deepfake d'un élu pendant une campagne électorale, ça fait des dégâts en 48h.

ÉthiqueActu
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