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Qwen3.7-Max d'Alibaba peut fonctionner de manière autonome pendant 35 heures et prend en charge des frameworks externes comme Claude Code d'Anthropic
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Qwen3.7-Max d'Alibaba peut fonctionner de manière autonome pendant 35 heures et prend en charge des frameworks externes comme Claude Code d'Anthropic

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Alibaba a publié Qwen3.7-Max, un modèle d'intelligence artificielle conçu pour opérer de façon entièrement autonome pendant des dizaines d'heures d'affilée. La démonstration la plus frappante fournie par l'équipe Qwen : le modèle a été connecté à un serveur isolé équipé d'un processeur T-Head ZW-M890 PPU, une architecture matérielle qu'il n'avait jamais rencontrée lors de son entraînement. Sa mission consistait à optimiser un noyau de calcul d'attention. En 35 heures consécutives, Qwen3.7-Max a exécuté 1 158 appels d'outils distincts, réalisé 432 évaluations du noyau, diagnostiqué des erreurs de compilation et amélioré le code de façon itérative jusqu'à atteindre une accélération de 10x en moyenne géométrique. Ses concurrents chinois directs, GLM-5.1 de z.ai et Kimi K2.6 de Moonshot, n'ont atteint respectivement que 7,3x et 5,0x, avant d'interrompre leurs sessions faute de progression. Autre signe de rupture avec les pratiques antérieures de l'équipe Qwen : ce modèle est propriétaire et accessible uniquement via API payante, contrairement aux versions précédentes publiées en open source.

Ce virage stratégique a des implications concrètes pour l'ensemble du secteur. En choisissant un modèle fermé, Alibaba s'aligne sur OpenAI et Google, qui réservent leurs modèles les plus puissants à leurs offres commerciales. Cela change la donne pour les entreprises et développeurs qui comptaient sur les modèles Qwen ouverts pour des déploiements locaux ou des usages sensibles. Par ailleurs, le fait que le modèle soit uniquement accessible depuis des points d'accès basés en Chine soulève des questions de conformité réglementaire pour les entreprises américaines et européennes soumises à des obligations de souveraineté des données, notamment dans le cadre de contrats gouvernementaux. Le modèle supporte néanmoins des environnements d'exécution externes comme Claude Code d'Anthropic, ce qui lui ouvre un spectre d'utilisation plus large dans les workflows d'ingénierie logicielle.

La performance de Qwen3.7-Max repose sur ce qu'Alibaba appelle l'« environment scaling » : plutôt que d'entraîner le modèle uniquement sur du texte, il a été exposé à un vaste éventail d'environnements agentiques dynamiques, lui permettant de développer un raisonnement à long horizon sans perdre le fil de ses instructions. Le modèle intègre également un mécanisme de détection du reward hacking, qui lui permet d'identifier lorsqu'il tente de contourner ses propres règles d'évaluation et de s'autocorriger. Dans le benchmark YC-Bench, qui simule un an de cycle de vie d'une startup, Qwen3.7-Max a généré l'équivalent de 2,08 millions de dollars de revenus virtuels, soit près du double de son prédécesseur Qwen3.6-Plus. La sortie de ce modèle intervient quelques mois après le départ de plusieurs responsables clés de l'équipe Qwen, une transition qui explique en partie l'abandon de l'open source au profit d'une monétisation directe.

Impact France/UE

L'accessibilité exclusive via des points d'accès basés en Chine contraint les entreprises et administrations européennes soumises aux obligations de souveraineté des données à exclure ce modèle de leurs workflows malgré ses performances agentiques exceptionnelles.

💬 Le point de vue du dev

Le vrai sujet, c'est pas les 35 heures de run autonome (impressionnant, certes, mais on s'y attendait). C'est qu'Alibaba tourne la page de l'open source et passe tout fermé, avec des endpoints uniquement basés en Chine, ce qui met Qwen3.7-Max hors jeu pour toute équipe européenne sous contraintes de souveraineté. Ceux qui avaient construit leurs workflows sur les modèles Qwen ouverts vont devoir se retourner.

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Anthropic lance Claude Opus 4.7 : une mise à jour majeure pour le codage par agents, la vision haute résolution et les tâches autonomes longues

Anthropic a lancé Claude Opus 4.7, successeur direct d'Opus 4.6, en le positionnant comme une amélioration ciblée plutôt qu'un saut générationnel complet. Le modèle se place au sommet de la gamme Anthropic, au-dessus de Haiku et Sonnet, juste en dessous du mystérieux Claude Mythos, encore en accès restreint. Sur un benchmark de 93 tâches de programmation, Opus 4.7 améliore le taux de résolution de 13 % par rapport à Opus 4.6, dont quatre tâches qu'aucun modèle précédent ne parvenait à résoudre. Sur CursorBench, référence populaire chez les développeurs, il atteint 70 % contre 58 % pour son prédécesseur. Les gains sont encore plus nets sur les workflows complexes : un testeur rapporte une amélioration de 14 % sur des tâches multi-étapes, avec moins de tokens consommés et un tiers des erreurs d'outils, et Opus 4.7 est le premier modèle à réussir leurs tests de "besoins implicites", continuant à exécuter même quand des outils échouent en cours de route. Ce qui rend cette version particulièrement significative pour les équipes engineering, c'est la capacité du modèle à vérifier ses propres sorties avant de rendre la main. Les versions précédentes produisaient des résultats sans validation interne ; Opus 4.7 intègre cette boucle de contrôle de façon autonome, ce qui a des implications directes pour les pipelines CI/CD et les workflows agentiques longue durée. En parallèle, la résolution des images passe à 2 576 pixels sur le grand côté, soit environ 3,75 mégapixels, plus de trois fois la capacité des modèles Claude précédents. L'impact en production est immédiat : un testeur travaillant sur des workflows "computer-use" rapporte un score de 98,5 % sur leur benchmark de précision visuelle, contre 54,5 % pour Opus 4.6. Les agents qui lisent des captures d'écran denses, extraient des données de diagrammes complexes ou travaillent sur des interfaces pixel-perfect bénéficient directement de cette amélioration, sans modifier leur code, les images sont simplement traitées avec une meilleure fidélité. Du côté de l'API, Anthropic introduit deux nouveaux leviers. Un niveau d'effort "xhigh" (extra high) s'intercale entre "high" et "max", offrant un contrôle plus fin sur le compromis entre qualité de raisonnement et latence. Claude Code passe d'ailleurs à xhigh par défaut pour tous les abonnements. Ces annonces s'inscrivent dans une course à l'agent autonome où Anthropic se positionne clairement : après les améliorations de Sonnet 4.6 sur les tâches longues durée, Opus 4.7 cible les cas les plus difficiles, ceux qui nécessitaient jusqu'ici une supervision humaine rapprochée. Avec Claude Mythos en coulisses et une gamme qui s'étoffe à tous les niveaux, Anthropic consolide son avance sur le segment des développeurs professionnels et des applications d'IA en production.

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Mystère résolu : Anthropic révèle que des changements de configuration et d'instructions ont causé la dégradation de Claude
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Mystère résolu : Anthropic révèle que des changements de configuration et d'instructions ont causé la dégradation de Claude

Pendant plusieurs semaines, des développeurs et utilisateurs avancés d'Anthropic ont signalé une dégradation notable des performances de Claude, le modèle phare de la startup. Le 24 avril 2026, Anthropic a publié un post-mortem technique détaillé reconnaissant que trois modifications distinctes apportées à l'environnement d'exécution du modèle, et non aux poids du modèle lui-même, étaient responsables des problèmes signalés. Premier changement : le 4 mars, le niveau d'effort de raisonnement par défaut dans Claude Code a été abaissé de "élevé" à "moyen" pour réduire la latence d'interface. Deuxième changement : le 26 mars, un bug dans une optimisation de cache supprimait l'historique de raisonnement du modèle à chaque tour de conversation après une heure d'inactivité, plutôt qu'une seule fois, privant le modèle de sa mémoire à court terme. Troisième changement : le 16 avril, des instructions limitant les réponses à 25 mots entre les appels d'outils et 100 mots pour les réponses finales ont provoqué une baisse de 3 % sur les évaluations de qualité de code. Anthropic affirme avoir résolu les trois problèmes dans la version v2.1.116. Ces dysfonctionnements ont eu des conséquences concrètes et mesurables. Stella Laurenzo, directrice senior dans le groupe IA d'AMD, a publié sur GitHub une analyse de 6 852 fichiers de session Claude Code et plus de 234 000 appels d'outils, montrant une chute significative de la profondeur de raisonnement et une tendance du modèle à privilégier "la correction la plus simple" plutôt que la bonne. Le cabinet BridgeMind a quant à lui documenté une chute du taux de précision de Claude Opus 4.6 de 83,3 % à 68,3 %, faisant chuter son classement de la 2e à la 10e place dans leurs tests. Les effets ne se sont pas limités à l'interface CLI Claude Code : le Claude Agent SDK et Claude Cowork ont également été touchés, bien que l'API Claude directe soit restée indemne. La confiance des développeurs, particulièrement des équipes d'ingénierie qui s'appuyaient sur Claude pour des tâches complexes, a subi un coup sérieux. La controverse avait commencé à prendre de l'ampleur début avril 2026, alimentée par des analyses techniques détaillées circulant sur GitHub, X et Reddit sous le terme "AI shrinkflation". Anthropic avait d'abord repoussé les accusations de dégradation volontaire du modèle, notamment les soupçons de bridage délibéré pour gérer une demande en forte hausse. Le post-mortem publié marque un changement de posture : l'entreprise reconnaît explicitement que ces modifications ont donné l'impression que le modèle était "moins intelligent". Pour l'avenir, Anthropic annonce la mise en place de garde-fous supplémentaires pour détecter ce type de régressions avant déploiement, et s'engage à communiquer plus rapidement en cas de problèmes similaires. L'épisode soulève une question structurelle pour l'industrie : à mesure que les modèles d'IA s'intègrent dans des workflows critiques, la frontière entre modèle et infrastructure d'exécution devient un vecteur de dégradation silencieuse difficile à diagnostiquer de l'extérieur.

UELes développeurs européens utilisant Claude Code ou le Claude Agent SDK ont subi la même dégradation de performances documentée, affectant leurs workflows critiques jusqu'au correctif publié dans la version v2.1.116.

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Le MiMo-V2.5-Pro open-weight de Xiaomi rivalise avec Claude Opus en codage autonome de plusieurs heures
3The Decoder 

Le MiMo-V2.5-Pro open-weight de Xiaomi rivalise avec Claude Opus en codage autonome de plusieurs heures

Xiaomi a publié MiMo-V2.5-Pro, un modèle open-weight orienté vers le codage autonome qui rivalise avec Claude Opus 4.6 d'Anthropic sur les principaux benchmarks de programmation. Selon le fabricant chinois, le modèle consomme entre 40 et 60 % de tokens en moins que son concurrent d'Anthropic pour des performances comparables, ce qui représente une économie substantielle à l'échelle. Le modèle est conçu pour fonctionner de façon autonome sur des tâches longues, pouvant s'étendre sur plusieurs heures sans intervention humaine. Cet écart d'efficacité change la donne pour les entreprises qui souhaitent intégrer des agents de codage dans leurs flux de travail. Moins de tokens signifient des coûts d'inférence réduits et des sessions plus longues sans interruption, deux contraintes qui freinent encore l'adoption des agents autonomes en production. Pour les équipes d'ingénierie, c'est un argument concret : un modèle open-weight aussi capable mais nettement moins gourmand rend l'automatisation du code accessible à davantage d'organisations. MiMo-V2.5-Pro s'inscrit dans une dynamique plus large qui oppose les fournisseurs chinois de modèles open-weight aux acteurs américains. Deepseek avait ouvert la voie en début d'année en démontrant qu'un entraînement efficace pouvait produire des résultats proches de ceux d'OpenAI à une fraction du coût. Xiaomi poursuit cette logique en déplaçant le terrain de compétition : il ne s'agit plus seulement de scores sur les benchmarks, mais de savoir quel modèle peut exécuter le plus longtemps et le plus économiquement une tâche complexe en conditions réelles.

UELes équipes d'ingénierie européennes peuvent adopter ce modèle open-weight pour réduire leurs coûts d'inférence de 40 à 60 % sur les agents de codage autonomes, sans dépendre d'un fournisseur américain.

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Qwen3.7 Max : l’IA d’Alibaba écrase ses anciens scores sur les benchmarks IA
4Le Big Data 

Qwen3.7 Max : l’IA d’Alibaba écrase ses anciens scores sur les benchmarks IA

Alibaba a dévoilé le 21 mai 2026 son nouveau modèle de langage Qwen3.7 Max, qui affiche un score de 56,6 sur l'Artificial Analysis Intelligence Index, soit 4,8 points de plus que son prédécesseur Qwen3.6 Max Preview (51,8). Le bond le plus notable concerne le codage agentique et le raisonnement scientifique, avec des progressions significatives sur des benchmarks spécialisés comme Humanity's Last Exam et TerminalBench Hard. La fenêtre de contexte du modèle passe également de 256 000 à un million de tokens, ce qui lui permet de traiter des volumes d'information sans précédent dans une seule session. Alibaba met aussi en avant une réduction mesurable du taux d'hallucinations : le modèle préfère ne pas répondre plutôt que d'inventer une information incertaine, une stratégie rendue possible par un investissement massif dans les techniques de reinforcement learning. Ces avancées ont des conséquences directes pour les développeurs et les entreprises qui utilisent l'IA dans leurs workflows. Une fenêtre d'un million de tokens change concrètement ce qu'il est possible de faire : analyser des bases de code entières, traiter de longs documents juridiques ou financiers, ou enchaîner des raisonnements complexes sur plusieurs étapes sans perdre de contexte. La réduction des hallucinations est un argument commercial fort dans les secteurs où la fiabilité est critique, comme le droit, la finance ou la médecine. Sur ces critères précis, Qwen3.7 Max commence à se positionner comme une alternative sérieuse aux offres d'OpenAI, Anthropic et Google, même si le modèle reste encore derrière les meilleurs modèles américains sur les classements globaux. Longtemps perçu comme un outsider dans la course aux grands modèles de langage, Alibaba s'impose progressivement comme un acteur de premier plan. La série Qwen incarne cette stratégie de rattrapage accéléré : chaque nouvelle version réduit l'écart avec la frontière technologique définie par GPT-4o, Claude ou Gemini. Le contexte géopolitique autour des semi-conducteurs et des restrictions américaines à l'export de puces avancées rend ces progrès d'autant plus remarquables. En parallèle, d'autres laboratoires chinois comme DeepSeek et Baidu intensifient eux aussi leurs efforts, créant une dynamique de compétition interne qui pousse l'ensemble de l'écosystème vers le haut. La prochaine étape pour Alibaba sera probablement l'intégration de capacités multimodales avancées, absentes de Qwen3.7 Max, pour rivaliser pleinement avec les modèles américains qui traitent déjà texte, image et vidéo dans un même système.

UELes entreprises et développeurs européens disposent d'une nouvelle alternative compétitive aux modèles américains, notamment pour des usages exigeant de longues fenêtres de contexte ou une haute fiabilité dans des secteurs réglementés comme le droit ou la finance.

💬 Un million de tokens de contexte, c'est pas du marketing, ça change vraiment ce qu'on peut faire : analyser une base de code entière, ou garder le fil sur un raisonnement long sans tout reperdre au milieu. La réduction des hallucinations via reinforcement learning, c'est le pari technique qui mérite qu'on y regarde sérieusement, surtout dans des secteurs où inventer une réponse coûte cher. Qwen est encore derrière sur les classements globaux, mais l'écart se resserre à une vitesse qui devrait mettre un peu de pression sur les labos américains.

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