
Ingérence, manipulation du vote… Les chatbots IA (ChatGPT et Gemini) sont sous haute surveillance de l’Arcom
L'Arcom, le régulateur français de l'audiovisuel et du numérique, a placé ChatGPT d'OpenAI et Gemini de Google dans son viseur pour les deux prochaines années. L'institution a annoncé son intention de « rééquilibrer les règles du jeu » vis-à-vis des plateformes numériques et des agents conversationnels IA, en ciblant explicitement leur rôle potentiel dans le processus électoral. L'échéance est claire : l'élection présidentielle française de 2027.
L'enjeu central est celui de la responsabilité éditoriale des chatbots. Ces outils, consultés par des dizaines de millions d'utilisateurs pour s'informer, peuvent orienter les perceptions politiques, diffuser des informations inexactes ou amplifier des narratifs partisans sans que leur concepteur n'en assume la moindre responsabilité juridique. L'Arcom cherche à combler ce vide réglementaire avant que ces systèmes ne pèsent sur un scrutin majeur, comme ils ont pu le faire, selon plusieurs études, lors des élections américaines et européennes récentes.
La démarche s'inscrit dans un mouvement réglementaire plus large en Europe, où l'AI Act européen impose déjà certaines obligations aux systèmes à haut risque. La France anticipe désormais des risques spécifiques liés à la désinformation électorale et à la manipulation du vote via l'IA générative. OpenAI et Google devront probablement s'aligner sur de nouvelles exigences de transparence et de modération, sous peine de sanctions. L'Arcom dispose d'un précédent avec sa régulation des réseaux sociaux, mais les chatbots posent des défis techniques inédits en matière de traçabilité des sources et de détection des biais.
L'Arcom, régulateur français, cible directement ChatGPT et Gemini pour imposer des obligations de transparence et de modération électorale avant la présidentielle française de 2027.
L'Arcom fait bien de s'y prendre maintenant, 2027 c'est demain côté régulation. Des dizaines de millions de gens posent leurs questions politiques à ChatGPT sans se douter que personne n'endosse juridiquement ce qu'il répond. La difficulté, c'est que même OpenAI ne maîtrise pas complètement ce que son modèle va sortir sur un candidat, et "obligations de transparence" sur un LLM ça va être coton à définir.
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