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Jensen Huang (NVIDIA) chez Dell Technologies World : la demande explose de façon exponentielle
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Jensen Huang (NVIDIA) chez Dell Technologies World : la demande explose de façon exponentielle

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Lors du Dell Technologies World, Jensen Huang, PDG de NVIDIA, a rejoint sur scène Michael Dell pour présenter une nouvelle génération d'infrastructures dédiées à l'IA agentique. Les deux dirigeants ont annoncé plusieurs serveurs inédits, dont le Dell PowerEdge XE9812, construit autour de la puce NVIDIA Vera Rubin NVL72, qui affiche un coût par token jusqu'à dix fois inférieur à celui de l'architecture Blackwell pour les déploiements d'inférence à grande échelle. À ses côtés, les serveurs PowerEdge XE9880L, XE9885L et XE9882L s'appuient sur les modules NVIDIA HGX Rubin NVL8, premiers systèmes Dell à adopter cette architecture, supportant jusqu'à 144 GPU par rack, avec des noeuds de calcul entièrement refroidis par liquide et des performances jusqu'à 5,5 fois supérieures au HGX B200. Du côté des processeurs, les PowerEdge M9822 et R9822 intègrent le CPU NVIDIA Vera, doté d'une bande passante mémoire de 1,2 To/s, capable d'exécuter des charges agentiques 50 % plus rapidement que les processeurs x86. Dell a également dévoilé le PowerRack, un système entièrement intégré, ainsi qu'une mise à jour de son AI Data Platform incluant le moteur Starburst, qui offre un débit SQL jusqu'à trois fois supérieur sur CPU Vera. Cinq mille entreprises, dont Lilly, Samsung et Honeywell, exploitent déjà des charges de travail IA sur des Dell AI Factories avec NVIDIA.

Ces annonces s'inscrivent dans un contexte de demande explosive. Michael Dell a rappelé que les dépenses mondiales en infrastructure IA pourraient atteindre entre 3 000 et 4 000 milliards de dollars d'ici 2030, avec une consommation de tokens projetée en hausse de 3 400 % sur la même période. Jensen Huang a résumé la situation sans détour : "Nous sommes entrés dans l'ère de l'IA utile, c'est pourquoi la demande est parabolique, absolument parabolique." Pour les entreprises, l'enjeu est direct : réduire le coût de l'inférence pour rendre les agents autonomes économiquement viables en production, et non plus seulement dans des environnements pilotes. La vitesse sur les bases de données est particulièrement stratégique, car les agents IA interrogent en continu ces systèmes pour accomplir leurs tâches, rendant la performance CPU aussi critique que celle des GPU.

Cette conférence marque une accélération nette dans la course aux infrastructures IA d'entreprise. NVIDIA et Dell s'inscrivent dans une compétition directe avec les géants du cloud -- Amazon, Google, Microsoft -- qui proposent leurs propres puces et services managés. L'argument central de Dell est de permettre aux entreprises de faire tourner leurs modèles frontières et leurs agents autonomes dans leur propre périmètre sécurisé, sans dépendre d'un fournisseur cloud. La génération Rubin succède à Blackwell, lancée en 2024, et la cadence s'accélère : NVIDIA a maintenu un rythme d'une nouvelle architecture tous les un à deux ans. Pour des groupes comme Honeywell ou Lilly, dont les données sont sensibles et les contraintes réglementaires fortes, la promesse d'une IA souveraine et haute performance constitue un argument de poids face aux offres cloud publiques.

Impact France/UE

Les entreprises européennes soumises aux contraintes RGPD pourraient tirer parti de l'offre d'IA souveraine on-premise Dell/NVIDIA pour réduire leur dépendance aux clouds publics américains.

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NVIDIA et Google réduisent les coûts d'inférence en IA
1AI News 

NVIDIA et Google réduisent les coûts d'inférence en IA

Lors de la conférence Google Cloud Next, Google et NVIDIA ont dévoilé une nouvelle génération d'infrastructure destinée à réduire drastiquement le coût de l'inférence IA à grande échelle. Les deux entreprises ont présenté les instances A5X bare-metal, reposant sur les systèmes rack NVIDIA Vera Rubin NVL72. Cette architecture promet une réduction jusqu'à dix fois du coût d'inférence par token par rapport aux générations précédentes, tout en multipliant par dix le débit de tokens par mégawatt. Pour atteindre ces performances, les instances A5X combinent les SuperNICs NVIDIA ConnectX-9 avec la technologie réseau Google Virgo, permettant de connecter jusqu'à 80 000 GPU NVIDIA Rubin au sein d'un même site, et jusqu'à 960 000 GPU dans un déploiement multi-sites. Mark Lohmeyer, VP et directeur général de l'infrastructure IA chez Google Cloud, a résumé l'enjeu : "La prochaine décennie de l'IA sera façonnée par la capacité des entreprises à faire tourner leurs charges de travail les plus exigeantes sur une infrastructure vraiment intégrée et optimisée pour l'IA." Ces annonces ont un impact direct sur les secteurs fortement réglementés, comme la finance et la santé, qui butent régulièrement sur des contraintes de souveraineté des données. Google et NVIDIA y répondent avec plusieurs initiatives concrètes : les modèles Gemini fonctionnant sur GPU NVIDIA Blackwell et Blackwell Ultra sont désormais disponibles en préversion sur Google Distributed Cloud, ce qui permet aux organisations de garder les modèles frontier entièrement dans leur environnement contrôlé, au plus près de leurs données sensibles. La sécurité est assurée par NVIDIA Confidential Computing, un protocole de chiffrement matériel qui protège les données d'entraînement et les prompts y compris vis-à-vis des opérateurs cloud eux-mêmes. Pour les environnements cloud public multi-tenant, des VM Confidential G4 équipées de GPU NVIDIA RTX PRO 6000 Blackwell sont également introduites en préversion, marquant la première offre de confidential computing cloud pour des GPU Blackwell. Cette collaboration s'inscrit dans une course plus large à l'optimisation de l'inférence, alors que les coûts opérationnels de l'IA générative restent un frein majeur à son adoption industrielle. Au-delà du matériel, le partenariat couvre aussi la couche logicielle : NVIDIA Nemotron 3 Super est désormais disponible sur la Gemini Enterprise Agent Platform, permettant aux développeurs de construire des systèmes agentiques complexes capables de raisonner, planifier et agir en chaîne. L'ensemble de la plateforme NVIDIA sur Google Cloud est optimisé pour les familles de modèles Gemini et Gemma. Avec des clusters dépassant le million de GPU et une ambition affichée de simplifier le déploiement d'IA souveraine, Google et NVIDIA repositionnent l'infrastructure cloud non plus comme un simple fournisseur de puissance de calcul, mais comme un levier stratégique pour les entreprises qui veulent industrialiser l'IA sans sacrifier performance, coût ou conformité réglementaire.

UELes entreprises européennes des secteurs réglementés (finance, santé) disposent désormais d'options d'infrastructure IA souveraine compatibles avec les exigences RGPD, réduisant un frein concret à l'industrialisation de l'IA en Europe.

InfrastructureActu
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2Le Big Data 

NVIDIA Vera : quand le CPU devient le cerveau de l’IA autonome

Le 16 mars 2026, lors de la conférence GTC 2026, Jensen Huang a présenté le processeur CPU Vera, une puce conçue spécifiquement pour l'intelligence artificielle agentique. Architecturé autour de la plateforme Olympus, Vera embarque 88 cœurs personnalisés basés sur la technologie ARM Neoverse, une mémoire SOCAMM en LPDDR6 atteignant une bande passante de 1,2 To/s, et une conception monolithique qui réduit la latence interne au minimum physiquement possible. Contrairement aux GPU Blackwell et Rubin qui gèrent le traitement parallèle massif, Vera prend en charge l'exécution séquentielle et logique : la planification, la vérification, l'enchaînement de décisions. Sa capacité à manipuler des contextes de plusieurs millions de tokens en temps réel en fait un composant radicalement différent des processeurs x86 traditionnels, jugés trop lents pour les exigences actuelles de l'IA. L'enjeu est fondamental pour toute entreprise qui cherche à déployer des agents IA dans des workflows réels. Jusqu'ici, les systèmes d'IA buttaient sur le goulot d'étranglement du raisonnement séquentiel : générer du texte rapidement ne suffit pas pour gérer du code complexe, de la logistique ou de la prise de décision multi-étapes. Vera permet à l'IA de passer d'un outil passif à un collaborateur capable d'orchestrer des tâches sur la durée, de corriger ses propres erreurs et d'enchaîner des raisonnements structurés sans latence perceptible. Pour les développeurs et les entreprises, cela ouvre concrètement la voie à des agents autonomes opérationnels dans des environnements de production exigeants, là où les solutions actuelles restent trop fragiles ou trop lentes. Cette annonce s'inscrit dans une accélération que NVIDIA pilote depuis plusieurs années en construisant une pile matérielle complète pour l'IA. Après avoir dominé l'entraînement des modèles avec ses GPU, puis l'inférence avec la gamme Blackwell, l'entreprise complète aujourd'hui l'architecture avec un CPU qui lui est propre, réduisant sa dépendance aux processeurs Intel et AMD pour les charges de travail IA. Le concept rappelle la distinction cognitive entre Système 1 (rapide, instinctif) et Système 2 (analytique, délibéré) : les GPU couvrent le premier, Vera prend en charge le second. Si l'adoption suit, NVIDIA pourrait imposer une architecture propriétaire de bout en bout pour les data centers orientés agents, ce qui renforcerait encore davantage sa position dominante dans l'infrastructure de l'IA mondiale au moment où la course aux systèmes autonomes s'intensifie chez Google, Microsoft et Meta.

UELes opérateurs de data centers européens déployant des agents IA devront évaluer une migration vers cette architecture propriétaire NVIDIA pour contourner les goulots d'étranglement du raisonnement séquentiel.

💬 Le goulot d'étranglement du raisonnement séquentiel, c'est le truc qui fait ramer les agents en prod depuis 2 ans, et Vera s'attaque frontalement à ça. La distinction Système 1/Système 2 appliquée au silicium, c'est bien vu, pas juste du marketing. Le revers, c'est que si t'as besoin de Vera pour que tes agents tournent vraiment, t'achètes le stack NVIDIA complet, de bout en bout, et ils le savent.

InfrastructureOpinion
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L'efficacité à grande échelle : NVIDIA et les acteurs de l'énergie accélèrent les centres d'IA flexibles pour renforcer le réseau électrique
3NVIDIA AI Blog 

L'efficacité à grande échelle : NVIDIA et les acteurs de l'énergie accélèrent les centres d'IA flexibles pour renforcer le réseau électrique

NVIDIA et la startup Emerald AI ont présenté lors du CERAWeek — le sommet mondial de l'énergie surnommé le « Davos de l'énergie » — une architecture inédite qui transforme les usines à IA en actifs flexibles pour le réseau électrique. Construite sur la plateforme NVIDIA Vera Rubin DSX et le logiciel Conductor d'Emerald AI, cette approche intègre calcul, gestion de l'énergie et pilotage en temps réel dans une architecture unifiée. Concrètement, une usine à IA peut désormais moduler sa consommation électrique en fonction des conditions du réseau, tout en continuant à produire des tokens. Six grands acteurs de l'énergie — AES, Constellation, Invenergy, NextEra Energy, Nscale Energy & Power et Vistra — se sont engagés à construire des capacités de production compatibles avec cette architecture, notamment via des projets hybrides combinant alimentation locale et connexion au réseau. Du côté de l'efficacité pure, NVIDIA revendique une progression d'un million de fois le nombre de tokens générés pour un même budget énergétique, entre le GPU Kepler de 2012 et la plateforme Vera Rubin lancée cette année. La métrique clé est désormais le « tokens par seconde par watt ». Cet enjeu dépasse la simple optimisation technique : la croissance explosive des infrastructures IA menace de déstabiliser des réseaux électriques déjà sous tension. En rendant les centres de calcul capables de s'adapter en temps réel à l'offre disponible — en réduisant leur consommation lors des pics de demande, par exemple — cette approche évite de dimensionner le réseau pour des pointes qui ne surviennent que rarement. Pour les opérateurs d'énergie, cela représente une nouvelle classe de clients industriels qui, au lieu de fragiliser le réseau, peuvent contribuer à sa stabilité. Pour les entreprises qui déploient l'IA à grande échelle, l'avantage est double : des coûts opérationnels réduits et un accès accéléré à la puissance électrique, souvent le principal goulot d'étranglement dans la construction de nouveaux data centers. Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, décrit l'infrastructure IA comme un « gâteau à cinq couches » — énergie, puces, infrastructure, modèles, applications — dans lequel l'énergie constitue la base fondatrice. C'est dans cette logique que s'inscrit également l'annonce de Maximo, une entreprise de robotique solaire incubée par AES, qui a achevé l'installation autonome d'une ferme solaire de 100 mégawatts sur le site Bellefield d'AES, en utilisant NVIDIA Omniverse et Isaac Sim. TerraPower, en partenariat avec SoftServe, a de son côté présenté une plateforme de jumeau numérique propulsée par Omniverse pour accélérer la conception de réacteurs nucléaires. Ces annonces illustrent une tendance de fond : l'IA ne se contente plus de consommer de l'énergie, elle commence à en accélérer la production.

UENscale, opérateur européen de data centers, figure parmi les six partenaires engagés dans cette architecture, ce qui pourrait influencer la stratégie énergétique des centres de calcul IA en Europe.

InfrastructureActu
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4NVIDIA AI Blog 

NVIDIA et ses partenaires présentent l'avenir de la fabrication pilotée par l'IA à Hannover Messe 2026

NVIDIA et ses partenaires industriels investissent Hannover Messe 2026, le salon phare de l'industrie manufacturière qui se tient du 20 au 24 avril à Hanovre, en Allemagne, pour y présenter ce qu'ils considèrent comme la prochaine révolution de la production : l'usine pilotée par l'intelligence artificielle. Au programme, des démonstrations concrètes couvrant l'informatique accélérée, la simulation physique en temps réel, les agents autonomes et les robots humanoïdes opérant en environnement industriel. Parmi les temps forts, l'annonce de l'Industrial AI Cloud, l'un des plus grands centres d'IA d'Europe, construit en Allemagne par Deutsche Telekom sur infrastructure NVIDIA. Des géants comme SAP, Siemens, ABB, Dassault Systèmes, Cadence ou encore Synopsys y participent, aux côtés d'acteurs spécialisés comme Agile Robots, Wandelbots et PhysicsX. EDAG, prestataire indépendant d'ingénierie, a par ailleurs annoncé le déploiement de sa plateforme de métavers industriel "metys" sur ce cloud souverain, ciblant l'automobile et l'ingénierie lourde. L'enjeu est considérable : l'industrie manufacturière mondiale fait face à une pression simultanée sur les cycles de conception, les coûts opérationnels et la disponibilité de main-d'œuvre qualifiée. L'IA n'est plus une option expérimentale mais un levier de compétitivité immédiat. Les jumeaux numériques à l'échelle d'une usine entière, construits sur les bibliothèques Omniverse de NVIDIA et le standard ouvert OpenUSD, permettent désormais de simuler, tester et optimiser des lignes de production en continu, sans interruption physique. ABB, par exemple, intègre ces outils dans sa suite Genix pour analyser la performance des équipements et accélérer la recherche de causes de pannes via des agents IA. Pour les ingénieurs, la simulation physique en temps réel change radicalement le processus de conception : là où des heures de calcul étaient nécessaires, des résultats apparaissent en secondes. Cette offensive de NVIDIA dans l'industrie s'inscrit dans une stratégie plus large visant à faire de l'informatique accélérée le socle de la transformation industrielle européenne. Le concept de "souveraineté numérique" est central : face aux craintes européennes de dépendance aux clouds américains, l'Industrial AI Cloud positionné en Allemagne répond à une demande politique autant qu'économique. CUDA-X, Omniverse, les modèles ouverts Nemotron et les puces NVIDIA équipent désormais les logiciels des éditeurs les plus influents du secteur, de Siemens à Dassault Systèmes, créant un écosystème interdépendant difficile à contourner. Dell, IBM, Lenovo et PNY complètent l'offre avec des systèmes accélérés déployables de la périphérie jusqu'aux datacenters. La prochaine étape, déjà visible à Hanovre, est l'intégration de robots humanoïdes dans les chaînes de production, un marché où NVIDIA entend jouer un rôle d'infrastructure aussi structurant que dans l'IA générative.

UEL'Industrial AI Cloud inauguré en Allemagne par Deutsche Telekom sur infrastructure NVIDIA, avec la participation de Dassault Systèmes et Siemens, offre aux industriels européens une infrastructure cloud souveraine pour déployer l'IA en production.

InfrastructureActu
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