Aller au contenu principal
SAP Sapphire : l’entreprise autonome devient la nouvelle vision B2B de SAP
OutilsLe Big Data1h

SAP Sapphire : l’entreprise autonome devient la nouvelle vision B2B de SAP

Résumé IASource uniqueImpact UE
Source originale ↗·

Lors de SAP Sapphire 2026, l'éditeur allemand SAP a présenté sa nouvelle vision stratégique : transformer son ERP en une "entreprise autonome" capable d'exécuter des processus critiques de bout en bout grâce à l'IA. Le CEO Christian Klein a dévoilé trois piliers majeurs : SAP Autonomous Suite, qui déploie plus de 50 assistants Joule spécialisés coordonnant plus de 200 agents IA dans la finance, les achats, la supply chain, les RH et l'expérience client ; SAP Business AI Platform, qui fusionne SAP Business Technology Platform, SAP Business Data Cloud et SAP Business AI en un environnement unique ; et Joule Work, une interface orientée objectif accessible sur ordinateur, mobile et commandes vocales. Pour accélérer l'adoption, SAP annonce un fonds de 100 millions d'euros et une série de partenariats avec Anthropic, Amazon Web Services, Google Cloud, Microsoft, NVIDIA, Mistral AI et Cohere. Un cas concret a été mis en avant avec l'énergéticien RWE : des agents IA analysent des milliers d'incidents passés sur des éoliennes offshore pour identifier l'origine probable d'une panne et générer automatiquement des ordres de maintenance préremplis.

L'enjeu central de cette annonce est de faire passer l'IA d'un rôle d'assistant à celui d'exécutant autonome au coeur des opérations d'entreprise. L'assistant dédié à la clôture financière illustre l'ambition : en automatisant les écritures comptables, les rapprochements et la correction d'erreurs, SAP promet de réduire un processus qui prenait plusieurs semaines à quelques jours seulement. Pour les grandes entreprises soumises à des exigences croissantes de productivité, de conformité réglementaire et de rapidité, c'est une promesse directement chiffrée en gains opérationnels. Le lancement de sept solutions Industry AI, avec des règles métiers et réglementaires propres à chaque secteur, signale que SAP ne vise plus seulement les directions IT mais les métiers eux-mêmes, qu'il s'agisse de l'énergie, de la logistique ou de la fabrication.

Cette offensive s'inscrit dans une compétition frontale entre les grands éditeurs ERP pour la domination de l'IA d'entreprise, face à Oracle, Microsoft et Salesforce qui poursuivent des ambitions similaires. SAP capitalise sur sa position de référence dans les grandes organisations mondiales, où ses systèmes gèrent déjà les données les plus critiques : c'est précisément ce capital de confiance et de données que le groupe cherche à monétiser via l'IA autonome. Le SAP Knowledge Graph, couche qui structure les relations entre données, processus et entités métiers, est présenté comme le socle différenciateur qui donnera aux agents une compréhension contextuelle que des solutions génériques ne peuvent pas offrir. Les partenariats avec des fournisseurs de modèles souverains comme Mistral AI et Cohere indiquent également que SAP anticipe des exigences de conformité et de localisation des données, particulièrement fortes en Europe. La prochaine étape sera de valider ces promesses à grande échelle dans des déploiements réels, au-delà des cas pilotes présentés en conférence.

Impact France/UE

SAP, leader européen des ERP, intègre Mistral AI dans sa plateforme et anticipe explicitement les exigences européennes de souveraineté et de localisation des données, avec un fonds de 100 millions d'euros ciblant l'adoption dans les grandes organisations, dont de nombreuses entreprises françaises et européennes déjà clientes.

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Votre entreprise est-elle prête pour l'IA ?
1VentureBeat AI 

Votre entreprise est-elle prête pour l'IA ?

La grande majorité des entreprises ont abordé l'intelligence artificielle avec un objectif simple : automatiser plus vite, à moindre coût et à grande échelle. Chatbots pour les demandes de service, modèles de machine learning pour les prévisions, tableaux de bord analytiques pour la prise de décision : ces déploiements ponctuels ont constitué la première vague d'adoption. Pourtant, selon une analyse publiée par EdgeVerve, spécialiste des plateformes d'IA d'entreprise, beaucoup d'organisations constatent aujourd'hui que multiplier les solutions individuelles ne se traduit pas automatiquement par un impact à l'échelle de l'entreprise. Les pilotes se succèdent, mais la valeur stagne. La prochaine étape de maturité ne consiste plus à déployer davantage de modèles, mais à faire évoluer l'IA en continu selon les objectifs business, les contraintes réglementaires et les contextes clients. C'est ce que EdgeVerve nomme les "écosystèmes d'IA adaptatifs" : des réseaux d'agents, de modèles, de sources de données et de services de décision capables de fonctionner ensemble de façon dynamique, en intégrant traitement du langage naturel, vision par ordinateur, analytique prédictive et prise de décision autonome, tout en maintenant une supervision humaine. L'enjeu est particulièrement critique pour les organisations dites Global Business Services (GBS), qui pilotent des processus à haut volume dans des marchés aux réglementations et comportements clients très différents. Pour ces structures, l'automatisation statique atteint vite ses limites : elle ne sait pas s'adapter aux signaux en temps réel ni coordonner des flux de travail qui traversent fonctions, régions et systèmes. Les recherches de SSON Research identifient plusieurs freins persistants à l'adoption de l'IA générative dans ce secteur : mauvaise qualité des données, manque de compétences spécialisées, préoccupations autour de la confidentialité, retour sur investissement flou et contraintes budgétaires. Mais derrière ces symptômes, la cause commune est la fragmentation : des données cloisonnées, une gouvernance floue, des initiatives IA pilotées localement sans stratégie partagée. Résultat : les entreprises accumulent des solutions qui ne communiquent pas, des modèles sans contexte commun et une gouvernance traitée comme une formalité plutôt qu'un principe de conception. La distinction que fait EdgeVerve entre "écosystème" et "plateforme" est au coeur de la solution proposée. L'écosystème décrit l'ambition : comment les capacités IA collaborent à l'échelle de l'entreprise. La plateforme en est le socle technique, fournissant des services communs qui permettent aux agents d'accéder à des données harmonisées, d'orchestrer des processus de bout en bout, de s'interconnecter avec les applications existantes et d'opérer dans des périmètres de sécurité et de conformité définis. Sans cette couche plateforme, les écosystèmes adaptatifs restent théoriques. C'est sur ce marché que des acteurs comme EdgeVerve, filiale d'Infosys, se positionnent face à des concurrents comme ServiceNow ou Microsoft, alors que les grandes entreprises cherchent à passer d'une IA de projets pilotes à une IA véritablement opérationnelle et gouvernée.

UELes entreprises européennes soumises à l'AI Act et aux exigences de gouvernance pourraient s'appuyer sur des approches d'écosystèmes adaptatifs pour concilier scalabilité IA et conformité réglementaire.

OutilsActu
1 source
2VentureBeat AI 

Nous avons testé la nouvelle app bureau Claude Code et les 'Routines' : ce que les entreprises doivent savoir

Le 14 avril 2026, Anthropic a lancé deux mises à jour majeures pour Claude Code : une refonte complète de l'application desktop (Mac et Windows) et l'introduction des « Routines » en aperçu de recherche. L'application redessinée s'articule autour d'une nouvelle fonctionnalité centrale appelée « Mission Control » : une barre latérale permettant de gérer toutes les sessions actives et récentes en un seul écran, filtrables par statut, projet ou environnement. En parallèle, les Routines se déclinent en trois catégories : les Routines planifiées (exécution sur un calendrier, comme un cron job sophistiqué), les Routines API (endpoints dédiés avec tokens d'authentification pour déclencher Claude via HTTP depuis des outils comme Datadog), et les Routines Webhook (déclenchées par des événements GitHub, comme des commentaires de pull request ou des échecs CI/CD). Les limites quotidiennes sont fixées à 5 Routines pour les utilisateurs Pro, 15 pour Max, et 25 pour les abonnements Team et Enterprise, avec possibilité d'acheter des quotas supplémentaires. Ces mises à jour marquent un changement de philosophie profond : Anthropic abandonne le paradigme du « copilote » à fil unique pour celui de l'orchestration multi-agents. Un développeur peut désormais piloter simultanément un refactoring dans un dépôt, une correction de bugs dans un second et l'écriture de tests dans un troisième, tout en surveillant l'avancement depuis un seul tableau de bord. La fonctionnalité « Side Chat » (accessible via ⌘ + ;, ou via la commande /btw en terminal) répond à un problème concret du travail agentique : poser une question de clarification sans polluer l'historique de la tâche principale. Surtout, les Routines déplacent l'exécution vers l'infrastructure cloud d'Anthropic, ce qui signifie qu'une tâche critique, comme le tri nocturne de bugs depuis un backlog Linear, peut tourner à 2h du matin sans que l'ordinateur du développeur soit allumé. Ces annonces s'inscrivent dans une tendance de fond qui voit les grands acteurs de l'IA transformer leurs outils de développement en plateformes d'automatisation d'entreprise. Pendant des années, le secteur s'est concentré sur des assistants réactifs intégrés aux IDE ; l'évolution vers des agents autonomes capables d'agir sur plusieurs dépôts en parallèle, et de s'intégrer directement dans les pipelines CI/CD ou les systèmes d'alerte, représente une rupture architecturale. Anthropic doit cependant convaincre les développeurs attachés au terminal, plus léger et mieux intégré aux workflows shell existants, que l'interface graphique apporte une valeur réelle. La bataille pour devenir l'environnement de référence du développeur augmenté est désormais ouverte, avec OpenAI, Google et des acteurs comme Cursor en embuscade.

UELes développeurs et entreprises européens peuvent intégrer Claude Code directement dans leurs pipelines CI/CD et systèmes d'alerte, mais l'exécution des Routines sur l'infrastructure cloud d'Anthropic soulève des questions de conformité RGPD pour les équipes soumises à des contraintes de résidence des données.

OutilsOutil
1 source
Box Automate : la fin des tâches répétitives en entreprise
3Le Big Data 

Box Automate : la fin des tâches répétitives en entreprise

Box a lancé Box Automate, une nouvelle solution d'automatisation intégrée à sa plateforme de gestion de contenu, avec pour ambition de transformer les documents statiques en déclencheurs d'actions autonomes. Développée en collaboration avec les modèles d'OpenAI, d'Anthropic et de Google, la solution repose sur un éditeur no-code basé sur le glisser-déposer, permettant à n'importe quel responsable de service de concevoir des flux de travail automatisés sans intervention du département informatique. Le système orchestre des agents IA spécialisés qui analysent le contenu des fichiers, extraient les métadonnées pertinentes et n'impliquent un humain que pour les décisions critiques. Parmi les premiers déploiements notables, Samsung utilise déjà l'outil pour automatiser l'onboarding de ses nouvelles recrues, en connectant des systèmes RH comme Workday et Greenhouse à Box DocGen pour générer des documents personnalisés en temps réel. L'enjeu central de Box Automate est de réduire drastiquement le délai entre la réception d'un document et l'action qui en découle, un goulot d'étranglement chronique dans la majorité des organisations. Les applications couvrent des fonctions très diverses : les services juridiques peuvent automatiser l'évaluation des risques contractuels, les équipes crédit croiser automatiquement les pièces justificatives pour instruire des dossiers de prêt, et les agences de recherche piloter la conformité de leurs rapports techniques. Aaron Levie, PDG de Box, positionne explicitement cette capacité d'automatisation du quotidien comme le véritable retour sur investissement de l'IA en entreprise, au-delà des usages ponctuels ou expérimentaux. Pour les utilisateurs finaux, le gain est immédiat : des traitements qui prenaient plusieurs jours peuvent désormais s'effectuer en quelques minutes. Box s'inscrit dans une tendance de fond qui voit les plateformes de gestion documentaire muer en véritables orchestrateurs de processus métier. Face à des concurrents comme Microsoft SharePoint ou Google Workspace qui intègrent eux aussi des couches d'automatisation IA, Box mise sur la flexibilité architecturale et la neutralité vis-à-vis des fournisseurs de modèles pour se différencier. Le choix d'une architecture ouverte, compatible avec plusieurs grands LLMs, permet à ses clients de bénéficier des avancées technologiques sans reconstruire leurs workflows internes. La commercialisation est déjà effective, avec une offre graduée selon les licences : les versions Business couvrent l'automatisation de base, tandis que l'Enterprise Advanced donne accès à l'orchestration complète par agents IA via Box AI Studio. La prochaine étape sera d'observer si ces promesses d'automatisation tiennent à l'échelle dans des environnements complexes, notamment sur les questions de gouvernance et de traçabilité des décisions prises par les agents.

UELes entreprises européennes utilisant Box peuvent automatiser leurs flux documentaires sans compétences techniques, mais devront évaluer la conformité RGPD des traitements automatisés par agents IA.

OutilsOutil
1 source
NVIDIA et ServiceNow s'associent pour développer des agents IA autonomes pour les entreprises
4NVIDIA AI Blog 

NVIDIA et ServiceNow s'associent pour développer des agents IA autonomes pour les entreprises

Lors de la conférence ServiceNow Knowledge 2026, Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, est monté sur scène aux côtés de Bill McDermott, PDG de ServiceNow, pour annoncer l'extension de leur collaboration dans le domaine de l'intelligence artificielle en entreprise. Au coeur de cette annonce figure Project Arc, un agent autonome de bureau conçu pour fonctionner en continu et évoluer de façon autonome, destiné aux travailleurs du savoir comme les développeurs, les équipes IT et les administrateurs systèmes. Contrairement aux agents IA classiques, Project Arc s'intègre nativement à la plateforme ServiceNow via ServiceNow Action Fabric, et s'appuie sur OpenShell, un moteur d'exécution open source développé par NVIDIA permettant de déployer des agents dans des environnements sandbox gouvernés par des politiques de sécurité. L'agent peut accéder aux systèmes de fichiers locaux, aux terminaux et aux applications installées sur un poste de travail, et exécuter des tâches complexes en plusieurs étapes que l'automatisation traditionnelle ne peut pas prendre en charge. Ce partenariat marque un tournant dans la manière dont les grandes entreprises envisagent l'IA. Jusqu'ici cantonnée à la génération de texte ou au raisonnement assisté, l'intelligence artificielle passe désormais à l'action de façon autonome, durable et auditable. Pour les organisations, l'enjeu est considérable : déployer des agents capables d'agir sur de vraies infrastructures sans exposer des données sensibles ni contourner les règles de conformité. Project Arc répond à cette exigence en combinant l'AI Control Tower de ServiceNow, qui assure la gouvernance et la traçabilité de chaque action, avec le runtime sécurisé OpenShell de NVIDIA, qui définit précisément ce qu'un agent peut voir, quels outils il peut utiliser et comment chaque action est isolée du reste du système. L'annonce s'inscrit dans une tendance de fond : après des années d'investissements massifs dans les grands modèles de langage, les acteurs technologiques cherchent à concrétiser l'IA agentique dans des environnements professionnels réels. NVIDIA et ServiceNow misent sur un écosystème ouvert, fondé sur les modèles Nemotron de NVIDIA et des compétences spécialisées développées pour les ServiceNow AI Specialists, pour permettre aux entreprises d'adapter ces systèmes à leurs propres données et processus métier. Les deux sociétés co-développent également NOWAI-Bench, une suite de benchmarks ouverte pour évaluer les performances des agents IA en entreprise, intégrée à la bibliothèque NVIDIA NeMo Gym. L'environnement EnterpriseOps-Gym, l'un des plus exigeants du secteur, fait partie de cet effort pour établir des standards communs dans une course à l'agentique qui mobilise désormais tous les grands acteurs du cloud et de l'infrastructure.

UELes entreprises européennes pourraient déployer Project Arc en s'appuyant sur ses mécanismes de gouvernance et de traçabilité pour répondre aux exigences d'auditabilité imposées par l'AI Act.

OutilsOutil
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour