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JBS Dev : données imparfaites et le dernier kilomètre de l'IA, de la performance des modèles à la viabilité des coûts
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JBS Dev : données imparfaites et le dernier kilomètre de l'IA, de la performance des modèles à la viabilité des coûts

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Joe Rose, président de JBS Dev, un fournisseur de technologies stratégiques, remet en question l'un des mythes les plus répandus autour de l'IA générative : celui selon lequel les données doivent être parfaites avant de lancer tout projet d'IA. Lors de sa participation à l'AI & Big Data Expo, Rose a détaillé comment les outils actuels permettent de travailler efficacement avec des données imparfaites, en donnant l'exemple concret d'un client dans le secteur médical. L'objectif était de migrer vers un nouveau système de réconciliation de facturation, avec des dossiers hétérogènes : certains en PDF, d'autres sous forme d'images scannées, des noms de médecins mal placés dans les champs patients, des procédures mal catégorisées. L'IA générative a permis d'extraire les données exploitables via OCR et extraction de texte, puis des approches plus agentiques ont pris le relais, comme la comparaison automatique entre un dossier patient et un contrat d'assurance pour vérifier que la facturation était correcte. Le niveau d'automatisation est ainsi passé de 20 % à 40 %, puis 60 %, puis 80 %, avec un humain dans la boucle pour traiter les cas limites.

Ce changement de paradigme a des implications concrètes pour les entreprises qui hésitent à se lancer dans des projets d'IA par peur d'un patrimoine data insuffisant. Rose souligne que les conseils des éditeurs et consultants, qui recommandent des lacs de données massifs et des programmes de transformation pluriannuels, servent avant tout leurs propres intérêts commerciaux. En pratique, un LLM est capable de comprendre une instruction à moitié rédigée, ce qui rend ces systèmes étonnamment robustes face à la qualité variable des données. La vraie rupture culturelle est ailleurs : les équipes IT doivent abandonner le réflexe "on construit, ça tourne, on oublie", car les systèmes agentiques nécessitent une supervision continue et une montée en automatisation progressive.

Les prochains enjeux du secteur ne seront pas dans la course aux capacités des modèles, estime Rose, mais dans leur soutenabilité économique et leur portabilité. La question centrale devient : comment faire tourner ces modèles sur un laptop ou un smartphone plutôt que dans des data centers que l'on construit à un rythme difficilement tenable ? Rose va plus loin avec une prise de position tranchée : les entreprises devraient arrêter d'acheter des solutions SaaS pour des cas d'usage IA qu'elles peuvent implémenter elles-mêmes. Les outils cloud des trois grands fournisseurs (AWS, Azure, Google Cloud) suffisent pour démarrer des workloads agentiques dès demain, sans nouvelles licences ni formations spécifiques. Une position qui tranche avec les discours dominants de l'écosystème, et qui reflète une maturité croissante du marché face aux promesses de l'IA d'entreprise.

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UELes entreprises françaises utilisant des CRM Microsoft peuvent adopter ces fonctionnalités via des intégrateurs comme Cosmo Consult, actifs sur le marché français.

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