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Carlos Diaz : « Le futur des médias sera incarné, distribué par YouTube et augmenté par l’IA »
SociétéFrenchWeb · 1 min de lecture

Carlos Diaz : « Le futur des médias sera incarné, distribué par YouTube et augmenté par l’IA »

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Carlos Diaz, entrepreneur et investisseur français installé à San Francisco depuis seize ans, livre sa vision du futur des médias : un paysage incarné, structuré autour de YouTube comme plateforme de distribution dominante, et profondément transformé par l'intelligence artificielle. Observateur privilégié depuis la Silicon Valley, il partage ses analyses à travers deux formats qu'il a créés : Silicon Carne, un podcast qui tranche avec le discours lisse habituel de l'écosystème tech, et Le Festin, un déjeuner conçu pour libérer la parole dans un milieu souvent formaté.

Sa thèse centrale est que l'avenir des médias appartient aux créateurs incarnés, c'est-à-dire à des personnalités identifiables qui construisent une audience directe, sans passer par les intermédiaires traditionnels. YouTube, plus que les plateformes de streaming ou la presse en ligne, s'impose selon lui comme le canal incontournable de distribution à grande échelle. L'IA, elle, n'est pas vue comme une menace mais comme un amplificateur : elle permet de produire davantage, mieux et plus vite, tout en restant centré sur la voix humaine comme valeur différenciante.

Ce discours s'inscrit dans un débat plus large qui agite l'industrie des médias depuis plusieurs années : comment survivre à la désintermédiation imposée par les plateformes numériques ? Pendant que les groupes de presse traditionnels perdent des revenus publicitaires au profit de Google et Meta, une nouvelle génération de créateurs indépendants, souvent formés dans la culture startup, construit des médias rentables en s'appuyant sur l'audience directe, la communauté et les outils d'IA générative.

Impact France/UE

La thèse interpelle directement les médias français confrontés à la désintermédiation publicitaire par Google et Meta, en proposant une feuille de route aux créateurs indépendants français pour s'adapter à ce nouvel écosystème.

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