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NVIDIA AI lance Star Elastic : un checkpoint unique pour trois modèles de raisonnement de 30B, 23B et 12B paramètres
LLMsMarkTechPost · 2 min de lecture

NVIDIA AI lance Star Elastic : un checkpoint unique pour trois modèles de raisonnement de 30B, 23B et 12B paramètres

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NVIDIA Research a présenté Star Elastic, une nouvelle méthode post-entraînement qui permet d'intégrer plusieurs sous-modèles de tailles différentes au sein d'un unique checkpoint. Appliquée à Nemotron Nano v3, un modèle hybride Mamba-Transformer-MoE de 30 milliards de paramètres au total (3,6 milliards actifs), la technique génère deux variantes imbriquées : une version 23B (2,8B actifs) et une version 12B (2,0B actifs). Les trois modèles sont entraînés en une seule passe sur environ 160 milliards de tokens, puis stockés dans un seul fichier de poids. Aucun fine-tuning supplémentaire n'est nécessaire pour extraire l'une ou l'autre variante.

Jusqu'ici, produire une famille de modèles signifiait multiplier les entraînements complets, les volumes de stockage et les infrastructures de déploiement. Star Elastic tranche ce problème en identifiant, pour chaque budget de paramètres cible, quels composants du modèle parent contribuent le plus à la précision : canaux d'embedding, têtes d'attention, experts MoE, dimensions intermédiaires des couches FFN. Ces composants sont classés par importance, de sorte que les sous-modèles plus petits réutilisent toujours le sous-ensemble le plus performant du modèle plus grand. Pour les couches MoE, la méthode introduit le Router-Weighted Expert Activation Pruning (REAP), qui sélectionne les experts en combinant les valeurs des gates de routage et les magnitudes de sortie, un signal plus fiable que la simple fréquence d'activation. L'architecture de chaque variante est déterminée par un routeur entraînable de bout en bout via Gumbel-Softmax, qui apprend à prendre des décisions architecturales en optimisant simultanément la distillation de connaissance depuis le modèle parent et le respect d'un budget de ressources cible.

La pression pour réduire le coût du déploiement de LLMs est constante, notamment pour les équipes qui veulent proposer plusieurs niveaux de qualité sans doubler les coûts d'infrastructure. Star Elastic s'inscrit dans une lignée de techniques de compression comme Minitron (déjà développé par NVIDIA), mais s'en distingue par son routeur différentiable et son entraînement en deux phases : une première sur des contextes courts de 8 192 tokens, puis une seconde sur des contextes longs de 49 152 tokens avec sur-représentation du modèle 30B complet (probabilité 0,5 contre 0,3 pour le 23B et 0,2 pour le 12B). Les ablations sur Nemotron Nano v2 montrent que cette seconde phase seule apporte jusqu'à 19,8 points de gain sur AIME-2025 pour une variante 6B, ce qui justifie son inclusion systématique. La méthode ouvre la voie à des déploiements adaptatifs où un même checkpoint peut servir différentes phases de raisonnement selon les contraintes de latence ou de mémoire disponible.

💬 L'analyse de Mathieu

Un checkpoint, trois modèles, zéro fine-tuning supplémentaire. C'est le genre de truc qui semble évident avec le recul mais qui demandait jusqu'ici de lancer trois entraînements complets, trois pipelines de déploiement, trois factures de stockage. Reste à voir si les variantes 12B et 23B tiennent vraiment face à des modèles entraînés séparément, parce que "imbriqué dans le même fichier" et "aussi bon qu'un modèle dédié", c'est pas forcément la même chose.

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Mistral AI lance Mistral Small 4 : un modèle MoE de 119 milliards de paramètres qui unifie instruction, raisonnement et tâches multimodales

Mistral AI franchit une étape importante avec le lancement de Mistral Small 4, un modèle d'architecture Mixture-of-Experts (MoE) qui unifie pour la première fois sous un seul déploiement des capacités jusqu'ici réparties entre plusieurs modèles distincts : suivi d'instructions, raisonnement, compréhension multimodale et codage agentique. Ce choix architectural répond à une friction réelle dans les environnements de production : la nécessité de router les requêtes entre plusieurs modèles spécialisés selon leur nature. Mistral Small 4 supprime ce besoin en exposant un unique point d'entrée API capable de gérer aussi bien les tâches conversationnelles légères que les raisonnements complexes ou l'analyse d'images, une simplification significative pour les équipes d'ingénierie qui gèrent des infrastructures d'inférence à grande échelle. Sur le plan technique, le modèle repose sur 128 experts dont 4 sont activés par token, pour un total de 119 milliards de paramètres mais seulement 6 milliards actifs par inférence. Il prend en charge une fenêtre de contexte de 256 000 tokens. L'innovation la plus notable reste le paramètre reasoning_effort configurable à la requête : réglé sur none, il produit des réponses rapides comparables à Mistral Small 3.2 ; réglé sur high, il active un raisonnement pas-à-pas équivalent aux anciens modèles Magistral. En termes de performances, Mistral annonce une réduction de 40 % du temps de complétion et 3x plus de requêtes par seconde face à Small 3, tout en surpassant GPT-OSS 120B sur LiveCodeBench et AIME 2025 avec 20 % de tokens générés en moins. Cette dernière métrique, la performance par token généré, est au cœur du positionnement commercial de Mistral : face aux modèles Qwen qui nécessitent entre 5 800 et 6 100 caractères pour des résultats comparables sur les benchmarks de raisonnement, Small 4 atteint des performances équivalentes avec seulement 1 600 caractères, ce qui se traduit directement par une réduction de la latence et des coûts d'inférence en production.

UEMistral AI, entreprise française, élargit son offre avec un modèle multimodal unifié performant, renforçant la compétitivité européenne dans la course aux LLMs face aux acteurs américains et asiatiques.

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OpenMOSS publie MOSS-Audio, un modèle open source pour la parole, le son, la musique et le raisonnement audio temporel
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OpenMOSS publie MOSS-Audio, un modèle open source pour la parole, le son, la musique et le raisonnement audio temporel

L'équipe OpenMOSS, en collaboration avec MOSI.AI et le Shanghai Innovation Institute, a publié MOSS-Audio, un modèle de fondation open source conçu pour unifier dans un seul système toutes les tâches de compréhension audio. Disponible en quatre variantes, MOSS-Audio-4B-Instruct, 4B-Thinking, 8B-Instruct et 8B-Thinking, il repose sur les modèles de langage Qwen3-4B et Qwen3-8B, atteignant respectivement environ 4,6 et 8,6 milliards de paramètres. Le modèle est capable de transcrire de la parole avec alignement temporel au niveau du mot, d'identifier les caractéristiques d'un locuteur, d'analyser ses émotions, de détecter des événements acoustiques, d'interpréter des sons d'ambiance, d'analyser des contenus musicaux et de répondre à des questions précisément ancrées dans le temps, du type "qu'a dit l'intervenant à la deuxième minute". Les variantes Instruct sont optimisées pour des sorties structurées en production, tandis que les variantes Thinking sont conçues pour le raisonnement en plusieurs étapes, grâce à un entraînement par chaîne de pensée et par apprentissage par renforcement. Jusqu'ici, accomplir l'ensemble de ces tâches nécessitait d'assembler plusieurs systèmes spécialisés distincts, chacun dédié à une modalité précise. MOSS-Audio supprime ce besoin d'orchestration en offrant un seul modèle polyvalent utilisable sans commutation. Pour les développeurs et les entreprises qui traitent des flux audio complexes, des réunions enregistrées ou des podcasts, cela représente un gain d'infrastructure significatif. Les capacités de raisonnement temporel, c'est-à-dire la possibilité de répondre à des questions référencées dans le temps sur un enregistrement, ouvrent aussi des cas d'usage qui n'étaient pas accessibles avec des architectures séparées, notamment l'analyse automatisée de contenus longs. L'architecture de MOSS-Audio repose sur trois composants : un encodeur audio, un adaptateur de modalité et un grand modèle de langage. L'encodeur, entraîné de zéro plutôt qu'emprunté à une solution existante, produit des représentations temporelles continues à 12,5 Hz. Une innovation clé baptisée DeepStack permet d'injecter des caractéristiques issues des couches intermédiaires de l'encodeur directement dans le modèle de langage, en plus de la couche finale, ce qui préserve les informations acoustiques de bas niveau comme la prosodie ou les événements transitoires. Le modèle s'inscrit dans une dynamique d'open source audio qui s'accélère depuis 2024, portée par des acteurs chinois cherchant à combler l'écart avec les laboratoires occidentaux dans le domaine du traitement multimodal. Le code source est disponible sur GitHub sous licence publique.

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Deux annonces majeures ont dominé l'actualité IA des 3 et 4 juin 2026. NVIDIA a lancé Nemotron 3 Ultra, un modèle open source de 550 milliards de paramètres au format MoE, avec 55 milliards de paramètres actifs et une fenêtre de contexte d'un million de tokens. Entraîné sur 20 000 milliards de tokens en précision NVFP4, le modèle repose sur une architecture hybride Mamba/attention avec LatentMoE, et est publié sous licence OpenMDW 1.1 avec poids, données synthétiques, checkpoints et recettes d'entraînement. NVIDIA affirme qu'il est jusqu'à 5 fois plus rapide et 30 % moins coûteux pour les tâches agentiques. Testé indépendamment par Artificial Analysis, il obtient 47,7 sur l'Intelligence Index, ce qui en fait le modèle open weights américain le plus performant à ce jour, bien qu'il reste derrière le modèle chinois Kimi K2.6. Disponible dès le jour du lancement sur vLLM, Modal, Together AI, Fireworks, Ollama et Baseten, il génère plus de 400 tokens par seconde via BlackBox. NVIDIA a également publié Nemotron 3.5 ASR, un modèle de reconnaissance vocale en streaming de 0,6 milliard de paramètres, couvrant 40 combinaisons langue-locale avec une latence inférieure à 100 millisecondes. L'autre annonce marquante vient d'Anthropic, qui a publié une note de recherche affirmant que ses systèmes actuels présentent des signes précoces d'amélioration récursive d'eux-mêmes. Les chiffres opérationnels sont frappants : plus de 80 % du code fusionné en interne chez Anthropic est désormais écrit par Claude, les ingénieurs produisent 8 fois plus de code par trimestre qu'avant, et le taux de succès de Claude sur des tâches d'ingénierie complexes en conditions ouvertes est passé de 26 % à 76 % en six mois. Le point de données le plus saisissant concerne un benchmark interne consistant à optimiser un script d'entraînement : Claude Opus 4 obtient en moyenne une accélération de 3x, tandis que Mythos Preview, un modèle expérimental plus avancé, atteint 52x. Ce même modèle surpasse des chercheurs humains 64 % du temps lorsqu'il s'agit de suggérer la prochaine étape dans une session de recherche ayant pris une mauvaise direction. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la question de la gouvernance de l'IA devient centrale. Anthropic écrit explicitement qu'il serait "bénéfique pour le monde d'avoir la possibilité de ralentir ou de suspendre temporairement le développement de l'IA de frontier", appelant à des mécanismes de vérification et de coordination face à une dynamique auto-accélératrice. La publication intervient alors que ChatGPT vient de franchir le milliard d'utilisateurs actifs mensuels, avec cinq mois de retard sur les prévisions. Ensemble, le lancement d'un modèle open source de cette envergure par NVIDIA et les métriques internes d'Anthropic dessinent un moment charnière : l'IA est désormais un acteur central de sa propre évolution, et les questions de contrôle rejoignent en urgence celles de performance.

UEL'appel explicite d'Anthropic à des mécanismes de vérification et de coordination internationale du développement de l'IA de frontier résonne directement avec les ambitions régulatrices de l'AI Act européen et renforce les partisans d'une gouvernance mondiale contraignante.

💬 Ce qui m'a arrêté, c'est pas Nemotron (solide, disponible sur Ollama dès le lancement, on s'en servira). C'est les chiffres internes d'Anthropic : 80% de leur code écrit par Claude, taux de réussite sur des tâches d'ingénierie complexes passé de 26% à 76% en six mois, et un modèle expérimental qui optimise des scripts d'entraînement à 52x. Quand ceux qui construisent l'outil publient ces chiffres ET appellent dans le même document à ralentir le développement, c'est qu'ils voient quelque chose qu'on ne voit pas encore.

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NVIDIA publie Nemotron-Cascade 2 : un MoE open source de 30 milliards de paramètres avec 3 milliards actifs, offrant un meilleur raisonnement et de solides capacités agentiques

NVIDIA vient de dévoiler Nemotron-Cascade 2, un modèle open-weight de type Mixture-of-Experts (MoE) doté de 30 milliards de paramètres totaux, dont seulement 3 milliards activés lors de l'inférence. Ce modèle marque une étape notable dans la course à la « densité d'intelligence » : délivrer des capacités de raisonnement avancées avec une empreinte computationnelle réduite, rendant le modèle accessible à une large communauté de développeurs et chercheurs. L'enjeu stratégique est de taille pour NVIDIA, qui consolide ainsi sa position dans l'écosystème des LLM open source face à des concurrents comme Qwen (Alibaba) ou Mistral. En ciblant spécifiquement le raisonnement mathématique, le code et les tâches agentiques, le modèle s'adresse directement aux cas d'usage industriels et académiques les plus exigeants, là où les modèles généralistes montrent souvent leurs limites. Les résultats sont particulièrement frappants sur des benchmarks de référence : 92,4 sur AIME 2025 (contre 91,9 pour le Qwen3.5-35B-A3B), 87,2 sur LiveCodeBench v6 (contre 74,6), et 83,5 sur ArenaHard v2 (contre 65,4). Il devient par ailleurs le deuxième modèle open-weight à atteindre le niveau Médaille d'Or simultanément aux Olympiades Internationales de Mathématiques (IMO), à l'IOI et aux ICPC World Finals 2025. Ces performances reposent sur un pipeline d'entraînement en trois étapes : un fine-tuning supervisé sur 1,9 million de traces Python, suivi d'un Cascade RL (apprentissage par renforcement séquentiel par domaine pour éviter l'oubli catastrophique), et enfin une innovation clé baptisée MOPD (Multi-Domain On-Policy Distillation), qui surpasse le GRPO en efficacité d'échantillonnage, atteignant un score de 92,0 sur AIME25 en seulement 30 étapes contre 91,0 pour GRPO. Le modèle propose deux modes d'inférence distincts via son template de chat, un mode raisonnement activé par un token `` pour les tâches complexes, et un mode direct plus rapide pour les réponses simples, ainsi qu'un protocole structuré de tool-calling pour les applications agentiques. Cette architecture modulaire en fait un candidat sérieux pour les pipelines d'agents autonomes, un segment en forte croissance en 2026.

UEModèle open-weight librement accessible aux développeurs et entreprises européens pour des cas d'usage de raisonnement avancé et d'agents IA.

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