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SAP : les entreprises qui adoptent l’IA innovent plus vite et plus efficacement
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SAP : les entreprises qui adoptent l’IA innovent plus vite et plus efficacement

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SAP affirme que l'intelligence artificielle intégrée à ses solutions cloud ERP bouleverse l'accès aux outils de gestion avancés pour les entreprises de taille moyenne. Avec SAP Business AI et SAP Cloud ERP, l'éditeur allemand propose désormais aux PME et ETI les mêmes capacités d'automatisation, d'analyse et d'optimisation que celles réservées jusqu'ici aux multinationales, sans les coûts d'infrastructure d'autrefois. Des entreprises comme John Boos & Co, centenaire du secteur industriel confrontée à une forte croissance et une lourde dette technologique, s'appuient déjà sur cette plateforme. Son DSI Britt East explique que l'objectif est d'unifier les opérations tout en permettant aux équipes d'utiliser l'IA sur des cas concrets qui simplifient leur travail quotidien. Le modèle par abonnement remplace les investissements massifs en serveurs dédiés et en équipes IT spécialisées, rendant les coûts prévisibles et la montée en charge progressive.

Ce changement de paradigme a des implications concrètes pour des milliers d'entreprises qui repoussaient leurs projets ERP par crainte de la complexité et des délais de déploiement. L'IA permet désormais d'automatiser des tâches qui nécessitaient auparavant plusieurs mois de configuration et d'expertise technique : les utilisateurs interagissent en langage naturel avec leurs outils pour accéder aux données, aux analyses et aux recommandations opérationnelles. Dans la logistique, SAP imagine des agents IA capables d'analyser des milliers de commandes en temps réel, de détecter des anomalies, de préparer des réponses fournisseurs ou de proposer des itinéraires alternatifs en cas de perturbation, tout en laissant le contrôle final à l'humain. Selon Tobias Siebler, PDG de FULCRUM Consulting Germany, la perception de complexité et de coût qui freinait les ETI n'est plus adaptée à la réalité du marché actuel.

SAP insiste cependant sur un point central : l'IA seule ne suffit pas à produire des résultats fiables. Elle compare la situation à un GPS, aussi sophistiqué soit-il, qui devient inutile sans données routières cohérentes et mises à jour. Pour l'IA, le raisonnement est identique : sans données métier structurées, gouvernées et contextualisées, les décisions générées peuvent rapidement devenir erronées. C'est précisément ce rôle que conservent les ERP, en fournissant une base de données unifiée couvrant la finance, la supply chain, les ressources humaines et les achats. Cette stratégie positionne SAP dans la course aux plateformes d'IA d'entreprise face à des concurrents comme Oracle, Salesforce ou Microsoft Dynamics, tous engagés dans la même course à l'intégration native de l'IA dans leurs suites logicielles. L'enjeu, pour l'éditeur de Walldorf, est de convaincre les ETI qu'adopter l'IA n'est plus un projet de transformation sur cinq ans, mais une évolution incrémentale déjà disponible.

Impact France/UE

SAP, éditeur allemand leader de l'ERP, rend ses solutions IA accessibles aux PME et ETI françaises via un modèle cloud par abonnement, abaissant concrètement les barrières à l'entrée pour la transformation numérique des entreprises européennes.

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L'IA qui fait vraiment la différence pour les entreprises

Après deux ans de démonstrations spectaculaires et de prototypes précipités, les dirigeants technologiques des grandes entreprises adoptent en 2026 un discours nettement plus pragmatique sur l'intelligence artificielle. Lors d'un webinaire organisé par OutSystems, des responsables techniques issus d'entreprises comme Thermo Fisher Scientific et McConkey Auction Group ont témoigné d'une même priorité : faire passer les agents IA du stade expérimental à la production réelle, avec des résultats mesurables. Chez Thermo Fisher, Rajkiran Vajreshwari, responsable du développement applicatif, a décrit comment son équipe a abandonné les assistants IA mono-tâches au profit d'un système multi-agents coordonné : à l'arrivée d'un ticket de support, un agent de triage classe la demande et la route dynamiquement vers un agent spécialisé — intention et priorité, contexte produit, dépannage ou conformité — chacun opérant dans un périmètre strict et auditable. L'enjeu central n'est plus le choix du bon modèle de langage, mais l'orchestration : comment router les tâches, coordonner les workflows, gouverner l'exécution et intégrer les agents dans des systèmes construits sur des décennies. Une nouvelle catégorie de risque est apparue en parallèle : le « shadow AI », autrement dit le code de niveau production généré par des employés sans supervision informatique. Ces outils maison sont exposés aux hallucinations, aux fuites de données, aux violations de politique et à la dérive des modèles. Luis Blando, CPTO d'OutSystems, résume la réponse des organisations les plus avancées en trois actions : fournir des garde-fous aux utilisateurs, utiliser l'IA pour gouverner l'IA à l'échelle du portefeuille applicatif, et s'appuyer sur des plateformes qui intègrent ces contrôles nativement plutôt que de les construire manuellement. Ce tournant pragmatique survient alors que les premières vagues d'enthousiasme autour des LLM se heurtent à leurs limites réelles en environnement d'entreprise : sans orchestration, sans connexion aux données métier existantes et sans gouvernance, les modèles les plus puissants produisent peu de valeur durable. Les profils les plus recherchés ne sont plus les data scientists spécialisés, mais les développeurs généralistes et les architectes d'entreprise capables de faire dialoguer agents IA, systèmes legacy et processus métier. La compétition se joue désormais moins sur la puissance brute des modèles que sur la capacité des plateformes — OutSystems, mais aussi Microsoft, Salesforce ou ServiceNow — à proposer des environnements où les agents peuvent être déployés, surveillés et gouvernés à l'échelle industrielle.

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La grande majorité des entreprises ont abordé l'intelligence artificielle avec un objectif simple : automatiser plus vite, à moindre coût et à grande échelle. Chatbots pour les demandes de service, modèles de machine learning pour les prévisions, tableaux de bord analytiques pour la prise de décision : ces déploiements ponctuels ont constitué la première vague d'adoption. Pourtant, selon une analyse publiée par EdgeVerve, spécialiste des plateformes d'IA d'entreprise, beaucoup d'organisations constatent aujourd'hui que multiplier les solutions individuelles ne se traduit pas automatiquement par un impact à l'échelle de l'entreprise. Les pilotes se succèdent, mais la valeur stagne. La prochaine étape de maturité ne consiste plus à déployer davantage de modèles, mais à faire évoluer l'IA en continu selon les objectifs business, les contraintes réglementaires et les contextes clients. C'est ce que EdgeVerve nomme les "écosystèmes d'IA adaptatifs" : des réseaux d'agents, de modèles, de sources de données et de services de décision capables de fonctionner ensemble de façon dynamique, en intégrant traitement du langage naturel, vision par ordinateur, analytique prédictive et prise de décision autonome, tout en maintenant une supervision humaine. L'enjeu est particulièrement critique pour les organisations dites Global Business Services (GBS), qui pilotent des processus à haut volume dans des marchés aux réglementations et comportements clients très différents. Pour ces structures, l'automatisation statique atteint vite ses limites : elle ne sait pas s'adapter aux signaux en temps réel ni coordonner des flux de travail qui traversent fonctions, régions et systèmes. Les recherches de SSON Research identifient plusieurs freins persistants à l'adoption de l'IA générative dans ce secteur : mauvaise qualité des données, manque de compétences spécialisées, préoccupations autour de la confidentialité, retour sur investissement flou et contraintes budgétaires. Mais derrière ces symptômes, la cause commune est la fragmentation : des données cloisonnées, une gouvernance floue, des initiatives IA pilotées localement sans stratégie partagée. Résultat : les entreprises accumulent des solutions qui ne communiquent pas, des modèles sans contexte commun et une gouvernance traitée comme une formalité plutôt qu'un principe de conception. La distinction que fait EdgeVerve entre "écosystème" et "plateforme" est au coeur de la solution proposée. L'écosystème décrit l'ambition : comment les capacités IA collaborent à l'échelle de l'entreprise. La plateforme en est le socle technique, fournissant des services communs qui permettent aux agents d'accéder à des données harmonisées, d'orchestrer des processus de bout en bout, de s'interconnecter avec les applications existantes et d'opérer dans des périmètres de sécurité et de conformité définis. Sans cette couche plateforme, les écosystèmes adaptatifs restent théoriques. C'est sur ce marché que des acteurs comme EdgeVerve, filiale d'Infosys, se positionnent face à des concurrents comme ServiceNow ou Microsoft, alors que les grandes entreprises cherchent à passer d'une IA de projets pilotes à une IA véritablement opérationnelle et gouvernée.

UELes entreprises européennes soumises à l'AI Act et aux exigences de gouvernance pourraient s'appuyer sur des approches d'écosystèmes adaptatifs pour concilier scalabilité IA et conformité réglementaire.

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ServiceNow : la plateforme qui transformera votre entreprise avec l’automatisation IA
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ServiceNow : la plateforme qui transformera votre entreprise avec l’automatisation IA

ServiceNow s'est imposé comme l'une des plateformes d'automatisation d'entreprise les plus ambitieuses du marché, avec une capitalisation boursière qui dépasse les 150 milliards de dollars. Née comme un simple outil de gestion de tickets informatiques, la société américaine a radicalement transformé son positionnement pour devenir ce qu'elle appelle un "système d'enregistrement unique" pour l'ensemble de l'organisation. Sa Now Platform, architecture cloud-native, centralise aujourd'hui les flux de travail IT, RH et service client sur une infrastructure unifiée. L'entreprise a également lancé Now Assist, son module d'intelligence artificielle générative, capable de résumer automatiquement des tickets complexes, de suggérer des résolutions et de générer des rapports sans intervention humaine. Pour accélérer cette stratégie IA, ServiceNow a multiplié les acquisitions technologiques ces dernières années, absorbant des spécialistes du machine learning et de l'automatisation pour intégrer ces capacités nativement dans sa plateforme. L'enjeu central de cette évolution est la destruction des silos opérationnels qui ralentissent encore la majorité des grandes organisations. En unifiant sur une seule plateforme des processus qui étaient auparavant gérés dans des systèmes disparates, ERP, ITSM, outils RH, ServiceNow promet une visibilité totale sur les opérations et une réduction significative des tâches manuelles répétitives. Son approche low-code permet par ailleurs aux équipes métier, sans compétences techniques avancées, de créer leurs propres workflows sur mesure, ce qui démocratise le développement applicatif au sein d'entreprises qui ne peuvent pas se permettre d'embaucher des développeurs pour chaque besoin interne. Pour les directions informatiques et les DSI, c'est un argument de poids : réduire la dette technique tout en accélérant la transformation numérique sans multiplier les outils. ServiceNow évolue dans un marché ultra-concurrentiel où Microsoft, Salesforce et SAP proposent des offres similaires d'automatisation et d'intégration IA. Ce qui différencie la firme de Santa Clara, c'est sa focalisation exclusive sur l'orchestration des processus inter-départementaux, là où ses concurrents restent souvent cantonnés à des verticales spécifiques. La montée en puissance de l'IA générative dans les entreprises accélère la course : chaque éditeur cherche à se positionner comme le "cerveau" central de l'organisation. ServiceNow mise sur l'exhaustivité de sa plateforme et la profondeur de ses intégrations pour fidéliser des clients grands comptes dont les migrations sont coûteuses et longues. La question qui se pose désormais est celle du retour sur investissement réel pour les entreprises ayant déployé ces outils à grande échelle, un sujet sur lequel les données indépendantes restent encore rares.

UELes DSI des grandes organisations françaises et européennes sont des cibles directes de l'offre ServiceNow, mais l'article ne traite d'aucun enjeu réglementaire ou impact spécifique au marché européen.

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AIDA : l’IA de Starburst pour une entreprise réellement data-driven

Starburst a annoncé le lancement d'AIDA (AI Data Assistant), un assistant analytique conçu pour permettre aux entreprises d'interroger leurs données distribuées sans migration préalable ni compromis sur la sécurité. Développé par la société fondée par Justin Borgman, cet outil s'adresse aux organisations qui peinent à exploiter leur patrimoine informationnel fragmenté entre clouds multiples et serveurs locaux. Contrairement aux interfaces classiques qui se contentent de convertir une question en requête SQL, AIDA repose sur le cadre "ReAct" : l'assistant décompose chaque demande métier, analyse les métadonnées disponibles et valide ses propres étapes de raisonnement avant de formuler une réponse. Résultat : des analyses ancrées dans les données réelles plutôt que des approximations générées par des modèles de langage mal contextualisés. La solution s'adapte également au profil de l'interlocuteur, offrant une profondeur technique aux analystes et des indicateurs directement actionnables aux dirigeants. L'impact concret se mesure d'abord dans la performance opérationnelle et financière des entreprises. En connectant AIDA à des outils comme Slack ou Jira via le protocole ouvert MCP, les organisations automatisent des flux de travail critiques jusqu'ici trop rigides. Les premiers cas d'usage documentés portent sur la rétention client, grâce à une détection plus fine des signaux faibles d'insatisfaction, et sur la correction d'erreurs de facturation rendues visibles en croisant contrats et consommation réelle. Pour les directions techniques, la compatibilité avec les principaux moteurs d'IA du marché, OpenAI, Anthropic et AWS Bedrock, élimine le risque d'enfermement propriétaire et permet une maîtrise des coûts adaptée à chaque secteur. Des garde-fous configurables filtrent par ailleurs les sujets sensibles et protègent les données personnelles, levant ainsi les blocages de conformité qui freinent habituellement les projets d'innovation interne. Ce lancement s'inscrit dans une tendance de fond : les entreprises disposent de volumes de données considérables mais restent incapables d'en extraire de la valeur à cause de l'éclatement des infrastructures. Starburst, spécialisé dans les moteurs de requêtes distribuées basés sur Trino, élargit ici son positionnement vers la couche conversationnelle, un terrain de plus en plus disputé entre acteurs du data warehouse, éditeurs de business intelligence et grandes plateformes cloud. En affirmant, par la voix de Borgman, que "la valeur réside dans la donnée elle-même plutôt que dans le modèle", Starburst tente de se différencier des solutions d'IA générative généralistes en misant sur la fiabilité analytique. La prochaine étape sera de démontrer, à grande échelle et dans des environnements de production exigeants, que ce raisonnement augmenté tient ses promesses face aux géants déjà positionnés sur ce créneau.

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