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Au-delà du Copilot : Classiq invente l’ingénieur quantique virtuel
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Au-delà du Copilot : Classiq invente l’ingénieur quantique virtuel

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La start-up israélienne Classiq vient de franchir une étape significative dans la démocratisation du calcul quantique en intégrant un agent d'intelligence artificielle générative au coeur de sa plateforme de développement. Concrètement, cet outil permet à un responsable technique ou à un ingénieur métier de décrire un problème en langage naturel, en français ou en anglais, et d'obtenir en retour une architecture logicielle quantique compilable. L'agent ne se contente pas de générer du texte : il synthétise du code en tenant compte des contraintes physiques réelles des processeurs quantiques actuels, garantissant ainsi que les programmes produits sont réellement exécutables et non de simples ébauches conceptuelles. Nir Minerbi, fondateur et PDG de Classiq, présente cet outil comme une passerelle directe entre les problématiques concrètes des entreprises et les actifs numériques exploitables sur les machines de demain.

L'enjeu est considérable pour des secteurs comme la finance quantitative, la chimie computationnelle ou la conception de nouveaux matériaux, où la rapidité d'itération conditionne l'avantage concurrentiel. Jusqu'ici, programmer pour un ordinateur quantique exigeait une maîtrise pointue de la physique des qubits, un profil rare et coûteux que peu d'entreprises pouvaient s'offrir à grande échelle. En automatisant l'intégralité du cycle de développement, de la traduction du besoin métier jusqu'à l'optimisation des circuits, Classiq libère les équipes des tâches de «tuyauterie» complexe et leur permet de concentrer leurs efforts sur la valeur ajoutée. Pour les directions informatiques, c'est aussi l'assurance d'un investissement durable : le code généré s'adapte aux évolutions matérielles sans devenir obsolète à chaque mise à jour des processeurs.

L'adoption du calcul quantique par les grandes entreprises bute depuis des années sur un double obstacle : la rareté des experts capables d'écrire des algorithmes quantiques, et la fragmentation d'un écosystème où chaque génération de machines impose de réécrire le code from scratch. Plusieurs acteurs, dont IBM, Google et IonQ, investissent massivement pour abaisser cette barrière d'entrée, mais l'approche de Classiq se distingue en ciblant explicitement la couche de développement logiciel plutôt que le matériel. En structurant la connaissance quantique dans des bibliothèques réutilisables gérées par des agents experts, la start-up entend faire entrer ce calcul de haute performance dans les flux de travail industriels standard. Si la promesse se confirme en production, cette démarche pourrait accélérer significativement le moment où le quantique cesse d'être un sujet de laboratoire pour devenir un outil opérationnel dans les entreprises.

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Google DeepMind présente un pointeur de souris IA propulsé par Gemini, capable de capturer le contexte visuel et sémantique autour du curseur

Google DeepMind a présenté cette semaine un pointeur de souris dopé à l'intelligence artificielle, propulsé par Gemini, capable de comprendre non seulement où l'utilisateur pointe, mais aussi ce qu'il pointe et pourquoi c'est pertinent. Le système est encore expérimental, mais deux démonstrations sont d'ores et déjà accessibles dans Google AI Studio : l'une pour éditer une image, l'autre pour identifier des lieux sur une carte, toutes deux utilisables en pointant et en parlant à voix haute. Une intégration plus profonde, baptisée Magic Pointer, est en cours de déploiement dans Chrome, et une autre est prévue pour Googlebook, la nouvelle gamme d'ordinateurs portables Gemini de Google annoncée simultanément cette semaine. Le problème que cherche à résoudre DeepMind est connu de quiconque a déjà essayé d'utiliser un assistant IA en pleine session de travail : les outils actuels vivent dans leur propre fenêtre, obligeant l'utilisateur à interrompre son flux pour décrire manuellement ce qu'il regardait, coller une question dans un chatbot, puis importer la réponse dans son document d'origine. Le pointeur IA brise ce cycle en transmettant au modèle un contexte visuel et sémantique en temps réel, dérivé de la position du curseur et de l'état de survol, sans que l'utilisateur ait à formuler ce contexte en texte. Concrètement, cela permet de pointer un tableau de statistiques et demander une version en camembert, de survoler une recette pour en doubler les ingrédients, ou de pointer un PDF pour en obtenir un résumé en points à coller directement dans un email. Cette initiative s'inscrit dans une tendance plus large chez les grandes plateformes technologiques : rendre l'IA ambiante plutôt que cloisonnée dans une fenêtre de chat. Depuis l'émergence des grands modèles de langage grand public, la friction principale reste l'interface : les modèles sont puissants, mais les utilisateurs doivent sérialiser manuellement leur environnement en texte pour les actionner. DeepMind formalise quatre principes de conception pour y remédier, dont "maintenir le flux" (l'IA suit l'utilisateur là où il travaille, sans détour) et "montrer et dire" (le pointeur capte le contexte visuel, remplaçant les prompts détaillés par un simple geste). Microsoft avance en parallèle avec Copilot intégré à Windows, tandis qu'Apple mise sur des capacités similaires avec Apple Intelligence. Avec l'annonce simultanée des laptops Googlebook et le déploiement dans Chrome, Google positionne Gemini comme une couche système universelle, ce qui pourrait redéfinir profondément la manière dont des centaines de millions d'utilisateurs interagissent avec leur ordinateur au quotidien.

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Vanguard, l'une des plus grandes sociétés de gestion d'actifs au monde avec plus de 8 000 milliards de dollars sous gestion, a développé un outil interne baptisé « Virtual Analyst » pour permettre à ses analystes financiers d'interroger des données complexes en langage naturel. Avant ce projet, obtenir une réponse à une question pourtant simple nécessitait de rédiger des requêtes SQL sophistiquées et de solliciter les équipes data, un processus qui pouvait s'étaler sur plusieurs jours. Désormais, les analystes et parties prenantes métier accèdent directement aux données en quelques secondes, sans expertise technique préalable. L'infrastructure repose sur plusieurs services AWS : Amazon Bedrock pour les modèles de langage assurant la compréhension du langage naturel, Amazon Redshift pour l'analytique avancée, et AWS Glue pour le catalogage automatisé des données. Vanguard a formulé huit principes directeurs pour construire ce qu'ils nomment une infrastructure de données « AI-ready ». La principale leçon du projet dépasse le simple cas d'usage : déployer de l'IA conversationnelle dans une entreprise n'est pas d'abord un défi de machine learning, mais un défi d'architecture de données. Les modèles de fondation les plus puissants ne peuvent pas compenser une infrastructure sémantique défaillante. Vanguard a donc restructuré la façon dont ses équipes définissent, possèdent et maintiennent les données, en établissant des standards de qualité, des définitions sémantiques claires pour chaque métrique financière, et des modèles de gouvernance partagés. Pour les utilisateurs finaux, le gain est immédiat : l'accès à l'information pour la prise de décision n'est plus conditionné par la disponibilité d'une équipe technique. Pour l'industrie financière, c'est une démonstration concrète qu'une infrastructure réglementée et sensible peut être rendue compatible avec l'IA générative, à condition d'y consacrer le travail fondamental en amont. Le projet a nécessité de briser des silos organisationnels profondément ancrés. Vanguard a réuni des ingénieurs data, des analystes métier, des équipes de conformité réglementaire, de sécurité et des utilisateurs finaux dans un modèle opérationnel transversal inédit pour la firme. La conformité et la sécurité, souvent perçues comme des freins à l'innovation dans les services financiers, ont été intégrées dès la conception plutôt qu'ajoutées après coup, ce qui a permis de respecter les exigences strictes du secteur. Ce projet s'inscrit dans une tendance plus large : les grandes institutions financières, Vanguard, JPMorgan, BlackRock, investissent massivement dans des couches de données sémantiques pour rendre leurs systèmes historiques compatibles avec l'IA. Le Virtual Analyst de Vanguard est présenté comme un modèle illustratif plutôt que prescriptif, mais il offre un cadre concret à toute organisation confrontée au même problème : comment transformer des décennies de données métier en une ressource exploitable par l'IA sans sacrifier la fiabilité ni la conformité.

UECe cas d'usage illustre une tendance applicable aux institutions financières européennes souhaitant rendre compatibles leurs systèmes legacy avec l'IA générative, sans impact direct sur la réglementation ou les acteurs français.

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