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Oxford va concevoir des solutions robotiques de nouvelle génération pour les sites nucléaires avec AtkinsRéalis
RobotiqueInteresting Engineering6sem· 2 min de lecture

Oxford va concevoir des solutions robotiques de nouvelle génération pour les sites nucléaires avec AtkinsRéalis

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Oxford va concevoir des solutions robotiques de nouvelle génération pour les sites nucléaires avec AtkinsRéalis
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AtkinsRéalis, groupe d'ingénierie canadien, et l'Oxford Robotics Institute (ORI) ont annoncé un partenariat mondial pour déployer des robots autonomes et des systèmes d'IA physique dans les centrales nucléaires. L'ORI, rattaché à l'Université d'Oxford et dirigé par le professeur Nick Hawes, apporte sa recherche avancée en robotique, tandis qu'AtkinsRéalis fournit l'expertise industrielle nécessaire pour transformer ces travaux en solutions opérationnelles sur le terrain. Le partenariat s'appuie sur une expérience déjà concrète : les systèmes de l'ORI ont été déployés sur le site de Sellafield, en Angleterre, où ils ont cartographié des zones de radiation et navigué dans des environnements encombrés de débris. Le cycle de développement suit une logique en trois étapes, conception en laboratoire, entraînement dans des jumeaux numériques (répliques virtuelles fidèles des installations), puis intégration dans des robots industriels par AtkinsRéalis avant déploiement dans les sites énergétiques à travers le monde.

L'enjeu est considérable : dans l'industrie nucléaire, les zones les plus critiques sont précisément celles où la présence humaine doit être réduite au strict minimum en raison des doses de radiation. Ces robots autonomes, plateformes mobiles d'inspection et bras robotisés, peuvent désormais réaliser des contrôles et des réparations qui exigeaient autrefois des équipements de protection lourds et des interventions minutées. Dotés de capteurs avancés, ils interprètent des environnements dégradés, opèrent dans l'obscurité totale et prennent des décisions en temps réel sans script préprogrammé. Résultat : une meilleure collecte de données pour les décisions opérationnelles, une réduction des coûts d'intervention, et surtout une exposition humaine aux rayonnements ramenée à zéro. Sam Stephens, responsable du numérique nucléaire chez AtkinsRéalis, souligne que l'objectif est de "passer rapidement de la recherche au déploiement opérationnel dans des centrales du monde entier".

Ce partenariat s'inscrit dans une tendance de fond qui voit l'industrie nucléaire investir massivement dans la robotique pour sécuriser et moderniser ses opérations. AtkinsRéalis construit activement un écosystème technologique en s'associant à des acteurs comme NVIDIA pour le traitement IA et Kinova pour le matériel robotique. Parallèlement, d'autres institutions avancent sur des problématiques connexes : l'Institute of Science Tokyo a récemment annoncé le développement d'un récepteur Wi-Fi résistant aux radiations, capable de fonctionner sous des doses mille fois supérieures aux seuils tolérés par l'électronique standard, ce qui permettrait aux robots de maintenir des communications haut débit jusque dans le coeur des réacteurs. La prochaine génération de gestion du nucléaire se dessine ainsi : des machines qui ne se fatiguent pas, ne craignent pas les rayonnements, et collectent en continu les données dont dépendent les décisions les plus critiques du secteur.

Impact France/UE

Le partenariat mobilise l'Université d'Oxford et couvre déjà le site de Sellafield au Royaume-Uni, avec des retombées potentielles pour les opérateurs nucléaires européens cherchant à réduire l'exposition aux rayonnements de leurs travailleurs.

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