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RBR50 Gala fait son retour au Robotics Summit & Expo 2026
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RBR50 Gala fait son retour au Robotics Summit & Expo 2026

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Le Robotics Summit & Expo 2026 accueillera le 27 mai prochain, de 18h à 20h, la cérémonie des RBR50 Robotics Innovation Awards au Thomas M. Menino Boston Convention and Exhibition Center. L'événement, organisé par The Robot Report et WTWH Media, clôture le premier jour du salon en réunissant les principaux acteurs de l'industrie robotique autour d'un dîner de remise de prix. Parmi les lauréats déjà annoncés figurent Amazon Vulcan, distingué Robot de l'Année pour son système de préhension tactile appliqué au picking et au rangement en entrepôt, et Physical Intelligence, désignée Startup de l'Année pour ses modèles PI qui modifient l'approche de l'apprentissage robotique. Le prix Application de l'Année revient à Harvard University pour son exosquelette souple porté au bras, destiné aux patients victimes d'AVC ou atteints de SLA. Tatum Robotics remporte la catégorie Robots for Good avec Tatum1, une main robotique conçue pour la communication tactile en langue des signes. En marge des prix, Aaron Parness, directeur des sciences appliquées chez Amazon Robotics, s'entretiendra avec Steve Crowe, rédacteur en chef de The Robot Report, dans une conversation centrée sur le robot Vulcan.

La sélection de ces lauréats illustre les axes de développement qui structurent aujourd'hui le marché : la manipulation tactile en environnement industriel non structuré avec Vulcan, l'apprentissage par démonstration à grande échelle avec Physical Intelligence, et des applications médicales portables qui sortent le robot du sol d'usine. Pour un intégrateur ou un décideur industriel, ces distinctions signalent moins des ruptures technologiques que des vecteurs de maturité commerciale. Vulcan notamment incarne la convergence entre robotique de service, perception haptique et déploiement à l'échelle opérationnelle chez un acteur e-commerce majeur, ce qui constitue une référence de validation terrain difficile à ignorer. La présence de Physical Intelligence dans les lauréats confirme aussi l'intérêt croissant du secteur pour les approches génératives de contrôle moteur, un positionnement que se disputent également Figure AI, 1X Technologies et Agility Robotics.

Le Robotics Summit & Expo est devenu en quelques éditions l'un des rendez-vous techniques de référence pour les développeurs de robotique commerciale, avec plus de 50 sessions programmées cette année sur l'IA, le design, les technologies habilitantes, la santé et la logistique. Plus de 70 intervenants confirmés représentent AWS, Brain Corp, Tesla, Toyota Research Institute, PickNik Robotics ou encore le Robotics and AI Institute. Le salon est co-localisé avec DeviceTalks Boston, dédié aux dispositifs médicaux, ce qui renforce la dimension santé de l'édition 2026. La liste complète des lauréats RBR50 n'est pas encore publiée; The Robot Report annonce une mise en ligne prochaine, accompagnée du détail de l'exposition RBR50 Showcase sur le floor du salon. Les inscriptions sont ouvertes.

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Retour sur 10 ans de robots à pattes avec Ghost Robotics au Robotics Summit
1Robotics Business Review 

Retour sur 10 ans de robots à pattes avec Ghost Robotics au Robotics Summit

Ghost Robotics, fondée en 2015 à Philadelphie, a franchi le cap des 1 000 robots livrés depuis sa création. Le CEO et co-fondateur Gavin Kenneally sera présent au Robotics Summit & Expo, les 27 et 28 mai 2026 à Boston, pour une conférence intitulée "From Prototype to Perimeter : 10 Years of Legged Robotics in Action". Il y présentera des retours d'expérience terrain sur ses déploiements de quadrupèdes, les évolutions logicielles récentes, et les perspectives à cinq ans pour la robotique à pattes dans les secteurs public et privé. Titulaire d'un doctorat en génie mécanique de l'Université de Pennsylvanie, co-concepteur mécanique du Vision 60 Q-UGV, Kenneally cumule six publications académiques et treize brevets. Fin 2025, la société a commercialisé un bras manipulateur monté en partie haute du Vision 60, un système décrit comme léger et précis, conçu pour étendre les capacités de manipulation de la plateforme sans dégrader sa mobilité. Ce seuil des 1 000 unités livrées distingue Ghost Robotics d'une grande partie de ses concurrents dans le segment des quadrupèdes opérationnels, où les annonces marketing précèdent souvent de loin les déploiements réels. Le Vision 60 est utilisé par le Département de la Défense américain (DoD) pour des missions de surveillance périmétrique et d'inspection en environnements contraints. L'ajout du bras manipulateur répond à une critique structurelle des plateformes à pattes : jusqu'ici cantonnées à la mobilité et à la perception, elles manquaient de capacité d'interaction physique avec leur environnement. Pour un intégrateur ou un COO industriel, c'est le signal d'un glissement vers des robots polyvalents capables à la fois de naviguer et d'agir, ce qui élargit significativement les cas d'usage au-delà de la surveillance pure. Il convient toutefois de noter que la société n'a pas publié de métriques détaillées sur les performances du bras en conditions opérationnelles. Ghost Robotics évolue dans un marché de plus en plus dense. Boston Dynamics, dont le Spot est disponible commercialement depuis 2020, reste la référence la plus visible, tandis qu'ANYbotics (ANYmal C, déployé dans le secteur énergétique offshore) et Unitree (B2, positionné sur les prix bas) exercent une pression croissante. Ghost Robotics se différencie par son ancrage défense-sécurité et une stack logicielle et électronique entièrement propriétaire, une exigence de souveraineté technologique souvent requise par le DoD. La conférence de Boston en mai 2026 sera l'occasion pour la société de consolider son image de fournisseur éprouvé, alors qu'une nouvelle génération de compétiteurs mise sur des architectures VLA (Vision-Language-Action) et le transfert sim-to-real pour rattraper leur retard terrain. Les suites annoncées portent sur l'élargissement des capacités du bras manipulateur et l'extension des déploiements vers les secteurs industriels privés.

💬 1 000 robots livrés, c'est le genre de chiffre qui change une conversation. Pendant que la plupart des acteurs du secteur accumulent les démos et les levées de fonds, Ghost a mis des machines en service auprès du DoD, ce qui vaut tous les benchmarks du monde. L'ajout du bras manipulateur est la bonne décision au bon moment, reste à voir si ça tient quand le terrain devient franchement hostile.

AutreOpinion
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Anthropic envisage une IPO record au quatrième trimestre 2026
2Le Big Data 

Anthropic envisage une IPO record au quatrième trimestre 2026

Anthropic envisage une introduction en bourse dès le quatrième trimestre 2026, selon des informations rapportées par The Information. Les banques candidates à l'organisation de l'opération anticipent une levée supérieure à 60 milliards de dollars, ce qui placerait cette IPO parmi les plus importantes de l'histoire américaine, juste derrière SpaceX qui vise jusqu'à 75 milliards dès juin. Ces plans restent conditionnels — le montant sera fixé peu avant l'offre, et la startup pourrait encore décider de ne pas franchir le pas. Anthropic affiche pourtant une trajectoire financière spectaculaire : valorisée 183 milliards de dollars en septembre 2025 après une levée série F de 13 milliards, elle a atteint 380 milliards en février 2026 lors d'un tour série G de 30 milliards. Le 4 mars, l'entreprise a annoncé avoir dépassé 19 milliards de dollars de chiffre d'affaires annualisé, plus du double des 9 milliards enregistrés trois mois plus tôt — portés notamment par le succès de Claude Code, son outil de programmation assisté par IA. Le 23 mars, Anthropic a par ailleurs annoncé que Claude peut désormais piloter les ordinateurs des utilisateurs pour exécuter des tâches concrètes, comme exporter une présentation en PDF. Cette croissance fulgurante justifie l'ambition boursière, mais elle crée aussi une pression redoutable : les futurs actionnaires scruteront la capacité d'Anthropic à transformer une ascension rapide en revenus durables et prévisibles. Toute stagnation de l'adoption de Claude Code ou ralentissement commercial pourrait peser sur la valorisation au moment de l'offre. À cela s'ajoute un risque réglementaire concret : en mars 2026, le département américain de la Défense a classé Anthropic comme « risque pour la chaîne d'approvisionnement » — une désignation habituellement réservée aux entreprises de pays hostiles — après que son PDG Dario Amodei a publiquement refusé que ses modèles servent à surveiller des citoyens américains ou à piloter des armes autonomes. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et Donald Trump ont tous deux critiqué vivement cette position. Anthropic a alerté le tribunal que cette interdiction pourrait lui faire perdre des milliards de dollars, plus de 100 clients ayant exprimé leurs inquiétudes. Le 26 mars, un juge fédéral de San Francisco a accordé une injonction préliminaire bloquant cette désignation, mais le verdict final pourrait prendre encore plusieurs mois. Fondée en 2021 par Dario Amodei, Daniela Amodei et d'anciens chercheurs d'OpenAI, Anthropic s'est imposée comme l'un des deux principaux rivaux d'OpenAI dans la course aux grands modèles de langage, avec Google et Amazon parmi ses principaux investisseurs. L'IPO envisagée s'inscrit dans un contexte de marché où plusieurs géants de l'IA cherchent à monétiser leurs valorisations privées avant que le cycle d'investissement ne se resserre. La résolution du contentieux avec le gouvernement américain constituera un signal déterminant pour les marchés : un contrat fédéral perdu ou une décision défavorable définitive pourrait fragiliser le dossier d'introduction, tandis qu'un règlement favorable consoliderait la crédibilité institutionnelle d'Anthropic à quelques mois du lancement potentiel.

UEUne IPO d'Anthropic à plus de 60 milliards de dollars pourrait accélérer la commercialisation agressive de Claude et modifier les conditions tarifaires de ses APIs, dont dépendent de nombreuses entreprises et développeurs européens.

💬 19 milliards de revenus annualisés contre 9 il y a trois mois, c'est le genre de courbe qui justifie une IPO à 60 milliards et je comprends l'ambition. Le problème, c'est le dossier Pentagone : se faire classer "risque pour la chaîne d'approvisionnement" à quelques mois d'une entrée en bourse parce que Dario a refusé de vendre des armes autonomes, c'est un boulet juridique et politique qu'aucun roadshow ne neutralise vraiment. L'injonction préliminaire tient pour l'instant, mais les marchés n'aiment pas "pour l'instant".

BusinessOpinion
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Unitree Robotics entre en Bourse à Shanghai et vise une levée de 610 M$
3Le Big Data 

Unitree Robotics entre en Bourse à Shanghai et vise une levée de 610 M$

Unitree Robotics, startup chinoise fondée en 2016 et basée à Hangzhou, a déposé le 20 mars sa demande d'introduction en Bourse sur le marché STAR de Shanghai, segment dédié aux entreprises technologiques innovantes. L'examen préliminaire a été validé rapidement, et le dossier devrait être étudié dans les prochaines semaines. La société vise une levée de 4,2 milliards de yuans, soit environ 610 millions de dollars. La moitié de ces fonds sera consacrée à la recherche et au développement en robotique et en intelligence artificielle, le reste finançant de nouveaux produits et le renforcement des capacités de production. Cette décision intervient plus tôt que prévu : un dépôt était initialement envisagé entre octobre et décembre 2025. La trajectoire financière de l'entreprise explique en partie cette accélération : son chiffre d'affaires a bondi de 335 % en 2025, atteignant 1,708 milliard de yuans, tandis que son bénéfice net a explosé de près de 700 %. Les robots humanoïdes en sont le principal moteur, représentant 51,5 % des revenus sur les neuf premiers mois de 2025, contre 27,6 % l'année précédente. Cette introduction en Bourse marque une étape stratégique dans un secteur en pleine ébullition. Unitree s'impose déjà comme le leader mondial des humanoïdes bipèdes, avec 5 500 unités expédiées en 2025, soit 32,4 % de part de marché mondial. Ses concurrents directs sont loin derrière : AgiBot a livré environ 5 100 robots sur la même période, et UBTech — pourtant déjà coté à Hong Kong depuis 2023 — n'en a expédié que 1 000. Les fonds levés en Bourse permettraient à Unitree de consolider cette avance technologique et industrielle à un moment où la concurrence mondiale s'intensifie, notamment face aux acteurs américains. La baisse du prix de son robot phare G1, désormais accessible à partir de 13 500 dollars, comprime la marge brute, mais positionne l'entreprise pour conquérir de nouveaux marchés à grande échelle. L'enjeu est de transformer une domination en volumes en leadership durable sur un marché encore très jeune, où les usages industriels réels restent limités — accueil, visites guidées et tâches simples en usine représentent encore 50 à 70 % des revenus. La Chine a placé la robotique humanoïde et l'IA incarnée au rang de priorités stratégiques nationales, au même titre que l'informatique quantique, la 6G ou la fusion nucléaire, avec l'ambition de déployer massivement ces technologies dans ses chaînes de production pour stimuler la productivité. Unitree bénéficie de cet écosystème favorable, adossé à des chaînes d'approvisionnement diversifiées et largement indépendantes, ce qui lui confère un avantage structurel dans la course mondiale à la robotique de masse.

UEL'essor d'Unitree et la priorité stratégique nationale accordée par la Chine à la robotique humanoïde accentuent le retard de l'Europe dans ce secteur industriel clé, sans réponse équivalente à l'échelle communautaire.

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Terminé le Siri inutile : Google confirme le grand remplacement pour 2026
4Le Big Data 

Terminé le Siri inutile : Google confirme le grand remplacement pour 2026

Lors de la conférence Google Cloud Next 2026, organisée à Las Vegas le 22 avril, Thomas Kurian, directeur général de Google Cloud, a officiellement confirmé que Gemini sera intégré à la prochaine version de Siri. Apple et Google collaborent sur les futurs modèles d'Apple Intelligence, en s'appuyant sur la technologie Gemini pour rendre l'assistant vocal d'Apple plus intelligent et plus personnalisé. La date exacte du lancement reste floue, mais Apple a confirmé à CNBC en février 2026 que la mise à jour était toujours prévue avant le 31 décembre 2026. Ce calendrier fait suite à un premier report survenu en mars 2025, lorsque Apple avait repoussé la sortie de Siri amélioré en évoquant "l'année à venir", puis des rumeurs d'un lancement printanier avaient circulé avant d'être tempérées par des problèmes de précision du modèle. Cette collaboration marque un tournant stratégique majeur pour les deux géants technologiques. Pour Apple, c'est la reconnaissance implicite que ses propres modèles d'IA ne suffisent pas à tenir tête à des assistants comme ChatGPT ou Gemini, qui ont considérablement relevé le niveau des attentes des utilisateurs. Pour Google, être désigné prestataire cloud privilégié d'Apple représente un accès à une base installée de plus d'un milliard d'appareils iOS, une opportunité commerciale et de visibilité considérable. Reste une question centrale sans réponse claire : comment les deux infrastructures se partageront-elles le traitement des requêtes ? Apple dispose de son propre système Private Cloud Compute, conçu pour traiter certaines données sensibles en préservant la confidentialité des utilisateurs, mais des serveurs Google seraient également potentiellement impliqués, ce qui soulève des interrogations légitimes sur la répartition réelle des données et leur niveau de protection. Cette annonce s'inscrit dans une course à l'IA générative qui a profondément reconfiguré le secteur depuis le lancement de ChatGPT fin 2022. Apple, longtemps en retrait sur ce terrain, a lancé Apple Intelligence en 2024 avec des ambitions affichées, mais des résultats jugés décevants par la presse spécialisée. Le partenariat avec Google vient compléter celui déjà existant avec OpenAI, intégré à Siri depuis iOS 18. Le prochain rendez-vous décisif sera la WWDC, prévue à partir du 8 juin 2026, où Apple devrait présenter iOS 27 et dévoiler concrètement ce que sera le nouveau Siri, avant un déploiement progressif attendu à l'automne. C'est là que se jouera la crédibilité d'Apple sur le marché de l'IA, après des mois d'attente et de reports qui ont entamé la patience des observateurs et des utilisateurs.

UELes utilisateurs iOS européens seront directement concernés par cette intégration, avec des interrogations légitimes sur le traitement des données personnelles au regard du RGPD si des requêtes transitent par les serveurs Google.

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