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Terminé le Siri inutile : Google confirme le grand remplacement pour 2026
BusinessLe Big Data · 2 min de lecture

Terminé le Siri inutile : Google confirme le grand remplacement pour 2026

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Lors de la conférence Google Cloud Next 2026, organisée à Las Vegas le 22 avril, Thomas Kurian, directeur général de Google Cloud, a officiellement confirmé que Gemini sera intégré à la prochaine version de Siri. Apple et Google collaborent sur les futurs modèles d'Apple Intelligence, en s'appuyant sur la technologie Gemini pour rendre l'assistant vocal d'Apple plus intelligent et plus personnalisé. La date exacte du lancement reste floue, mais Apple a confirmé à CNBC en février 2026 que la mise à jour était toujours prévue avant le 31 décembre 2026. Ce calendrier fait suite à un premier report survenu en mars 2025, lorsque Apple avait repoussé la sortie de Siri amélioré en évoquant "l'année à venir", puis des rumeurs d'un lancement printanier avaient circulé avant d'être tempérées par des problèmes de précision du modèle.

Cette collaboration marque un tournant stratégique majeur pour les deux géants technologiques. Pour Apple, c'est la reconnaissance implicite que ses propres modèles d'IA ne suffisent pas à tenir tête à des assistants comme ChatGPT ou Gemini, qui ont considérablement relevé le niveau des attentes des utilisateurs. Pour Google, être désigné prestataire cloud privilégié d'Apple représente un accès à une base installée de plus d'un milliard d'appareils iOS, une opportunité commerciale et de visibilité considérable. Reste une question centrale sans réponse claire : comment les deux infrastructures se partageront-elles le traitement des requêtes ? Apple dispose de son propre système Private Cloud Compute, conçu pour traiter certaines données sensibles en préservant la confidentialité des utilisateurs, mais des serveurs Google seraient également potentiellement impliqués, ce qui soulève des interrogations légitimes sur la répartition réelle des données et leur niveau de protection.

Cette annonce s'inscrit dans une course à l'IA générative qui a profondément reconfiguré le secteur depuis le lancement de ChatGPT fin 2022. Apple, longtemps en retrait sur ce terrain, a lancé Apple Intelligence en 2024 avec des ambitions affichées, mais des résultats jugés décevants par la presse spécialisée. Le partenariat avec Google vient compléter celui déjà existant avec OpenAI, intégré à Siri depuis iOS 18. Le prochain rendez-vous décisif sera la WWDC, prévue à partir du 8 juin 2026, où Apple devrait présenter iOS 27 et dévoiler concrètement ce que sera le nouveau Siri, avant un déploiement progressif attendu à l'automne. C'est là que se jouera la crédibilité d'Apple sur le marché de l'IA, après des mois d'attente et de reports qui ont entamé la patience des observateurs et des utilisateurs.

Impact France/UE

Les utilisateurs iOS européens seront directement concernés par cette intégration, avec des interrogations légitimes sur le traitement des données personnelles au regard du RGPD si des requêtes transitent par les serveurs Google.

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HSBC et Google Cloud ont annoncé le 17 juin 2026, lors du Google Cloud Summit de Londres, un partenariat pluriannuel destiné à accélérer le déploiement de l'intelligence artificielle dans l'ensemble des activités du groupe bancaire britannique. L'accord prévoit le déploiement de plus de 200 nouveaux cas d'usage de l'IA en deux ans, en s'appuyant sur les modèles Gemini et la plateforme Gemini Enterprise Agent de Google DeepMind. HSBC héberge déjà plus de 600 applications sur Google Cloud et identifie parmi ses projets prioritaires plusieurs initiatives susceptibles de générer chacune plus de 100 millions de dollars de revenus supplémentaires ou de gains d'efficacité. La collaboration impliquera les équipes d'ingénierie de Google Cloud et de Google DeepMind pour co-développer des outils sur mesure adaptés aux contraintes du secteur financier. Ce partenariat marque un tournant dans la maturité de l'IA bancaire : les investissements ne sont plus justifiés par l'innovation en tant que telle, mais par leur impact mesurable sur la performance opérationnelle et financière. Les trois axes stratégiques annoncés illustrent cette logique. D'abord, la gestion de patrimoine hyper-personnalisée, qui permettra à des milliers de conseillers financiers de proposer des recommandations contextualisées en temps réel, répondant aux attentes de clients habitués aux standards des grandes plateformes numériques. Ensuite, la lutte contre la criminalité financière : HSBC traite près d'un milliard de transactions par mois et estime pouvoir intervenir deux fois plus rapidement après détection d'un risque grâce aux systèmes agentiques, réduisant ainsi les pertes potentielles tout en renforçant la conformité réglementaire. Enfin, des assistants décisionnels internes visent à améliorer l'efficacité opérationnelle des équipes à l'échelle mondiale. Ce rapprochement s'inscrit dans une tendance lourde qui voit les grandes banques mondiales nouer des alliances stratégiques avec les hyperscalers pour ne pas être distancées par des concurrents plus agiles. Google Cloud, qui multiplie les partenariats dans la finance, positionne Gemini comme la colonne vertébrale des systèmes bancaires de prochaine génération. Pour HSBC, déjà engagé dans une transformation numérique de grande ampleur depuis plusieurs années, ce partenariat représente une montée en puissance significative après une phase d'expérimentation. La banque affirme vouloir conserver l'expertise humaine au cœur de la décision, un positionnement qui répond autant aux exigences réglementaires des marchés où elle opère qu'aux attentes de ses clients institutionnels et privés. Les prochains mois permettront de vérifier si ces ambitions se traduisent en déploiements concrets à l'échelle annoncée.

UEHSBC dispose d'opérations bancaires significatives en France et dans l'UE ; ce partenariat accélère la transformation IA d'un acteur systémique mondial présent sur les marchés européens et exerce une pression concurrentielle sur les grandes banques de la zone euro pour qu'elles accélèrent leur propre feuille de route IA.

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UELa consolidation du marché de l'IA militaire américaine autour de quelques acteurs majeurs renforce l'urgence pour l'Europe de développer des capacités d'IA souveraine dans le domaine de la défense, afin de réduire sa dépendance aux plateformes extraeuropéennes.

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Kirkland & Ellis, le plus grand cabinet d'avocats américain par chiffre d'affaires en 2025, a annoncé cette semaine son intention d'investir 500 millions de dollars pour développer ses propres applications d'intelligence artificielle couvrant un large éventail de tâches juridiques. Le cabinet continuera parallèlement à acheter des licences d'outils tiers, selon le Financial Times. Cette décision illustre une tendance émergente : certains grands cabinets préfèrent désormais collaborer directement avec des fournisseurs de modèles de pointe comme Anthropic ou OpenAI, plutôt que de passer par des startups juridiques spécialisées comme Harvey ou Legora. Pour ces jeunes pousses, le risque est réel. Si les cabinets les plus puissants choisissent de construire leurs propres outils en s'appuyant sur les mêmes modèles fondateurs, la proposition de valeur des intermédiaires s'érode. Harvey et Legora affichent pourtant des indicateurs de revenus récents encourageants, ce qui suggère que leur position n'est pas encore fragilisée. Mais la menace ne vient plus uniquement des grands modèles généralistes, elle vient désormais de leurs propres clients. Ce mouvement s'inscrit dans une dynamique plus large où les entreprises bien capitalisées cherchent à internaliser l'IA plutôt qu'à en sous-traiter le développement. Pour les cabinets juridiques, dont les données clients sont sensibles et les workflows très spécifiques, la maîtrise des outils représente aussi un enjeu de confidentialité et de différenciation concurrentielle. L'irruption des modèles GPT-4 et Claude avait déjà bousculé l'écosystème des legaltech ; la prochaine vague pourrait venir de l'intérieur même du secteur.

UELes grands cabinets juridiques européens pourraient adopter la même stratégie d'internalisation, réduisant les débouchés commerciaux des startups legaltech opérant sur le marché continental.

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Lors de l'ATxSummit 2026 ce 20 mai, Singapour a officialisé deux accords stratégiques distincts avec OpenAI et Google, marquant une nouvelle étape dans son ambition de devenir la capitale asiatique de l'intelligence artificielle. OpenAI s'engage à investir plus de 300 millions de dollars singapouriens dans la cité-État et à y ouvrir son premier laboratoire d'IA appliquée hors des États-Unis, avec la création de plus de 200 postes techniques dédiés à l'intégration de modèles IA dans des environnements métier réels. Google, de son côté, formalise un partenariat axé sur la gouvernance et la recherche appliquée, avec notamment la publication d'un livre blanc conjoint avec le gouvernement sur le déploiement sécurisé des agents IA, dans la continuité d'un environnement de test lancé en 2025. Les deux géants ciblent des secteurs prioritaires comme la santé, la finance, les services publics et les infrastructures numériques, et prévoient des programmes de formation pour ingénieurs, enseignants et PME. Ces annonces confirment Singapour comme terrain d'expérimentation de référence pour l'industrialisation des agents IA en Asie-Pacifique. Pour les entreprises technologiques et les grands groupes qui cherchent à déployer l'IA à grande échelle, la cité-État offre une combinaison rare : infrastructures robustes, cadre réglementaire prévisible, viviers de talents qualifiés et soutien actif de l'État. OpenAI et Google rejoignent ainsi Amazon Web Services, Microsoft et Google DeepMind, qui avaient déjà établi des positions fortes dans le pays. L'enjeu concret est d'accélérer l'adoption opérationnelle des agents autonomes dans des entreprises locales et régionales, en développant des systèmes capables d'automatiser des tâches complexes et de soutenir des opérations métier critiques. Ce positionnement n'est pas le fruit du hasard. Depuis plusieurs années, Singapour investit méthodiquement dans son infrastructure technologique, traitant désormais l'IA comme une infrastructure stratégique au même titre que le cloud ou les télécommunications. Le gouvernement a engagé plus d'un milliard de dollars singapouriens sur la période 2025-2030 pour renforcer la recherche publique et accélérer l'adoption de l'IA dans l'économie nationale. Pour OpenAI, la cité-État représente surtout une porte d'entrée vers l'ensemble de la région Asie-Pacifique, avec un environnement politique et économique plus stable que d'autres marchés régionaux. La question des agents autonomes sécurisés, portée activement par Google, sera centrale pour la suite : à mesure que les entreprises intègrent ces systèmes dans des processus critiques, la gouvernance devient un avantage concurrentiel autant qu'une nécessité réglementaire.

UELa stratégie singapourienne illustre comment un cadre réglementaire stable et un soutien étatique fort peuvent attirer les leaders mondiaux de l'IA, un modèle que l'UE peine encore à reproduire malgré l'AI Act.

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