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Pourquoi DeepSeek cherche encore des financements malgré ses importantes liquidités, selon des sources
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Pourquoi DeepSeek cherche encore des financements malgré ses importantes liquidités, selon des sources

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DeepSeek, la start-up chinoise d'intelligence artificielle basée à Hangzhou, lève des fonds externes pour la première fois de son histoire. Selon trois investisseurs directement impliqués dans les négociations, l'entreprise cherche à céder au maximum 3 % de son capital, maintenant volontairement la taille du tour de table à un niveau modeste. Spin-off du fonds spéculatif High-Flyer, DeepSeek dispose pourtant de ressources financières importantes, ce qui rend cette démarche d'autant plus remarquée dans le secteur.

Cette levée limitée à 3 % répond à une logique précise : préserver la structure capitalistique de l'entreprise tout en offrant des mécanismes de rétention aux talents clés, dans un contexte de compétition féroce pour les ingénieurs en IA. En restant majoritairement fermée aux investisseurs extérieurs, DeepSeek conserve son indépendance stratégique et évite la pression des actionnaires sur ses décisions de développement, un modèle rare dans un écosystème où la plupart des acteurs brûlent des capitaux à grande échelle.

DeepSeek s'est imposée sur la scène mondiale début 2025 avec la sortie de son modèle R1, qui a démontré des performances comparables aux meilleurs modèles américains à une fraction du coût de développement annoncé, provoquant un séisme boursier aux États-Unis. L'entreprise évolue dans un environnement géopolitique tendu, où les restrictions américaines sur les semi-conducteurs contraignent l'accès aux puces Nvidia de dernière génération. Cette levée symbolique pourrait aussi viser à attirer des partenaires stratégiques plutôt que de simples financeurs, alors que la rivalité sino-américaine en IA s'intensifie.

Impact France/UE

La pression concurrentielle de DeepSeek sur les coûts de développement des LLMs accentue les défis stratégiques pour les acteurs et investisseurs européens de l'IA face à la rivalité sino-américaine.

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Lors d'un événement organisé par The Information à New York ce lundi, intitulé "Financing the AI Revolution", des acteurs majeurs du capital-investissement ont échangé sur les risques liés au financement de l'IA et à la prochaine introduction en bourse de SpaceX. Ashley MacNeill, co-responsable des marchés de capitaux chez Vista Equity Partners, a résumé l'ambiguïté du moment avec une formule directe : "Il y a un million de façons que ça tourne mal, et seulement une poignée de façons que ça réussisse." Elle commentait notamment l'ampleur inédite de l'IPO envisagée par SpaceX, qui ambitionne de lever 75 milliards de dollars, soit approximativement l'équivalent du total des introductions en bourse américaines de l'année dernière selon Dealogic. Ce chiffre illustre l'échelle vertigineuse des ambitions financières dans l'écosystème technologique actuel. Pour les investisseurs institutionnels, une levée de fonds sans précédent de cette taille représente un problème structurel en soi : les marchés financiers fonctionnent sur la base de comparables historiques, de précédents, de modèles établis. Or SpaceX, comme avant elle certaines opérations liées à l'IA, sort du cadre habituel. MacNeill souligne que l'absence de référence comparable rend l'évaluation des risques particulièrement complexe, voire hasardeuse. Cet avertissement s'inscrit dans un contexte plus large de surchauffe des valorisations dans la tech et l'IA. L'événement de The Information réunissait des financeurs au coeur de ce mouvement, à un moment où Microsoft et OpenAI venaient d'annoncer une restructuration majeure de leur partenariat. L'enthousiasme des marchés pour l'IA et pour les licornes de la nouvelle économie spatiale masque des fondamentaux incertains. La question posée en filigrane par MacNeill est celle que peu d'investisseurs osent formuler ouvertement : dans quelle mesure les valorisations actuelles reposent-elles sur de la conviction, et dans quelle mesure sur de la pression de groupe ?

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En l'espace de quelques jours fin avril 2026, trois startups chinoises d'intelligence artificielle ont concentré à elles seules plus de 11 milliards de dollars de financements potentiels ou confirmés. DeepSeek, fondée en 2023 avec le soutien du fonds quantitatif HighFlyer, s'apprête à réaliser sa toute première levée de fonds externe : le tour de table, initialement envisagé à 300 millions de dollars pour une valorisation de 10 milliards, pourrait atteindre 7 milliards de dollars et valoriser l'entreprise à près de 50 milliards. Moonshot AI, créateur des modèles Kimi, a de son côté levé 2 milliards de dollars sous la conduite de Meituan, portant ses financements cumulés à 3,9 milliards en six mois et sa valorisation au-delà de 20 milliards. StepFun, basée à Shanghai, serait quant à elle proche de finaliser une levée de 2,5 milliards de dollars, selon des sources proches du dossier. Ces chiffres signalent un tournant dans la perception des acteurs chinois de l'IA par les investisseurs mondiaux. Pendant des années, le capital-risque technologique en Chine a stagné depuis 2021, les investisseurs doutant de la capacité des startups locales à transformer leurs modèles en revenus durables. Ce doute s'estompe : les entreprises chinoises ont démontré qu'elles pouvaient non seulement produire des modèles de classe mondiale, mais aussi les intégrer dans des usages concrets et monétisables. Moonshot, par son partenariat avec Meituan, déploie des agents capables de réserver des hôtels ou commander des repas, tandis que son modèle Kimi K2.6 peut orchestrer jusqu'à 300 sous-agents simultanément pour automatiser des tâches complexes en programmation. StepFun déploie déjà ses modèles sur des millions d'appareils, des smartphones aux véhicules intelligents, visant une IA embarquée à grande échelle plutôt qu'un simple chatbot. Ce regain de dynamisme s'inscrit dans un contexte de compétition mondiale accélérée avec les laboratoires américains comme OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic. DeepSeek avait marqué les esprits début 2025 en publiant en open source ses modèles R1 puis V4, prouvant qu'un acteur chinois pouvait rivaliser techniquement avec des budgets bien inférieurs. Cette stratégie ouverte a construit une crédibilité internationale que les investisseurs valorisent aujourd'hui massivement. La question qui se pose désormais est celle de l'expansion hors de Chine : ces entreprises ne cherchent plus seulement à rattraper la Silicon Valley, elles visent à imposer leurs plateformes, leurs infrastructures et leurs standards dans les marchés asiatiques, européens et émergents, là où les acteurs américains n'ont pas encore consolidé leur position.

UELes startups chinoises de l'IA ciblent explicitement les marchés européens pour leur expansion, ce qui pourrait modifier l'équilibre concurrentiel et offrir aux acteurs européens des alternatives aux plateformes américaines.

💬 11 milliards en quelques jours, c'est plus le signal d'un rattrapage, c'est celui d'une offensive. Ce qui a changé par rapport à 2023, c'est que Moonshot ou StepFun ne vendent plus des benchmarks : ils déploient des agents qui réservent des hôtels et font tourner de l'IA embarquée sur des millions d'appareils. Et l'Europe, là-dedans, c'est exactement le terrain que ces boîtes visent, là où ni Google ni OpenAI n'ont vraiment verrouillé quoi que ce soit.

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Lors d'une conférence intitulée "Financing the AI Revolution" organisée lundi, des investisseurs et banquiers spécialisés dans l'IA ont été interrogés sur les risques cachés du marché actuel. Après un silence gêné, Martin Fichtner, responsable des investissements technologiques pour le fonds souverain singapourien Temasek, basé à San Francisco, a évoqué la "dérivée seconde" de la demande : non pas un ralentissement de la croissance, mais un simple fléchissement de son accélération suffirait à inquiéter les marchés. Son confrère Jim Prusko, gestionnaire de portefeuille senior chez Magnetar, a de son côté cité le risque réglementaire et les pressions politiques croissantes contre les centres de données américains comme menaces concrètes au déploiement de l'infrastructure IA. Magnetar est l'un des principaux soutiens financiers de CoreWeave, développeur de data centers, dont le vice-président au développement Nick Robbins reconnaît lui-même une tension permanente entre l'offre et la demande, notant que l'entreprise "ne peut pas lever des capitaux assez vite pour suivre la demande." Ces risques ne sont pas théoriques : deux scénarios se déroulent déjà sous les yeux des investisseurs. Anthropic a récemment relevé ses tarifs à un niveau tel que les coûts pour certains clients pourraient doubler, voire tripler selon certaines estimations. Dans un contexte où de nombreuses entreprises n'ont pas encore mesuré de gains concrets liés à l'IA, cette hausse fragilise leur appétit pour des dépenses importantes. Parallèlement, The Information rapporte chez OpenAI des objectifs manqués, une instabilité au niveau de la direction et une croissance décevante, une série de révélations qui a suffi à faire chuter les cours en bourse d'Oracle et de CoreWeave, deux acteurs ayant parié massivement sur la croissance de l'entreprise. L'enthousiasme reste néanmoins dominant : des dizaines de milliards de dollars ont afflué vers des acteurs comme Anthropic et OpenAI, portés par l'amélioration spectaculaire des modèles et une demande commerciale en forte hausse. Des introductions en bourse sont attendues pour ces deux sociétés ainsi que pour SpaceX. Mais l'histoire des booms technologiques enseigne que les investisseurs ont tendance à anticiper la réalité. Le vrai risque n'est pas l'éclatement d'une bulle, mais les déséquilibres ponctuels inhérents à toute ruée vers une technologie de rupture : lorsque l'offre finira par dépasser la demande chez certains opérateurs très endettés comme CoreWeave et ses concurrents, la correction pourrait être sévère pour les entreprises concernées et leurs créanciers. Les signaux d'alerte existent, même si peu d'investisseurs sont prêts à les nommer publiquement.

UELes hausses de tarifs d'Anthropic et les risques de correction du marché de l'infrastructure IA pourraient renchérir le coût des solutions IA pour les entreprises européennes et freiner leur adoption.

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DeepSeek propose son modèle V4 à 97 % moins cher que GPT-5.5 d'OpenAI
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DeepSeek propose son modèle V4 à 97 % moins cher que GPT-5.5 d'OpenAI

DeepSeek a annoncé dimanche une baisse drastique des tarifs de ses modèles d'intelligence artificielle, dont son dernier modèle V4, désormais proposé à 97 % moins cher que les produits d'OpenAI. Concrètement, le coût minimum des entrées en cache pour les utilisateurs d'API tombe à environ 0,14 dollar par million de tokens, soit un dixième du prix précédent. Cette réduction s'applique aux "input cache hits", c'est-à-dire aux situations où un contexte déjà traité est réutilisé, ce qui concerne une grande partie des appels API en production. Cette annonce pourrait déclencher une nouvelle guerre des prix dans un secteur déjà sous pression. Pour les développeurs et les entreprises qui s'appuient sur des API de LLMs pour leurs applications, un écart de prix de 97 % par rapport à GPT-5.5 d'OpenAI représente un argument économique difficile à ignorer. Cela contraint directement les acteurs occidentaux à revoir leur stratégie tarifaire ou à justifier différemment la valeur de leurs modèles. DeepSeek s'est imposé début 2025 comme un compétiteur sérieux face aux géants américains, notamment avec son modèle R1 qui avait surpris l'industrie par ses performances à coût réduit. La startup chinoise capitalise sur des architectures optimisées et des coûts d'infrastructure inférieurs pour casser les prix. Cette dynamique s'inscrit dans une rivalité technologique plus large entre la Chine et les États-Unis sur le terrain de l'IA, où la course à la performance s'est progressivement doublée d'une course aux prix accessibles.

UELes développeurs et entreprises européennes utilisant des APIs LLM peuvent réduire drastiquement leurs coûts d'inférence, tout en bénéficiant d'une pression à la baisse sur les tarifs des autres fournisseurs présents sur le marché européen.

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