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Nouveau papier d'Yann LeCun: L'IA AGI est mal définie, il propose l'intelligence adaptable supérieure à l'humain (SAI)
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Nouveau papier d'Yann LeCun: L'IA AGI est mal définie, il propose l'intelligence adaptable supérieure à l'humain (SAI)

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Yann LeCun et son équipe proposent dans un nouveau papier de repenser l'AGI (Intelligence Artificielle Générale) en soutenant qu'il est mal défini et inactuable. Ils introduisent plutôt le concept de SAI (Superhuman Adaptable Intelligence) ou intelligence adaptative supérieure à l'humain, capable de surpasser les humains dans toute tâche qu'ils peuvent accomplir et d'appliquer ses capacités à des domaines hors de la compréhension humaine. Leur proposition met l'accent sur la vitesse d'adaptation, la capacité d'un système à apprendre rapidement de nouvelles compétences et à continuer à s'adapter plutôt que sur des références fixes de performance humaine.

Impact France/UE

L'approche de Yann LeCun sur l'intelligence artificielle supérieure à l'humain pourrait remettre en question les normes actuelles de l'AGI, influençant potentiellement le développement de l'IA en France et en Europe, tout en offrant de nouvelles opportunités pour les entreprises comme DeepMind ou Stability AI, tout en respectant les réglementations telles que le RGPD, en favorisant une IA plus adaptable et performante.

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Trois figures majeures de l'intelligence artificielle ont exprimé des visions radicalement divergentes sur l'état actuel de la technologie. Yann LeCun, directeur de la recherche en IA chez Meta, affirme que les systèmes actuels ne sont pas véritablement intelligents. Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind, pense au contraire que l'humanité se trouve déjà "dans les contreforts de la singularité". Oriol Vinyals, co-responsable du projet Gemini chez Google DeepMind, propose une lecture intermédiaire : les modèles d'aujourd'hui auraient semblé être une AGI il y a sept ans, mais ils demeurent incapables d'apprendre par l'expérience ou de produire de réelles percées scientifiques. Ce désaccord entre chercheurs de premier plan révèle une fracture profonde sur la trajectoire réelle de l'IA. La question n'est pas anodine : selon que l'on adopte la vision de LeCun ou celle de Hassabis, les priorités de recherche, les stratégies d'investissement et les cadres réglementaires changent radicalement. Des milliards de dollars et la crédibilité des grands laboratoires, OpenAI, Anthropic, Google DeepMind, Meta AI, sont directement en jeu. Ce débat s'inscrit dans une réflexion plus large sur ce que signifie réellement l'intelligence artificielle générale. LeCun critique depuis longtemps les grandes architectures de type transformeur, jugées insuffisantes pour atteindre une compréhension réelle du monde. Hassabis, lui, a prédit que l'AGI pourrait émerger d'ici quelques années. La position nuancée de Vinyals suggère que si les progrès sont indéniables, les verrous fondamentaux, notamment l'adaptation continue et la découverte autonome, demeurent entiers.

UELe débat sur la trajectoire réelle de l'IA influence indirectement le calibrage réglementaire européen, notamment les seuils de risque et les obligations de transparence prévus par l'AI Act.

💬 LeCun et Hassabis se contredisent frontalement, et c'est en fait le signal le plus intéressant de cette actu. Quand les deux personnes qui orientent des milliards de dollars de recherche n'arrivent pas à se mettre d'accord sur l'état actuel de l'IA, tous les cadres réglementaires qui essaient de calibrer des "niveaux de risque" reposent sur du vent. La position de Vinyals, nos modèles auraient bluffé tout le monde en 2019 mais les vrais verrous restent entiers, c'est la seule qui ressemble à quelque chose de solide.

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L'IA comme prolongement de l'intelligence humaine
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L'IA comme prolongement de l'intelligence humaine

Une nouvelle approche théorique publiée dans le cadre d'une collaboration interdisciplinaire propose de revoir fondamentalement la façon dont on comprend les systèmes d'intelligence artificielle. Intitulée "The Origins of Artificial Intelligence in Natural Intelligence", cette recherche soutient que les grands modèles de langage ne sont ni des esprits humains en devenir, ni de simples outils statistiques sophistiqués, mais des extensions des structures cognitives propres à l'être humain. S'appuyant sur la phénoménologie du philosophe Edmund Husserl, les auteurs avancent que le langage humain contient déjà des structures sédimentées de compréhension du monde, et que les modèles d'IA apprennent précisément à modéliser et prolonger ces structures. Ce cadre théorique rejoint des travaux récents comme "The Blind Spot" d'Adam Frank, Marcelo Gleiser et Evan Thompson, ou encore "The Abstraction Fallacy" du chercheur de DeepMind Alexander Lerchner, qui posent tous la même question de fond : et si l'IA fonctionnait parce qu'elle s'appuie sur ce que les humains ont déjà construit ? Cette perspective permet d'expliquer à la fois les performances remarquables des modèles actuels et leurs limites récurrentes. Les LLM peuvent produire des textes cohérents dans des domaines très variés parce qu'ils ont appris les relations statistiques entre concepts à travers des milliards de textes humains. Mais ils hallucinent parce qu'ils étendent des patterns à l'intérieur du langage, sans être ancrés dans un rapport direct au monde. Là où un humain est constamment corrigé par l'expérience, un modèle prolonge des configurations linguistiques sans pouvoir vérifier leur rapport à la réalité. Cela explique aussi le "compositionality gap" documenté par la recherche : les modèles progressent beaucoup plus vite en fluidité et en rappel factuel qu'en raisonnement compositionnel véritable, c'est-à-dire la capacité à combiner des concepts de façon réellement nouvelle. Ce n'est pas simplement une limite d'ingénierie, disent les auteurs, mais une frontière structurelle. Sur le plan des implications, cette théorie déplace le débat sur la sécurité de l'IA : plutôt que de s'inquiéter d'une "IA renégate" qui surpasserait l'intelligence humaine, elle invite à traiter la sécurité comme un défi de système, relevant à la fois de l'ingénierie et de la gouvernance. Concevoir l'IA comme une extension de l'intelligence humaine, et non comme son remplacement, offre un cadre plus opérationnel pour construire des systèmes fiables. Dans un contexte où les investissements dans les LLM atteignent des niveaux records et où les débats sur l'alignement et les risques existentiels monopolisent l'attention, cette approche phénoménologique propose une voie plus sobre : comprendre ce que l'IA est vraiment avant de décider ce qu'elle pourrait devenir.

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METR introduit un nouveau critère pour déterminer quand les agents IA deviennent plus coûteux que les humains
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METR introduit un nouveau critère pour déterminer quand les agents IA deviennent plus coûteux que les humains

METR, l'organisation de recherche spécialisée dans l'évaluation des capacités des systèmes d'intelligence artificielle, a présenté une nouvelle métrique baptisée "horizon de dépense" (expenditure horizon), conçue pour déterminer à partir de quel moment un agent IA devient plus coûteux qu'un humain pour résoudre un problème donné. Contrairement aux indicateurs habituels qui mesurent la durée des tâches qu'un agent peut accomplir, cette métrique traduit directement la performance en dollars, en comparant le coût de calcul consommé par l'agent au coût équivalent d'une main-d'œuvre humaine. METR a testé cette approche sur le NanoGPT speedrun, un défi consistant à optimiser le plus rapidement possible l'entraînement d'un modèle de type GPT, et les premiers résultats se sont révélés décevants pour les agents IA actuels. Cette métrique s'inscrit dans un débat plus large sur la rentabilité réelle des agents IA en entreprise. Si les modèles progressent régulièrement sur des bancs d'essai mesurant l'autonomie ou la durée des tâches, la question du coût effectif reste largement ignorée alors qu'elle conditionne l'adoption concrète de ces outils par les entreprises. Un agent capable de résoudre un problème mais dont le coût en calcul dépasse celui d'un ingénieur humain n'a, économiquement, guère d'intérêt pour une organisation. METR reconnaît toutefois que sa métrique comporte des angles morts, notamment parce qu'elle capture mal certains types de tâches ou de gains de productivité indirects. L'organisation souligne aussi que la génération de modèles la plus récente pourrait rebattre les cartes, les coûts de calcul et les performances évoluant rapidement. Cette initiative rejoint les efforts d'acteurs comme OpenAI ou Anthropic pour mieux quantifier l'impact économique réel de leurs systèmes.

💬 Ce qui me frappe, c'est que METR compare enfin le calcul en dollars face à un salaire d'ingénieur, pas juste en "durée de tâche" comme d'habitude. Sur le NanoGPT speedrun les agents perdent déjà, ce qui confirme un truc qu'on sent depuis des mois sans le chiffrer : un agent qui résout un problème mais qui coûte plus cher qu'un humain n'intéresse aucune boîte, aussi impressionnant soit le résultat. Reste que la métrique a des angles morts et que la prochaine génération de modèles peut rebattre les cartes vite, donc je surveillerais ça plutôt que d'en tirer une conclusion définitive.

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