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Google AI publie WAXAL : un jeu de données vocales africaines multilingues pour entraîner des modèles de reconnaissance automatique de la parole et de synthèse vocale
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Google AI publie WAXAL : un jeu de données vocales africaines multilingues pour entraîner des modèles de reconnaissance automatique de la parole et de synthèse vocale

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Google AI vient de publier WAXAL, un jeu de données vocales ouvert couvrant 24 langues africaines, conçu pour entraîner des systèmes de reconnaissance automatique de la parole (ASR) et de synthèse vocale (TTS). Ce corpus multilingue représente une avancée significative pour des langues jusqu'ici quasi absentes des grandes bases de données ouvertes, malgré les progrès spectaculaires de la technologie vocale pour les langues dites "à haute ressource".

L'enjeu est considérable : les systèmes ASR et TTS modernes performent excellemment pour l'anglais, le mandarin ou l'espagnol, mais restent très limités pour la majorité des langues africaines, faute de données d'entraînement accessibles. En rendant WAXAL public, Google et ses collaborateurs comblent partiellement ce vide et offrent à la communauté de recherche un point de départ solide pour développer des outils vocaux adaptés à des centaines de millions de locuteurs.

La force de WAXAL réside dans son architecture duale, pensée pour répondre aux exigences techniques distinctes de chaque tâche. Le volet ASR s'appuie sur une collecte en conditions réelles : les locuteurs décrivaient des images dans leur langue maternelle, dans leur environnement naturel, produisant ainsi une parole spontanée et variée. Seuls 10 % de l'audio total ont été transcrits, par des experts linguistiques locaux rémunérés. Le volet TTS, lui, repose sur des enregistrements studio avec 72 acteurs vocaux (parité hommes-femmes), à partir de scripts phonétiquement équilibrés d'environ 108 500 mots par langue, pour un objectif d'environ 16 heures d'audio propre par locuteur.

Cette distinction méthodologique, souvent négligée dans d'autres corpus, est précisément ce qui rend WAXAL pertinent pour la recherche appliquée. En séparant clairement les données de reconnaissance et de synthèse, le projet évite le piège du "tout-en-un" et propose des ressources directement exploitables par les équipes travaillant sur l'inclusion linguistique en Afrique subsaharienne.

Impact France/UE

La France, en tant qu'acteur majeur de la francophonie africaine, pourrait bénéficier de ces ressources pour développer des outils vocaux adaptés aux communautés africaines présentes sur son territoire.

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Google's TabFM se passe d'entraînement par jeu de données et prédit quand même sur des tables jamais vues
1VentureBeat AI 

Google's TabFM se passe d'entraînement par jeu de données et prédit quand même sur des tables jamais vues

Google Research a dévoilé TabFM, un modèle de fondation capable de faire des prédictions sur des données tabulaires sans jamais être entraîné sur le jeu de données concerné. Grâce à l'apprentissage en contexte, TabFM produit ses résultats en un seul passage avant, à partir d'un prompt unique combinant les exemples historiques et les nouvelles lignes à prédire. Selon Weihao Kong, chercheur chez Google Research, ce modèle épargne aux équipes data les pipelines classiques de nettoyage, d'imputation des valeurs manquantes et d'encodage des variables catégorielles, ainsi que les boucles répétitives d'optimisation d'hyperparamètres portant sur le taux d'apprentissage, la profondeur des arbres ou les ratios de sous-échantillonnage. TabFM s'appuie sur deux architectures antérieures : TabPFN, développée par la société Prior Labs, qui avait le première démontré la faisabilité d'une classification zéro-shot sur de petits tableaux, et TabICL, conçue par l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique en France, qui a résolu les limites de passage à l'échelle grâce à une technique de compression des lignes. Pour les développeurs et ingénieurs en entreprise, l'enjeu est concret : ce qui nécessitait auparavant des semaines de construction de pipelines peut désormais tenir en un simple appel API. Prenons l'exemple d'un analyste cherchant à prédire le désabonnement d'un client : au lieu d'entraîner un modèle XGBoost sur mesure, il lui suffit de transmettre à TabFM un échantillon de données de sessions passées accompagné de la session active à évaluer, pour obtenir instantanément une probabilité de churn. Cette approche supprime aussi la dette opérationnelle liée à la surveillance de la dérive des données et au réentraînement périodique des modèles, un fardeau récurrent pour les équipes qui maintiennent des systèmes de machine learning en production. Cette avancée s'inscrit dans un mouvement plus large : alors que les modèles génératifs de texte et de vision sont depuis longtemps passés à l'inférence zéro-shot par simple prompt, les données tabulaires, qui représentent pourtant la majorité des données d'entreprise stockées dans les entrepôts, les CRM et les registres financiers, étaient restées à l'écart de cette évolution. La raison tient aux limites des grands modèles de langage face aux tableaux : leur fenêtre de contexte sature vite face à des tableaux de quelques milliers de lignes, leur tokenisation fragmente maladroitement les valeurs numériques, et la mise à plat d'une structure à deux dimensions en texte linéaire leur fait perdre la correspondance entre lignes et colonnes. TabFM contourne ce problème en traitant directement les données comme une grille, préservant leur intégrité structurelle plutôt que de les forcer dans une chaîne de texte.

UEL'architecture TabICL, sur laquelle s'appuie TabFM, a été développée par l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), une contribution française majeure à cette avancée.

💬 Ça fait des années qu'on attend ça : le zero-shot qui débarque enfin sur les données tabulaires, alors que le texte et l'image l'ont depuis longtemps. Plus besoin de dresser un XGBoost sur mesure ni de courir après les hyperparamètres, tu balances ton échantillon et la ligne à prédire dans un prompt, et ça sort. Reste à voir comment ça encaisse un vrai CRM d'entreprise avec ses colonnes pourries et ses trous partout, mais si ça tient, ça change la donne pour toutes les équipes qui passent plus de temps sur le pipeline que sur le modèle.

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Le NeuroVFM, un nouveau modèle de fondation pour la neuro-imagerie entraîné avec Vol-JEPA sur des IRM et scanners cliniques non filtrés
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Le NeuroVFM, un nouveau modèle de fondation pour la neuro-imagerie entraîné avec Vol-JEPA sur des IRM et scanners cliniques non filtrés

Une équipe de recherche de l'Université du Michigan a développé NeuroVFM, un modèle de fondation visuel généraliste pour la neuroimagerie, présenté dans une publication de la revue Nature Medicine. Le système a été entraîné sur 5,24 millions de volumes IRM et scanner cliniques, issus de 566 915 études rassemblées dans la base UM-NeuroImages, qui couvre plus de deux décennies de soins courants dispensés par Michigan Medicine. Les chercheurs qualifient leur méthode d'apprentissage à l'échelle du système de santé : plutôt que de s'appuyer sur des rapports radiologiques appariés ou une curation spécifique à chaque pathologie, comme le font les classificateurs médicaux classiques, le modèle apprend directement à partir de données non annotées produites lors de l'activité clinique normale. Son socle technique, baptisé Vol-JEPA, étend les méthodes I-JEPA et V-JEPA à l'imagerie médicale volumétrique en trois dimensions. Concrètement, Vol-JEPA est un algorithme auto-supervisé qui ne reconstruit pas les pixels des images mais prédit des représentations dans un espace latent appris, ce qui lui évite tout besoin d'étiquettes, de comptes-rendus radiologiques ou de décodeur voxel. Chaque volume 3D est découpé en portions non chevauchantes de 4x16x16 voxels, réparties entre un petit contexte visible et une plus large zone masquée à prédire. Un encodeur étudiant traite le contexte, un module prédicteur en déduit les représentations latentes de la zone masquée, et un encodeur enseignant, mis à jour par moyenne mobile exponentielle du modèle étudiant, fournit la cible de référence ; l'écart entre les deux est mesuré par une perte L1 lissée. Le masquage cible en priorité les zones anatomiques utiles grâce à des masques de tête précalculés, avec des ratios de contexte de 25% pour l'IRM et 20% pour le scanner, complétés par un abandon de patchs de 20%. L'intérêt pratique est majeur pour les hôpitaux et les équipes de recherche en radiologie : un même modèle généraliste, entraîné sans supervision humaine coûteuse, pourrait ensuite être adapté à de multiples tâches cliniques de neuroimagerie sans nécessiter de nouvelles données annotées. Cette approche répond à un problème structurel bien connu du secteur : les modèles de fondation les plus performants apprennent surtout à partir de données publiques d'internet, où les IRM et scanners cliniques sont quasiment absents, car ils contiennent des traits faciaux identifiables et posent des problèmes de confidentialité des patients. Les modèles génériques sous-performent donc historiquement sur les tâches d'imagerie cérébrale, faute d'exposition à des volumes médicaux réels et diversifiés. NeuroVFM s'inscrit dans une tendance plus large de diffusion des méthodes de type JEPA, initialement conçues pour les images et vidéos naturelles, vers l'imagerie médicale spécialisée. Reste à voir si d'autres établissements hospitaliers suivront cette voie de l'apprentissage à l'échelle du système de santé pour constituer, à partir de leurs propres archives cliniques, des modèles de fondation comparables dans d'autres spécialités que la neuroimagerie.

💬 Ce qui compte ici, c'est pas le modèle en lui-même, c'est la méthode : Michigan a montré qu'un hôpital peut entraîner un foundation model direct sur ses archives IRM et scanner, sans rapport radiologique ni annotation. Tu le sais si tu suis le sujet, le vrai verrou en imagerie médicale c'était pas la puissance de calcul mais l'absence de données labellisées à grande échelle, et JEPA contourne ça en prédisant dans un espace latent plutôt que sur les pixels bruts. Reste à voir si d'autres CHU ont l'infrastructure pour rejouer le coup, parce que 5 millions de volumes cliniques, ça se trouve pas dans toutes les boîtes mail.

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Meta AI publie NeuralBench : un framework open source pour évaluer les modèles NeuroIA sur 36 tâches EEG et 94 jeux de données
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Meta AI publie NeuralBench : un framework open source pour évaluer les modèles NeuroIA sur 36 tâches EEG et 94 jeux de données

Meta AI a publié NeuralBench, un framework open source unifié destiné à évaluer les modèles d'intelligence artificielle entraînés sur des signaux cérébraux. La première version, NeuralBench-EEG v1.0, constitue le benchmark ouvert le plus complet jamais publié dans ce domaine : 36 tâches d'évaluation distinctes, 94 jeux de données, 9 478 sujets, 13 603 heures d'électroencéphalogrammes (EEG), et 14 architectures de deep learning comparées sous une interface standardisée commune. Le framework est installable via pip et s'utilise en ligne de commande, chaque tâche étant configurée par un fichier YAML léger. Il repose sur trois bibliothèques Python modulaires : NeuralFetch pour l'acquisition des données depuis des dépôts publics comme OpenNeuro, DANDI et NEMAR ; NeuralSet pour le prétraitement via MNE-Python et HuggingFace ; et NeuralTrain pour l'entraînement, fondé sur PyTorch-Lightning. Huit catégories de tâches sont couvertes, allant du décodage cognitif (images, parole, vidéo, frappe) aux interfaces cerveau-machine, en passant par la détection clinique de crises d'épilepsie, l'analyse du sommeil et le phénotypage. Ce travail répond à un problème structurel qui freine le champ du NeuroAI depuis plusieurs années : l'absence de référentiel commun pour comparer les modèles de manière rigoureuse. Jusqu'ici, chaque équipe de recherche utilisait ses propres pipelines de prétraitement, ses propres jeux de données et ne publiait ses résultats que sur un sous-ensemble restreint de tâches. Des benchmarks existants comme MOABB couvraient jusqu'à 148 datasets mais se limitaient à 5 tâches ; d'autres initiatives comme EEG-Bench ou EEG-FM-Bench restaient chacune contraintes dans leur périmètre. Cette fragmentation permettait aux auteurs de présenter leurs modèles comme "généralisables" sur la base d'évaluations triées sur le volet, sans point de comparaison universel. NeuralBench établit enfin ce socle commun, ce qui permettra aux chercheurs de savoir précisément quel modèle excelle dans quel contexte, et d'en tirer des conclusions transférables à des applications réelles comme le diagnostic neurologique ou les prothèses contrôlées par la pensée. La publication s'inscrit dans une vague d'intérêt croissant pour les "modèles de fondation cérébraux" : des grands modèles pré-entraînés sur des enregistrements neuronaux bruts, puis affinés pour des tâches spécifiques, à l'image de ce que BERT ou GPT ont représenté pour le langage. Meta compare dans NeuralBench-EEG v1.0 trois grandes familles : des architectures spécialisées légères (1,5K à 4,2M paramètres entraînées from scratch), des modèles de fondation EEG pré-entraînés (3,2M à 157,1M paramètres) comme BENDR, LaBraM, BIOT, CBraMod, LUNA et REVE, ainsi que des baselines classiques à features artisanales. Tous les modèles de fondation sont affinés avec la même recette d'entraînement (AdamW, taux d'apprentissage 10⁻⁴, cosine-annealing). Meta annonce que le framework sera étendu à d'autres modalités cérébrales comme la MEG et l'IRMf, pour lesquelles il n'existe aujourd'hui aucun benchmark systématique.

UELes équipes de recherche européennes en neurosciences computationnelles et interfaces cerveau-machine (notamment CNRS, INRIA) peuvent désormais évaluer leurs modèles EEG sur un référentiel commun, accélérant potentiellement les applications cliniques comme le diagnostic de l'épilepsie.

💬 Le vrai problème du NeuroAI, c'était pas les modèles, c'était qu'on ne pouvait pas les comparer sérieusement. Chaque labo publiait ses résultats sur ses propres datasets, ce qui permettait à n'importe qui de se prétendre généralisable sans que personne puisse vérifier. NeuralBench règle ça, et c'est probablement plus utile que dix nouveaux modèles EEG de plus.

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Google AI Research présente PaperOrchestra, un cadre multi-agents pour la rédaction automatisée d'articles de recherche
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Google AI Research présente PaperOrchestra, un cadre multi-agents pour la rédaction automatisée d'articles de recherche

Une équipe de chercheurs de Google Cloud AI Research a présenté PaperOrchestra, un système multi-agents conçu pour automatiser la rédaction complète d'articles scientifiques. À partir de matériaux non structurés, un résumé d'idée brut et des journaux d'expérimentation, le système produit un manuscript LaTeX prêt à soumettre à une conférence, incluant une revue de littérature, des figures générées automatiquement et des citations vérifiées via API. Le pipeline orchestre cinq agents spécialisés travaillant en séquence, dont deux en parallèle : un agent d'organisation produit d'abord un plan JSON structuré, puis un agent de visualisation génère les figures pendant qu'un agent de revue bibliographique identifie et vérifie les références via l'API Semantic Scholar, en calculant la distance de Levenshtein pour détecter les titres approximatifs et en éliminant les citations hallucinations. Un quatrième agent rédige ensuite les sections restantes, et un cinquième assemble le tout en LaTeX final. Ce système comble un vide réel dans l'outillage de la recherche académique. Les solutions existantes souffraient toutes de limitations structurelles : PaperRobot ne gérait que des séquences de texte incrémentales, AI Scientist (v1 et v2, de Sakana AI) automatise la boucle expérimentale entière mais son module de rédaction reste couplé à ses propres pipelines internes et ne peut pas traiter des données extérieures. Les systèmes spécialisés comme AutoSurvey2 ou LiRA produisent de bonnes revues de littérature mais sont incapables de positionner une méthode spécifique face à l'état de l'art. CycleResearcher, lui, exige un fichier BibTeX structuré en entrée, un artefact rarement disponible en début de rédaction. PaperOrchestra est le premier système à accepter les matériaux tels qu'un chercheur les aurait réellement après ses expériences, sans pré-traitement. L'enjeu derrière ce type d'outil dépasse la simple automatisation : la rédaction académique représente souvent plusieurs semaines de travail après la fin des expériences, et c'est précisément là que de nombreux papiers n'aboutissent jamais, notamment pour les chercheurs moins expérimentés. En industrialisant cette étape, Google s'inscrit dans une course plus large à l'automatisation de la recherche scientifique, où Sakana AI, Anthropic et d'autres tentent de réduire le cycle entre idée et publication. La contrainte imposée par PaperOrchestra, au moins 90 % du corpus bibliographique identifié doit être activement cité, et la vérification systématique des références montrent une volonté de ne pas sacrifier la rigueur à la vitesse. La prochaine étape naturelle serait l'intégration avec des pipelines expérimentaux réels, ce qui rapprocherait encore davantage ce système d'une automatisation complète du cycle de recherche.

UELes chercheurs académiques en France et dans l'UE pourraient bénéficier de cet outil pour réduire le temps de rédaction de leurs articles scientifiques, mais aucun déploiement européen spécifique n'est annoncé.

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