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Les utilisateurs quittent-ils ChatGPT ? Ce que révèlent les chiffres
BusinessLe Big Data · 2 min de lecture

Les utilisateurs quittent-ils ChatGPT ? Ce que révèlent les chiffres

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Selon un rapport annuel de Similarweb publié en avril 2026, ChatGPT a perdu 20 points de part de marché en douze mois, passant de 77,43 % à 57 % du trafic généré par les outils d'intelligence artificielle générative. Dans le même temps, Gemini de Google a franchi la barre des 25 % d'audience, quadruplant quasiment son score en un an grâce à une intégration agressive dans l'écosystème Google, Gmail, Android, Chrome. Claude, le modèle d'Anthropic, a lui presque triplé sa part, atteignant 6,02 % contre 1,40 % un an plus tôt, avec une accélération particulièrement marquée sur les derniers mois. Des acteurs plus spécialisés comme DeepSeek et Perplexity restent sous la barre des 4 %, mais contribuent eux aussi à l'érosion du leadership d'OpenAI. Grok de xAI recule, et Microsoft Copilot peine à maintenir sa position.

Ce rééquilibrage du marché signale la fin du monopole de fait qu'OpenAI exerçait depuis le lancement grand public de ChatGPT fin 2022. Les utilisateurs, plus matures et mieux informés, multiplient désormais les outils selon leurs besoins : Claude pour la qualité rédactionnelle et la nuance, Gemini pour son intégration native dans les services Google, Perplexity pour la recherche documentée. Cette diversification des usages complique la fidélisation pour OpenAI, dont la croissance en volume reste réelle mais dont la dynamique ralentit sensiblement. Pour les entreprises qui ont misé sur un seul fournisseur d'IA, le signal est clair : le marché devient multi-modèles, et les stratégies d'intégration pèsent autant que la performance brute des systèmes.

Ce glissement s'inscrit dans une compétition qui s'est considérablement intensifiée depuis 2025. Google, longtemps critiqué pour une réponse tardive à l'essor de ChatGPT, a su transformer son avantage structurel en arme concurrentielle : des milliards d'utilisateurs déjà captifs de son écosystème représentent un levier de distribution qu'OpenAI ne peut pas répliquer. Anthropic, soutenu par des investissements massifs d'Amazon et Google, a quant à lui réussi à imposer Claude comme une référence sérieuse, notamment auprès des professionnels et des développeurs. La prochaine bataille se jouera sur les agents autonomes et l'intégration dans les outils de productivité du quotidien, un terrain où Google et Microsoft partent avec une longueur d'avance structurelle. OpenAI, de son côté, multiplie les annonces produit et tente d'élargir son offre au-delà du chatbot pour rester incontournable dans un marché qu'il a lui-même créé.

Impact France/UE

Les entreprises et professionnels européens ayant misé sur un seul fournisseur IA doivent réévaluer leur stratégie d'intégration face à un marché désormais clairement multi-modèles.

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Prime Intellect : pourquoi les entreprises créent leurs propres agents IA plutôt que d’utiliser ChatGPT ?

Prime Intellect, une startup américaine fondée en 2024, vient de lever 130 millions de dollars lors d'un tour de série A mené par Radical Ventures, portant sa valorisation à un milliard de dollars. Parmi les investisseurs figurent également Nvidia, Intel Capital, Dell, ainsi qu'une liste de business angels issus de Perplexity, Box, Harvey, Cognition ou encore Zapier. Contrairement à OpenAI ou Anthropic, l'entreprise ne cherche pas à développer un nouveau grand modèle de langage généraliste. Son ambition, selon son cofondateur Vincent Weisser, est de fournir aux entreprises l'infrastructure technique complète pour entraîner et adapter leurs propres agents d'intelligence artificielle, sans dépendre exclusivement des grands laboratoires qui concentrent aujourd'hui les capacités de développement des modèles les plus avancés. Cette levée de fonds illustre un basculement dans la manière dont les entreprises abordent l'IA générative. Après avoir massivement adopté des outils prêts à l'emploi comme ChatGPT pour automatiser certaines tâches, de nombreuses organisations se heurtent désormais aux limites de ces solutions en contexte professionnel. Les données sensibles, les procédures internes et les informations stratégiques sont de plus en plus difficiles à confier à des modèles propriétaires hébergés par des fournisseurs tiers. S'ajoute à cela la crainte d'une dépendance excessive à des plateformes dont les tarifs, les modèles ou les conditions d'accès aux API peuvent évoluer sans préavis, une inquiétude renforcée par plusieurs changements de stratégie récents et l'abandon de projets expérimentaux chez certains grands acteurs du secteur. Pour les directions informatiques, la promesse de Prime Intellect consiste précisément à reprendre la main sur les données et sur l'infrastructure, plutôt que de rester locataires d'un service externe. Cette approche répond à un besoin de différenciation concurrentielle. Un agent IA générique répond à des questions générales à partir de ses connaissances et des données fournies ponctuellement par l'utilisateur, tandis qu'un agent construit sur une infrastructure comme celle de Prime Intellect peut être connecté directement aux bases documentaires, aux feuilles de calcul et aux applications métiers d'une entreprise, avec un entraînement et un apprentissage par renforcement adaptés à son activité précise. La personnalisation devient alors un avantage difficile à répliquer, puisqu'elle repose sur des données propriétaires inaccessibles aux modèles généralistes. Cette tendance, déjà observée chez des startups spécialisées comme Harvey dans le juridique, s'inscrit dans un mouvement plus large de désintermédiation vis-à-vis des grands laboratoires d'IA, où les entreprises cherchent à sécuriser leur autonomie technologique tout en tirant parti des avancées des modèles ouverts et modulaires.

💬 Prime Intellect illustre un truc que je vois venir depuis un moment : les boîtes en ont marre de louer leur intelligence à OpenAI ou Anthropic, elles veulent la posséder. Un milliard de valorisation pour vendre de l'infra plutôt qu'un modèle, ça montre que le vrai avantage compétitif en 2026 c'est plus le LLM générique, c'est ce que tu branches dessus (tes docs, ton CRM, ton métier). Reste à voir si les boîtes qui se lancent là-dedans ont vraiment les équipes pour gérer ça, parce que l'infra IA maison, c'est un métier à part entière.

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Manipulateur, sociopathe : qui est vraiment le patron de ChatGPT ?
2Le Big Data 

Manipulateur, sociopathe : qui est vraiment le patron de ChatGPT ?

Une enquête publiée par le New Yorker le 6 avril 2026, signée par les journalistes Ronan Farrow et Andrew Marantz, dresse un portrait sévère de Sam Altman, PDG d'OpenAI. Basée sur des mémos internes inédits et plus de 200 pages de documents, l'enquête compile des témoignages d'anciens collaborateurs qui décrivent un dirigeant au profil atypique : non pas un ingénieur visionnaire, mais un stratège de la persuasion. Altman dirige une entreprise valorisée près de 1 000 milliards de dollars, et son influence sur le secteur de l'intelligence artificielle est considérable. Pourtant, plusieurs sources lui reprochent un rapport très flexible à la vérité : renégociation d'accords après coup, déni d'engagements pourtant documentés, reformulation des faits selon les circonstances. Un ancien collaborateur décrit un effet "Jedi", une capacité à faire croire à chaque interlocuteur que la vision d'Altman est en réalité la sienne. L'impact de ces révélations dépasse le simple portrait de dirigeant. OpenAI occupe une position centrale dans le développement de l'IA mondiale, et la question de sa gouvernance touche directement à la confiance que lui accordent partenaires, régulateurs et utilisateurs. Le cas de Dario Amodei, ancien cadre d'OpenAI devenu PDG d'Anthropic, est particulièrement éloquent : lors des négociations avec Microsoft en 2019, des garanties strictes en matière de sécurité auraient été validées, avant qu'une clause clé ne soit discrètement modifiée. Altman aurait ensuite nié l'existence de ce changement malgré des preuves écrites. Microsoft, principal investisseur d'OpenAI, aurait également subi des revirements similaires : alors qu'OpenAI réaffirmait publiquement l'exclusivité de Azure comme fournisseur cloud, l'entreprise annonçait en parallèle un partenariat avec Amazon sur sa plateforme Frontier dédiée aux agents IA. Ce double discours érode la confiance des partenaires et brouille la lisibilité stratégique d'une entreprise dont chaque mouvement est scruté à l'échelle mondiale. Ces tensions s'inscrivent dans un contexte plus large de questionnement sur la gouvernance d'OpenAI. En novembre 2023, le conseil d'administration avait temporairement évincé Altman avant de le réintégrer sous pression des employés et des investisseurs, révélant déjà des fractures profondes. La conversion d'OpenAI d'organisation à but non lucratif en entreprise commerciale alimente les doutes sur la sincérité de ses engagements éthiques. Le terme "sociopathe" revient dans plusieurs témoignages, ce qui illustre la violence des jugements portés en interne. Altman, lui, continue de se présenter comme un acteur responsable de la transition vers l'IA générale. La question qui traverse toute l'enquête est finalement celle-ci : peut-on bâtir une technologie civilisationnelle en s'appuyant sur un leadership dont la méthode principale est la manipulation, même brillante ?

UELes révélations sur la gouvernance d'OpenAI pourraient renforcer la méfiance des régulateurs européens et compliquer les négociations de conformité dans le cadre de l'AI Act.

BusinessActu
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ChatGPT Ads Manager : l’outil que vous attendez pour gérer vos campagnes publicitaires ?
3Le Big Data 

ChatGPT Ads Manager : l’outil que vous attendez pour gérer vos campagnes publicitaires ?

OpenAI a lancé en bêta son ChatGPT Ads Manager le 5 mai 2026, ouvrant pour la première fois l'accès à une régie publicitaire en libre-service intégrée directement dans son chatbot. Disponible dès maintenant pour les annonceurs américains, la plateforme permet de créer, piloter et optimiser des campagnes publicitaires qui s'affichent sous les réponses générées par l'IA. OpenAI assure que les annonces n'influencent pas les contenus produits par ChatGPT et que les conversations des utilisateurs ne sont pas transmises aux annonceurs. Cette étape s'inscrit dans une stratégie de monétisation agressive : la société vise 2,5 milliards de dollars de revenus publicitaires pour 2026 et ambitionne d'atteindre 100 milliards de dollars annuels d'ici 2030. Les annonceurs européens peuvent déjà s'inscrire sur liste d'attente. L'enjeu est considérable pour l'industrie publicitaire. Contrairement à Google ou Meta qui s'appuient sur le profilage comportemental des utilisateurs, ChatGPT Ads Manager mise sur un ciblage purement contextuel, ancré dans l'intention de recherche immédiate de l'utilisateur au moment précis où il pose sa question. Pour un annonceur, cela signifie toucher un prospect au moment exact où il exprime un besoin, sans exploiter l'historique personnel ou les données privées. Ce positionnement différenciant pourrait séduire les marques soucieuses de conformité réglementaire, notamment en Europe, tout en offrant un retour sur investissement potentiellement plus ciblé que les formats display classiques. La structure de la plateforme suit la trinité habituelle du marketing digital : campagne, groupes thématiques, annonces finales, avec deux modes d'accès, l'un guidé pour les débutants, l'autre permettant l'import direct de modèles pour les utilisateurs expérimentés. Ce lancement intervient dans un contexte de pression financière croissante sur OpenAI. Faire tourner des serveurs d'IA à grande échelle représente des coûts colossaux, et les abonnements ChatGPT Plus ou Pro ne suffisent pas à couvrir les ambitions de croissance de l'entreprise. En intégrant la publicité, OpenAI suit le chemin tracé par Google avec son moteur de recherche, cherchant à monétiser une audience massive, estimée à plusieurs centaines de millions d'utilisateurs actifs, sans dégrader l'expérience perçue. La viabilité de ce modèle dépendra néanmoins de la tolérance des utilisateurs à la présence de contenus sponsorisés dans un outil qu'ils associent à la neutralité informationnelle, ainsi que de la capacité d'OpenAI à convaincre les régulateurs européens que ce ciblage contextuel respecte bien le RGPD. Les prochains mois, avec l'ouverture annoncée aux marchés hors États-Unis, seront déterminants.

UELes annonceurs européens peuvent s'inscrire sur liste d'attente dès maintenant, mais l'ouverture effective du marché dépendra de la validation par les régulateurs que le ciblage contextuel respecte le RGPD.

💬 Le ciblage contextuel, c'est l'argument qui change tout par rapport à Google ou Meta. Pas de profil comportemental, juste l'intention au moment T, et pour les annonceurs européens qui souffrent du RGPD depuis des années, c'est une vraie bouffée d'air. Le vrai test, c'est pas la technique, c'est la tolérance des utilisateurs à voir des pubs dans un outil qu'ils associent à la neutralité.

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OpenAI réduit de moitié son abonnement Pro à 100 $ pour les gros utilisateurs de Codex, sous les tarifs d'Anthropic et Google

OpenAI restructure ses offres d'abonnement avec un nouveau plan Pro à 100 dollars par mois, soit la moitié du prix de l'ancien abonnement Pro à 200 dollars. Le changement principal concerne les utilisateurs intensifs de Codex, l'outil de génération de code d'OpenAI, qui bénéficient désormais d'un quota d'utilisation nettement supérieur à ce tarif réduit. Cette annonce positionne OpenAI directement en dessous des offres premium d'Anthropic et de Google dans la bataille des abonnements IA haut de gamme. Pour les développeurs et professionnels faisant un usage intensif de Codex, la réduction est substantielle. À 100 dollars mensuels, OpenAI rend son niveau d'accès le plus avancé accessible à un public plus large, tout en se différenciant tarifairement face à Claude Pro d'Anthropic et à Gemini Advanced de Google, dont les offres équivalentes restent plus chères ou moins généreuses en usage Codex. L'objectif est clair : attirer et fidéliser les développeurs qui constituent le coeur de l'adoption entreprise des modèles d'OpenAI. Ce mouvement s'inscrit dans une guerre des prix qui s'intensifie entre les grands acteurs de l'IA générative. OpenAI, malgré sa position de leader du marché, fait face à une concurrence croissante d'Anthropic avec ses modèles Claude et de Google avec Gemini, tous deux ayant considérablement renforcé leurs capacités de génération de code ces derniers mois. En ciblant explicitement les gros utilisateurs de Codex avec cette offre, OpenAI envoie un signal à l'ensemble de l'écosystème développeur : la compétition sur les prix est désormais aussi importante que la compétition sur les performances.

UELes développeurs français et européens utilisant Codex peuvent désormais accéder au niveau Pro d'OpenAI à 100 $/mois au lieu de 200 $, réduisant la barrière tarifaire face aux offres concurrentes d'Anthropic et Google.

BusinessOpinion
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