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OutilsThe Verge AI · 1 min de lecture

Le nouveau mode Books de Character.AI transforme la lecture en jeu de rôle

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Character.AI lance un nouveau mode appelé "Books" qui permet aux utilisateurs d'incarner des personnages issus de grandes oeuvres littéraires classiques. Disponible dès à présent, ce format propose plus de 20 titres du domaine public issus du projet Gutenberg, dont Alice au pays des merveilles, Orgueil et Préjugés, Dracula ou encore Frankenstein. L'expérience est conçue comme un jeu de rôle structuré à l'intérieur d'univers fictifs préexistants, offrant une forme d'interaction plus encadrée que les conversations libres habituelles de la plateforme.

Ce lancement intervient dans un contexte particulièrement difficile pour l'entreprise, confrontée à de multiples controverses et poursuites judiciaires concernant les interactions de ses chatbots avec des utilisateurs mineurs. Des cas documentés ont mis en cause la plateforme dans des situations liées à des comportements romantiques inappropriés, des incitations à la violence et à l'automutilation. Le mode Books représente une tentative de repositionner l'image de Character.AI autour d'usages culturels et éducatifs plus acceptables, susceptibles de rassurer parents, régulateurs et partenaires commerciaux.

Character.AI, fondée en 2021 par d'anciens chercheurs de Google, s'est imposée comme l'une des plateformes de roleplay conversationnel les plus utilisées au monde, avec des dizaines de millions d'utilisateurs actifs. La pression réglementaire et les actions en justice ont contraint la société à multiplier les mesures de protection, notamment des restrictions pour les comptes mineurs. Ce mode "Books" s'inscrit dans cette stratégie de modération de l'image, mais reste à voir si ce pivot littéraire suffira à convaincre les critiques que la plateforme peut proposer une IA conversationnelle responsable.

Impact France/UE

Le Digital Services Act et les réglementations européennes sur la protection des mineurs en ligne créent une pression similaire à celle subie par Character.AI aux États-Unis, ce pivot littéraire pouvant anticiper des exigences réglementaires croissantes en Europe.

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Pocket : la nouvelle appli de Meta transforme vos idées en mini-jeux avec l’IA
1Le Big Data 

Pocket : la nouvelle appli de Meta transforme vos idées en mini-jeux avec l’IA

Meta Platforms a dévoilé Pocket, une nouvelle application qui transforme une simple description textuelle en mini-jeu interactif grâce à l'intelligence artificielle. L'utilisateur écrit son idée en quelques mots, et l'IA génère automatiquement une expérience jouable baptisée « gizmo », sans qu'aucune ligne de code ne soit nécessaire. Cette approche s'appuie sur le concept du « vibe-coding », popularisé ces derniers mois. Une fois créés, les gizmos sont publiés dans un fil vertical qui rappelle fortement TikTok ou Instagram Reels : les utilisateurs font défiler les créations des autres, les testent en quelques secondes, puis passent à la suivante d'un geste. Certains mini-jeux exploitent les capteurs du smartphone, comme l'inclinaison, les vibrations, le son ou l'appareil photo, pour offrir une expérience plus immersive. Chaque création peut aussi être partagée via un lien ou remixée par d'autres utilisateurs, qui peuvent modifier le concept initial pour produire leur propre version. Pour l'instant, l'application n'est disponible que dans certaines régions, via le Google Play Store. Avec Pocket, Meta cherche à rendre la création de jeux vidéo aussi accessible et immédiate que la publication d'une vidéo sur un réseau social, en supprimant la barrière technique de la programmation. L'enjeu est de taille pour l'entreprise, qui tente depuis plusieurs années de renouveler l'attrait de ses plateformes face à la concurrence de TikTok et à l'essor de formats courts et interactifs. En misant sur du contenu généré par IA plutôt que filmé ou monté, Meta ouvre une nouvelle catégorie de divertissement participatif, où n'importe quel utilisateur devient potentiellement créateur de jeu. Pour les créateurs de contenu comme pour les développeurs indépendants, cette démocratisation pourrait bouleverser l'écosystème du jeu mobile léger, en abaissant drastiquement le coût et le temps nécessaires pour produire une expérience interactive virale. Le lancement de Pocket ne sort pas de nulle part. En mars dernier, Meta avait recruté l'équipe de la startup Atma Sciences Inc., créatrice de l'application Gizmo, et obtenu une licence sur sa technologie de vibe-coding, capable de générer du code à partir d'instructions en langage naturel. Avant son rachat, Gizmo affichait déjà plus de 14 000 évaluations sur l'App Store d'Apple, avec une note moyenne de 4,9 sur 5, preuve d'une traction réelle auprès des premiers utilisateurs. Pocket reprend cette base technique éprouvée en l'intégrant dans un environnement bien plus social, pensé pour la découverte et le partage. Meta prévoit de promouvoir l'application sur ses autres plateformes, Facebook et Instagram en tête, afin d'accélérer son adoption avant un éventuel déploiement plus large.

💬 Meta rachète pas juste une techno, il rachète une preuve de traction (14 000 notes, 4,9/5 avant même le rachat), et ça change tout dans la manière de lire le lancement. Le pari c'est que la barrière à l'entrée du jeu vidéo devienne aussi basse que celle d'un post Instagram, et sur le papier ça peut vraiment redistribuer les cartes du mobile léger. Reste que Meta a déjà raté plusieurs coups face à TikTok, donc la vraie question c'est la rétention une fois la nouveauté passée, pas la démo.

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OpenAI transforme Codex en assistant IA pour les employés de bureau
2Le Big Data 

OpenAI transforme Codex en assistant IA pour les employés de bureau

OpenAI a annoncé le 2 juin 2026 une refonte majeure de Codex, son assistant IA jusqu'ici centré sur le développement logiciel, pour l'étendre aux métiers de bureau. La plateforme comptabilise désormais plus de 5 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires, soit six fois plus qu'en février lors du lancement de son application desktop. Si les développeurs restent majoritaires, les travailleurs du savoir représentent déjà près de 20 % de la base d'utilisateurs et affichent une croissance trois fois plus rapide. OpenAI introduit six modules métier spécialisés couvrant l'analyse de données, la création de contenu, la vente, le design produit, l'investissement en actions et la banque d'investissement. Une fonctionnalité baptisée Sites permet désormais de publier les résultats générés sous forme de sites web interactifs hébergés dans le cloud, en s'appuyant sur des partenaires comme Wix, Replit, Figma et Lovable. Des annotations contextuelles permettent aussi aux utilisateurs de cibler précisément une zone d'un document pour des commandes plus précises. Ces évolutions traduisent une bascule stratégique pour OpenAI : ne plus se limiter à l'outillage des développeurs, mais s'imposer comme fournisseur d'infrastructure IA pour l'ensemble des fonctions d'une entreprise. En intégrant directement des logiques opérationnelles métier dans Codex, OpenAI cherche à réduire la friction d'adoption pour des profils non techniques, rendant l'outil exploitable sans configuration avancée. L'enjeu est considérable : si les travailleurs du savoir maintiennent leur rythme de croissance, ils pourraient représenter la majorité des utilisateurs dans moins d'un an, transformant Codex en plateforme de productivité de masse plutôt qu'en simple assistant de programmation. Cette offensive sur le marché entreprise s'inscrit dans un contexte de compétition accrue. Anthropic multiplie depuis plusieurs mois les agents IA spécialisés pour les organisations, tandis que Microsoft intègre Copilot dans toute sa suite Office. OpenAI capitalise ici sur sa base grand public pour accélérer l'adoption professionnelle, une approche bottom-up qui contraste avec les déploiements top-down habituels du secteur B2B. Trois semaines avant cette annonce, la société avait lancé OpenAI Deployment Company, une coentreprise dédiée aux clients entreprises adossée à plus de 4 milliards de dollars. La convergence de ces deux initiatives dessine une ambition claire : faire de Codex le système d'exploitation IA des entreprises, en rivalisant directement avec Salesforce, ServiceNow et les suites Microsoft 365 sur leur propre terrain.

UEL'expansion de Codex aux métiers de bureau intensifie la concurrence sur le marché européen des outils de productivité IA, où les entreprises françaises devront arbitrer entre cette plateforme et les suites déjà déployées comme Microsoft 365 Copilot.

💬 Codex qui lâche les développeurs pour aller chercher les commerciaux et les banquiers d'investissement, c'est un pivot net. La vraie lecture c'est qu'OpenAI veut rejouer le coup de Salesforce sur son propre terrain, avec une base de 5 millions d'utilisateurs déjà acquis et une approche bottom-up qui court-circuite les cycles de vente à 18 mois. Reste à voir si les modules métier tiennent en prod.

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Comment l’IA transforme la gestion de chantier en 2026 ?
3Le Big Data 

Comment l’IA transforme la gestion de chantier en 2026 ?

Moins de 10 % des entreprises du bâtiment utilisent aujourd'hui l'intelligence artificielle dans leur gestion opérationnelle, mais 70 % prévoient de franchir le pas dans les prochains mois, soit 15 points de plus qu'il y a un an selon le baromètre Orisha Construction. Le marché mondial de l'IA appliquée à la construction devrait atteindre 4,5 milliards de dollars en 2026. Concrètement, six applications transforment déjà le quotidien des professionnels : la génération automatique de devis, la prédiction des retards, l'optimisation de planning, l'analyse de photos par vision par ordinateur, les chatbots clients pour artisans, et la détection d'anomalies de sécurité. Sur le seul volet du chiffrage, un artisan qui dictait vocalement ses paramètres peut aujourd'hui obtenir un devis structuré en 45 minutes au lieu de quatre heures, avec des relances automatisées (email J+3, SMS J+7, appel J+14) qui font passer le taux de transformation de 15 à 30 %. Les solutions SaaS concernées démarrent entre 150 et 250 euros par mois pour un indépendant, avec un retour sur investissement atteint en trois à quatre mois. L'impact dépasse la simple productivité administrative. En croisant données météo, disponibilité des ressources et historiques de sinistres, les algorithmes de prédiction permettent d'identifier une rupture d'approvisionnement trois semaines à l'avance, laissant le temps de mobiliser un fournisseur alternatif sans perdre un seul jour de chantier. McKinsey et Orisha estiment que cette approche réduit de 15 à 25 % les coûts liés aux erreurs, reprises et retards. Sur le terrain, des drones et caméras fixes capturent quotidiennement l'avancement réel, que l'IA quantifie sans relevé manuel. Les équipements de protection individuelle non portés sont détectés instantanément sur les images, réduisant les risques d'accidents et les responsabilités juridiques. Pour les artisans, un chatbot répond aux demandes de devis en dehors des heures ouvrées, supprimant les pertes de contrats par manque de réactivité. Le paradoxe du secteur est bien connu : la construction affiche une productivité qui progresse d'à peine 1 % par an depuis des décennies, malgré une pression croissante liée à la volatilité des prix des matériaux, la pénurie de compagnons qualifiés et une réglementation de plus en plus dense. C'est précisément cette accumulation de contraintes qui pousse les acteurs à chercher des gains opérationnels rapides et mesurables, plutôt que des transformations structurelles longues. Des éditeurs comme Trustup Pro intègrent déjà plusieurs de ces briques dans des logiciels de suivi de chantier tout-en-un. La prochaine étape, déjà en cours dans les grandes entreprises, est l'interconnexion de ces outils avec les ERP et les plateformes de sous-traitance, pour que le conducteur de travaux dispose d'un tableau de bord prédictif unifié plutôt que d'une série d'alertes isolées.

UELe secteur du bâtiment français est directement visé, avec des éditeurs tricolores comme Orisha Construction et Trustup Pro qui commercialisent déjà ces briques IA à destination des artisans et conducteurs de travaux.

💬 Le bâtiment stagne à +1 % de productivité par an depuis trente ans, et d'un coup 70 % des boîtes seraient prêtes à basculer. Ce chiffre vient d'un éditeur qui vend ces solutions, garde ça en tête. Mais les cas d'usage tiennent la route : 45 minutes pour un devis au lieu de 4 heures, ROI à 3 mois pour 150 euros par mois, c'est le genre de gain mesurable qui convainc un artisan, pas un DSI.

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Comment les Workflows de Mistral AI transforment l’IA en moteur opérationnel ?
4Le Big Data 

Comment les Workflows de Mistral AI transforment l’IA en moteur opérationnel ?

Mistral AI a lancé une fonctionnalité baptisée Workflows, intégrée à sa plateforme Studio, qui vise à résoudre l'un des problèmes les plus documentés de l'IA en entreprise : moins de 20 % des projets d'IA atteignent réellement la production. La startup française propose une couche d'orchestration permettant de passer d'un prototype à un déploiement opérationnel en quelques jours. Techniquement, la solution s'appuie sur le moteur Temporal, déjà adopté par des entreprises comme Salesforce, Netflix ou Stripe, mais adapté aux contraintes spécifiques de l'IA générative : gestion du streaming, mutualisation des ressources, traçage des exécutions et reprise automatique en cas d'erreur. Le modèle de déploiement sépare le plan de contrôle, hébergé par Mistral, du plan de données, qui reste dans l'environnement de l'entreprise via Kubernetes. Des acteurs comme CMA-CGM et La Banque Postale figurent parmi les premiers déploiements concrets. L'enjeu est majeur pour les équipes techniques qui, jusqu'ici, devaient assembler elles-mêmes agents, connecteurs, outils d'observabilité et gestion des erreurs à partir de briques hétérogènes, mobilisant parfois des mois de développement avant d'atteindre une version stable. Les Workflows de Mistral proposent un cadre unifié où ces composants fonctionnent ensemble dès le départ. Le SDK simplifie la configuration des politiques de reprise, des délais d'attente et de la gestion des erreurs en quelques lignes de Python, ce qui permet aux développeurs de se concentrer sur la logique métier plutôt que sur l'infrastructure. L'intégration avec Le Chat permet également aux équipes non techniques d'exécuter ces workflows sans friction, ce qui réduit la fracture habituelle entre développeurs et utilisateurs métiers. Ce lancement s'inscrit dans une compétition accélérée entre fournisseurs de modèles qui cherchent à monter dans la chaîne de valeur, au-delà de la simple inférence. OpenAI, Google et Anthropic investissent tous dans des couches d'orchestration et d'agents, mais Mistral joue une carte différente : la souveraineté des données et le déploiement en environnement contrôlé, un argument central pour les entreprises européennes soumises au RGPD et aux exigences sectorielles strictes du secteur financier ou logistique. En positionnant Workflows comme une infrastructure industrielle plutôt qu'un outil d'expérimentation, Mistral tente de s'imposer comme le partenaire de référence pour les grandes organisations qui ont besoin de garanties sur la fiabilité, l'observabilité et la conformité de leurs systèmes d'IA en production.

UELe lancement de Mistral Workflows renforce la position de cette startup française comme alternative souveraine pour les grandes organisations européennes soumises au RGPD, avec des premiers déploiements concrets chez CMA-CGM et La Banque Postale.

💬 Ce problème des 20% de projets IA qui n'atteignent jamais la prod, tout dev qui bosse en entreprise le connaît. Mistral n'a pas réinventé la roue : ils ont pris Temporal (déjà chez Netflix et Stripe) et l'ont adapté aux contraintes du génératif, ce qui évite de passer six mois à assembler soi-même des briques qui ne se parlent pas. L'argument souveraineté RGPD, c'est pas du flan quand tes premiers clients sont CMA-CGM et La Banque Postale.

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