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Des mineurs poursuivent en justice xAI d'Elon Musk pour des contenus pédopornographiques générés par Grok
SécuritéThe Verge AI12sem· 1 min de lecture

Des mineurs poursuivent en justice xAI d'Elon Musk pour des contenus pédopornographiques générés par Grok

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Trois adolescents du Tennessee ont déposé une action en justice collective contre xAI, la société d'intelligence artificielle d'Elon Musk, accusant le chatbot Grok d'avoir généré des images et vidéos sexualisées les représentant alors qu'ils étaient mineurs. La plainte, déposée ce lundi, constitue une mise en cause directe de la direction de l'entreprise, incluant Musk lui-même.

L'affaire soulève une question fondamentale sur la responsabilité des créateurs de modèles d'IA génératifs face aux contenus illicites produits par leurs systèmes. La génération de matériel d'abus sexuel sur enfants (CSAM) par une IA grand public représente l'un des risques les plus graves identifiés par les régulateurs et les défenseurs de la protection de l'enfance — et ce cas illustre concrètement ce danger.

Les plaignants, dont deux mineurs et un adulte qui était mineur au moment des faits, affirment que xAI était consciente que Grok pourrait produire ce type de contenu lors du lancement de son "spicy mode" l'année dernière. L'une des victimes, identifiée comme "Jane Doe 1", indique avoir découvert en décembre dernier l'existence d'images explicites générées par l'IA à son effigie. La plainte accuse les dirigeants d'avoir délibérément ignoré ces risques au moment du déploiement.

Cette procédure s'inscrit dans un contexte de pression croissante sur les plateformes tech américaines concernant la protection des mineurs en ligne. xAI n'a pour l'heure pas commenté publiquement la plainte, initialement rapportée par le Washington Post.

Impact France/UE

L'affaire alimente les débats européens sur la régulation des contenus générés par IA et pourrait accélérer l'adoption de mesures de protection des mineurs dans le cadre de l'AI Act et du Digital Services Act.

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La société xAI d'Elon Musk est poursuivie en justice après la découverte de matériaux pédopornographiques (CSAM) générés par son IA Grok à partir de vraies photos de trois jeunes filles. Des chercheurs du Center for Countering Digital Hate estiment que Grok a produit environ 3 millions d'images sexualisées, dont près de 23 000 représentant des enfants. Plutôt que de corriger les filtres, xAI a simplement limité l'accès au système aux abonnés payants.

UELe DSA et le règlement européen sur l'IA imposent des obligations strictes de modération aux plateformes actives en Europe, ce cas pourrait accélérer des actions réglementaires contre X/Grok au sein de l'UE.

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Google a intenté une action en justice contre un groupe cybercriminel chinois baptisé Outsider Enterprise, accusé d'avoir orchestré une campagne de fraude massive alimentée par l'intelligence artificielle. Selon les documents déposés par l'entreprise, Outsider Enterprise opère principalement via Telegram, où il propose des services de phishing clés en main à des individus peu familiers avec les techniques informatiques. Le groupe aurait fourni des instructions détaillées pour utiliser Gemini, le modèle d'IA de Google, afin de créer des sites web imitant ceux de Google lui-même, YouTube, et des agences gouvernementales américaines comme le système de péage E-ZPass de New York. Au total, le réseau a généré près de 300 modèles d'arnaque, 9 000 faux sites web, et un million d'URL frauduleuses. Plus de 2,5 millions de messages texte ont été envoyés à des utilisateurs Android, dont 55 000 en seulement deux semaines au cours du mois dernier. Cette affaire illustre concrètement les risques liés à la démocratisation des outils d'IA générative : des acteurs malveillants peuvent désormais automatiser et industrialiser des campagnes de fraude sophistiquées sans compétences techniques poussées. Les victimes ciblées sont des particuliers qui reçoivent de faux messages les incitant à saisir des informations personnelles ou bancaires sur des sites frauduleux. L'ampleur du réseau, avec un million d'URLs recensées, témoigne d'une capacité d'exécution inédite rendue possible par l'IA. Google indique travailler en coordination avec les forces de l'ordre et les opérateurs mobiles pour contenir la menace. Cette plainte s'inscrit dans une tendance plus large où les grandes plateformes technologiques recourent aux tribunaux pour lutter contre les abus de leurs propres outils. OpenAI et Microsoft ont adopté des stratégies similaires ces derniers mois. Pour Google, l'enjeu est double : protéger ses utilisateurs tout en défendant la réputation de Gemini, dont le nom est directement associé aux arnaques documentées. L'issue judiciaire reste incertaine, notamment en raison des obstacles liés à la juridiction internationale face à des acteurs opérant depuis la Chine, mais l'action vise aussi à créer un précédent dissuasif pour de futurs abus.

💬 9 000 faux sites, un million d'URLs, 2,5 millions de SMS, tout ça sans compétences techniques grâce à Gemini, c'est le cauchemar qui était prévisible depuis le lancement des modèles grand public. Ce qui me frappe, c'est moins l'arnaque en elle-même que l'industrialisation : avant il fallait des équipes, là c'est du copier-coller sur Telegram. La plainte est bien, mais coincer des acteurs basés en Chine via un tribunal américain, on sait tous comment ça finit.

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Devin Kim, l'un des premiers ingénieurs recrutés par xAI en 2024, a déposé une plainte devant un tribunal californien contre la société d'Elon Musk et sa maison mère SpaceX. Kim, qui avait rapidement gravi les échelons pour occuper un poste de direction stratégique, affirme avoir été licencié abruptement en septembre 2025, quelques heures seulement avant une présentation sur la sécurité de l'IA qu'il devait soumettre à la direction de l'entreprise. Il accuse xAI de représailles et de licenciement abusif en violation du droit californien, et réclame des dommages et intérêts dont le montant n'a pas été précisé. La plainte survient simultanément à la publication d'un rapport d'un organisme canadien de surveillance concluant que Grok enfreint les lois canadiennes sur la protection de la vie privée, notamment en raison d'un outil de génération d'images permettant la création de deepfakes sexuels sans le consentement des personnes représentées. Selon les documents judiciaires, Kim avait alerté à plusieurs reprises ses supérieurs sur l'absence de priorité accordée à la sécurité au sein de xAI, une situation qui exposait l'entreprise à des risques majeurs : diffusion de contenus discriminatoires, mais aussi production d'informations susceptibles de faciliter la prolifération d'armes de destruction massive. Kim précise qu'Elon Musk souhaitait en principe voir des procédures de sécurité rigoureuses mises en place, mais que Jimmy Ba, cofondateur de xAI et supérieur hiérarchique direct de Kim, aurait systématiquement ignoré ces directives et rejeté les demandes de renforcement des mécanismes de protection. Le licenciement aurait donc visé directement à faire taire un lanceur d'alerte interne au moment le plus critique. Cette affaire s'inscrit dans une série de controverses qui frappent depuis plusieurs années les entreprises d'Elon Musk, des accusations liées à la sécurité des employés chez Tesla aux critiques sur la conduite autonome. Grok en particulier fait l'objet d'enquêtes et de procédures judiciaires dans plusieurs pays. Des chercheurs du Center for Countering Digital Hate ont estimé que le chatbot aurait généré près de 23 000 images à caractère sexuel, dont certaines impliquant des enfants, sur une période de onze jours entre décembre 2025 et janvier 2026, parfois à partir de photographies de femmes utilisées sans leur autorisation. En janvier, Musk avait affirmé ne pas avoir eu connaissance de la génération d'images de mineurs. Face à la pression réglementaire croissante, xAI a finalement restreint les capacités de génération d'images de Grok début 2026. Le cas Kim pourrait néanmoins accélérer les demandes de contrôle législatif sur les pratiques internes des grandes entreprises d'IA, en particulier aux États-Unis.

UELa violation des lois canadiennes sur la vie privée documentée par un organisme de surveillance ouvre la voie à des enquêtes similaires en Europe, où Grok est soumis au RGPD et où des autorités comme la CNIL pourraient diligenter des investigations sur la génération de deepfakes sexuels non consentis.

💬 Viré quelques heures avant sa présentation sur la sécurité, le timing est tellement mauvais qu'il va peser lourd au tribunal. Ce qui dérange, c'est pas l'absence de procédures chez xAI, c'est que Musk aurait voulu ces procédures, et que ça s'est quand même terminé comme ça. 23 000 images en onze jours, certaines impliquant des mineurs, à un moment c'est plus un raté de modération, c'est un choix.

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Huit géants technologiques signent des contrats avec le Pentagone pour bâtir une force combattante axée sur l'IA sur des réseaux classifiés
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Huit géants technologiques signent des contrats avec le Pentagone pour bâtir une force combattante axée sur l'IA sur des réseaux classifiés

Le Pentagone a signé des contrats avec huit entreprises technologiques pour déployer des solutions d'intelligence artificielle sur ses réseaux classifiés, dans le cadre d'une initiative visant à bâtir ce que le département de la Défense appelle une "force de combat orientée IA en priorité". Ces accords matérialisent l'ambition américaine d'intégrer l'IA au coeur même de ses opérations militaires les plus sensibles. Anthropic, le créateur du modèle Claude, est ostensiblement absent de cette liste après avoir refusé de signer une clause d'utilisation imposée par le Pentagone, ce qui lui a valu d'être officiellement signalé comme "risque de sécurité". L'intégration de l'IA dans des réseaux militaires classifiés représente un tournant structurant pour l'industrie technologique américaine. Ces contrats ouvrent la voie à une utilisation opérationnelle de l'IA dans des environnements de haute sécurité, potentiellement de la logistique jusqu'à la prise de décision tactique. Le cas Anthropic illustre une tension croissante entre les garde-fous éthiques que s'imposent certains acteurs de l'IA et les exigences sans concession des forces armées, une ligne de fracture appelée à s'approfondir à mesure que les usages militaires se multiplient. Cette dynamique s'inscrit dans une course aux armements numériques entre grandes puissances, les États-Unis cherchant à conserver leur avance technologique face à la Chine. Le Pentagone intensifie depuis plusieurs années ses partenariats avec le secteur privé, de Project Maven à JEDI, pour moderniser ses capacités numériques. Le refus d'Anthropic rappelle la résistance qu'avaient manifestée des ingénieurs de Google lors de Project Maven en 2018, posant une question désormais centrale: jusqu'où les entreprises d'IA dites "responsables" sont-elles prêtes à collaborer avec les militaires?

UELa militarisation accélérée de l'IA aux États-Unis oblige les gouvernements européens à définir leur propre doctrine sur l'usage militaire de l'IA, un débat directement lié à la politique de défense commune de l'UE et à l'AI Act.

SécuritéOpinion
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