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Comment regarder le keynote de Jensen Huang à la GTC 2026 de Nvidia — et ce qu'il faut en attendre
InfrastructureTechCrunch AI · 1 min de lecture

Comment regarder le keynote de Jensen Huang à la GTC 2026 de Nvidia — et ce qu'il faut en attendre

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Nvidia tient sa conférence annuelle phare, la GTC 2026, avec au programme le keynote très attendu de son PDG Jensen Huang. Cet événement constitue le rendez-vous incontournable du secteur où le géant des semi-conducteurs dévoile traditionnellement ses nouvelles architectures, ses partenariats stratégiques et sa vision de l'avenir du calcul.

La GTC (GPU Technology Conference) est devenue au fil des années bien plus qu'un simple salon produits, c'est désormais la tribune depuis laquelle Nvidia dicte l'agenda technologique de l'industrie de l'intelligence artificielle. Dans un contexte de compétition intense avec AMD, Intel et les puces maison des grands acteurs du cloud, chaque annonce de Jensen Huang est scrutée par les investisseurs, les chercheurs et les ingénieurs du monde entier.

Le discours de Jensen Huang devrait se concentrer sur le rôle de Nvidia dans l'avenir du calcul et de l'IA. Les éditions précédentes ont été marquées par des annonces majeures : nouvelles générations de GPU, plateformes pour l'IA générative, extensions de l'écosystème CUDA, et partenariats avec les hyperscalers. L'événement est regardé en direct par des milliers de professionnels à travers le monde.

Les attentes restent élevées pour cette édition 2026, alors que Nvidia consolide sa position dominante dans l'infrastructure IA mondiale. Les annonces de la GTC ont systématiquement influencé les orientations des entreprises technologiques pour les mois suivants, faisant de ce keynote un moment structurant pour l'ensemble de l'industrie.

Impact France/UE

Le marché européen des infrastructures IA sera indirectement concerné par les annonces de nouveaux produits Nvidia, qui équipent la majorité des datacenters européens.

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Nvidia a publié mercredi ses résultats du premier trimestre fiscal avec un chiffre d'affaires de 81,62 milliards de dollars, dépassant les 78,86 milliards attendus par les analystes. La guidance pour le deuxième trimestre est fixée à 91 milliards, là encore au-dessus des 86,84 milliards anticipés par Wall Street. Mais lors de la conférence avec les analystes, le PDG Jensen Huang a mis en avant un élément stratégique souvent éclipsé par les chiffres trimestriels : le processeur Vera. Huang estime que cette puce CPU ouvre un marché adressable de 200 milliards de dollars, entièrement distinct du marché d'un billion de dollars déjà projeté pour les GPU Blackwell et Rubin entre 2025 et 2027. Il prévoit que les revenus issus de Vera atteindront 20 milliards de dollars d'ici la fin de l'exercice fiscal en cours, ce qui en ferait le deuxième poste de revenus de l'entreprise. La plateforme complète Vera Rubin, combinant le CPU Vera avec les GPU Rubin, doit être lancée plus tard cette année. La mise sur Vera répond à une menace structurelle sur le segment de l'inférence. Google, Amazon et Microsoft devraient investir collectivement plus de 700 milliards de dollars dans l'infrastructure IA cette année, contre environ 400 milliards en 2025, mais développent simultanément leurs propres puces maison pour faire tourner les modèles d'IA à grande échelle. Les TPU de Google, Trainium d'Amazon, ainsi que les offres d'Intel et AMD positionnent désormais sérieusement leurs processeurs sur l'inférence, le maillon où la domination GPU de Nvidia est la plus exposée. Entraîner de grands modèles reste le terrain de chasse exclusif de Nvidia, mais générer des réponses en temps réel et à l'échelle, c'est là que la concurrence fait son chemin. La puce Vera a été développée en partie grâce à une technologie issue de Groq, une startup spécialisée dans l'inférence, dans le cadre d'un accord de licence estimé à environ 17 milliards de dollars. L'enjeu immédiat reste l'approvisionnement. Huang a reconnu sans détour que Nvidia sera probablement en tension sur les stocks durant toute la durée de vie de la plateforme Vera Rubin. Pour anticiper, les engagements d'approvisionnement de l'entreprise ont bondi à 119 milliards de dollars au premier trimestre, contre 95,2 milliards le trimestre précédent. Nvidia a également annoncé un programme de rachat d'actions de 80 milliards de dollars et relevé son dividende trimestriel de 1 centime à 25 cents par action. Malgré ces signaux de confiance, le titre a reculé de 1,6 % en after-hours : les analystes estiment que les performances record sont désormais intégrées dans le cours. La vraie question est de savoir si Nvidia peut convaincre que la dynamique de dépenses en IA restera solide jusqu'en 2027 et 2028, dans un contexte où les géants du cloud bâtissent activement des alternatives à ses GPU.

UELes entreprises européennes et data centers qui dépendent des GPU Nvidia pour leurs infrastructures IA pourraient être confrontés à des tensions d'approvisionnement prolongées sur la plateforme Vera Rubin, avec un impact potentiel sur les coûts et délais de déploiement.

💬 Le chiffre qui compte vraiment, c'est pas les 81 milliards de revenus. C'est que Google, Amazon et Microsoft vont dépenser 700 milliards en infra IA cette année, en bonne partie pour construire leurs propres puces et sortir de la dépendance Nvidia sur l'inférence. Vera, c'est Jensen qui joue défensif avant que les dégâts arrivent, et c'est ça que les résultats record font oublier.

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Nvidia vs Meta : qui contrôle vraiment l’IA en 2026 ?

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