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Ce qu'OpenAI pourrait devoir à Elon Musk ; une frénésie de recrutement chez xAI
BusinessThe Information AI12sem· 1 min de lecture

Ce qu'OpenAI pourrait devoir à Elon Musk ; une frénésie de recrutement chez xAI

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La justice américaine pourrait contraindre OpenAI à verser jusqu'à 109 milliards de $ à Elon Musk — du moins selon les calculs de l'économiste mandaté par ses avocats. Ce chiffre spectaculaire a dominé l'audience du vendredi devant la juge Yvonne Gonzalez Rogers, chargée d'examiner le procès que Musk intente contre la société d'intelligence artificielle qu'il a contribué à fonder.

Le dossier met en lumière une tension de fond dans l'écosystème de l'IA : la transformation d'OpenAI d'organisation à but non lucratif en entité commerciale valorisée à 500 milliards de $ en automne 2025. Musk, qui avait été parmi ses premiers donateurs, estime avoir été lésé par cette mue stratégique — une question qui engage des principes juridiques complexes autour des donations initiales et de leur valeur présumée à long terme.

L'économiste C. Paul Wazzan a bâti son estimation en extrapolant les dons originaux de Musk à la valorisation actuelle d'OpenAI, et en attribuant à celui-ci entre 50 % et 75 % de la réussite de l'entreprise. La juge Rogers n'a pas masqué son scepticisme : "Un jury va comprendre qu'il tire ces chiffres du chapeau", a-t-elle déclaré, qualifiant le rapport de "faible" et suggérant ironiquement que la contribution de Musk pourrait n'être que de 2 %. Elle a néanmoins accepté que Wazzan témoigne devant le jury, au motif que ses calculs relèvent d'une "arithmétique de startup" recevable.

La prudence affichée par Rogers ne préjuge pas de l'issue, mais son ton tranchant signal que les arguments chiffrés de la défense Musk auront fort à faire pour convaincre. L'affaire, suivie de près par l'ensemble du secteur tech, pourrait redéfinir les obligations fiduciaires des fondateurs envers les organisations à but non lucratif qui pivotent vers le commercial.

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En 2018, Elon Musk a tenté de recruter l'équipe fondatrice d'OpenAI, Sam Altman, Greg Brockman et Ilya Sutskever, pour diriger un nouveau laboratoire d'intelligence artificielle au sein de Tesla. Selon des éléments de preuve présentés lors d'un procès très médiatisé qui oppose le milliardaire à OpenAI, Musk leur a proposé d'intégrer la société à Tesla en tant que filiale, ou d'octroyer à Altman un siège au conseil d'administration. Ces révélations ont émergé mercredi devant le tribunal, alors que les dirigeants d'OpenAI se disputaient le contrôle stratégique de l'organisation qu'ils venaient de cofonder. Ces informations éclairent sous un angle nouveau les griefs que Musk formule contre OpenAI et son PDG. Le milliardaire soutient qu'Altman a "volé une association caritative" en transformant OpenAI, initialement fondée à but non lucratif, en entité commerciale. Or, les avocats d'OpenAI font valoir que Musk était lui-même favorable à une commercialisation de la structure, à condition d'en conserver le contrôle. Cette contradiction fragilise l'argumentaire du plaignant et suggère que le litige tient davantage à une bataille de pouvoir qu'à un désaccord éthique sur la mission originelle de l'organisation. OpenAI a été co-fondée en 2015 par Musk, Altman, Brockman, Sutskever et d'autres, avec l'ambition de développer une intelligence artificielle générale au bénéfice de l'humanité. Musk a quitté le conseil d'administration en 2018, officiellement pour éviter des conflits d'intérêts avec Tesla, qui développait ses propres systèmes d'IA. Il a ensuite fondé xAI en 2023. Le procès actuel, qui porte sur la transformation capitalistique d'OpenAI, s'annonce décisif pour déterminer les obligations légales qui s'imposent aux organismes à but non lucratif lorsqu'ils pivotent vers un modèle commercial, dans un secteur où les enjeux financiers atteignent désormais des dizaines de milliards de dollars.

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Ce que xAI et OpenAI devraient acquérir ensuite

Dans un contexte où les fusions et acquisitions s'accélèrent dans le secteur de l'intelligence artificielle, plusieurs opérations stratégiques semblent aujourd'hui logiques selon les observateurs de la Silicon Valley. La plus évidente concerne xAI, la société d'Elon Musk, et Cursor, l'éditeur de code assisté par IA. Les deux entreprises entretiennent déjà une relation commerciale : xAI a accepté de vendre de la capacité de calcul à Cursor, une ressource devenue si rare que les analystes de SemiAnalysis la comparent à « essayer de réserver des billets d'avion sur le dernier vol au départ ». Un rapprochement capitalistique donnerait à Cursor un accès privilégié aux stocks de puissance de calcul de xAI, tandis que cette dernière ferait son entrée sur le marché enterprise et renforcerait sa position dans la guerre des outils de développement assistés par IA. Deuxième scénario envisagé : une acquisition de Snap par OpenAI. Snap, en difficulté persistante malgré des restructurations successives et des suppressions de postes récurrentes, est dirigée par Evan Spiegel qui détient un contrôle absolu grâce à ses actions à droit de vote multiple. Pourtant, OpenAI vient de démontrer avec son rachat de TBPN qu'elle est capable de convaincre des fondateurs réticents à vendre. Enfin, du côté des médias, Vox Media, qui possède plus de dix marques dont New York Magazine, The Verge ou Vulture, serait en train de préparer une vente par morceaux. Jay Penske, actionnaire partiel de la maison mère, serait un acquéreur naturel pour Vulture, tandis que la mannequin et entrepreneuse Karli Kloss aurait manifesté son intérêt pour The Cut. Ces hypothèses illustrent une tension profonde qui remodèle l'écosystème technologique et médiatique. Pour xAI, absorber Cursor serait bien plus qu'une consolidation technique : ce serait un accès immédiat à une base d'utilisateurs développeurs et à des revenus enterprise que Grok seul ne génère pas encore. Pour OpenAI, racheter Snap représenterait une porte d'entrée dans le hardware grand public, une ambition que Sam Altman nourrit depuis longtemps face à Apple et Meta. Quant à Vox Media, la vente par actifs signalerait l'échec du modèle du « groupe média digital à grande échelle » qui semblait prometteur au milieu des années 2010. Ces mouvements potentiels s'inscrivent dans une dynamique plus large où les géants de l'IA cherchent à convertir leur avance en infrastructure en avantages commerciaux durables. La course au calcul, théorisée par SemiAnalysis, crée des dépendances structurelles qui rendent les alliances inévitables. Snap, de son côté, représente le symbole d'une génération de plateformes sociales qui n'ont jamais réussi à transformer leur popularité en rentabilité stable, avec une valorisation en chute libre malgré une audience de plusieurs centaines de millions d'utilisateurs. Si OpenAI venait à acquérir Snap, cela placerait directement la société de Sam Altman en concurrence frontale avec Meta sur le terrain du hardware et des lunettes connectées, un duel que Mark Zuckerberg, lui, semble avoir anticipé de longue date.

💬 xAI/Cursor, c'est la seule hypothèse qui tient vraiment : quand le compute devient la ressource rare, tu intègres en amont ou tu dépends de quelqu'un d'autre indéfiniment. Pour OpenAI/Snap, c'est surtout une façon de racheter une audience massive à prix cassé, en espérant que Sam Altman sait ce qu'il ferait avec des lunettes connectées face à Zuckerberg. Reste à voir si Spiegel cède.

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Le responsable de Sora chez OpenAI quitte l'entreprise

Bill Peebles, le responsable de l'équipe Sora chez OpenAI, a annoncé vendredi 11 avril 2026 son départ de l'entreprise. Cette décision intervient quelques semaines seulement après qu'OpenAI a mis en retrait son outil de génération vidéo Sora, relégué au second plan dans la feuille de route de la société. Dans un message publié sur X, Peebles a remercié Sam Altman, Mark Chen, Aditya Ramesh et Jakub Pachocki pour avoir soutenu un environnement de recherche permettant d'explorer des idées éloignées du cœur de métier de l'entreprise. Ce départ illustre un tournant stratégique majeur chez OpenAI, qui cherche désormais à éliminer les "side quests", c'est-à-dire les projets jugés périphériques. La société concentre ses ressources sur le développement d'outils de coding et sur les usages enterprise, considérés comme plus rentables et plus directement alignés avec ses objectifs commerciaux à court terme. Pour les équipes dédiées à la recherche fondamentale ou aux formats créatifs comme la vidéo, ce recentrage signifie moins de budget, moins de visibilité et, pour certains, une raison de partir. OpenAI avait lancé Sora début 2024 avec un impact médiatique considérable, promettant une révolution dans la génération vidéo par IA. Mais face à la concurrence de Runway, Kling ou Veo de Google, et sous la pression des investisseurs exigeant une rentabilité accélérée, la priorité a glissé vers des produits à retour sur investissement plus immédiat. Le départ de Peebles s'inscrit dans une série de changements internes qui signalent qu'OpenAI, valorisé à plus de 300 milliards de dollars, entre dans une phase d'industrialisation au détriment de l'exploration.

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