Aller au contenu principal
Ce qu'OpenAI pourrait devoir à Elon Musk ; une frénésie de recrutement chez xAI
BusinessThe Information AI6sem

Ce qu'OpenAI pourrait devoir à Elon Musk ; une frénésie de recrutement chez xAI

Résumé IASource uniqueImpact UE
Source originale ↗·

La justice américaine pourrait contraindre OpenAI à verser jusqu'à 109 milliards de $ à Elon Musk — du moins selon les calculs de l'économiste mandaté par ses avocats. Ce chiffre spectaculaire a dominé l'audience du vendredi devant la juge Yvonne Gonzalez Rogers, chargée d'examiner le procès que Musk intente contre la société d'intelligence artificielle qu'il a contribué à fonder.

Le dossier met en lumière une tension de fond dans l'écosystème de l'IA : la transformation d'OpenAI d'organisation à but non lucratif en entité commerciale valorisée à 500 milliards de $ en automne 2025. Musk, qui avait été parmi ses premiers donateurs, estime avoir été lésé par cette mue stratégique — une question qui engage des principes juridiques complexes autour des donations initiales et de leur valeur présumée à long terme.

L'économiste C. Paul Wazzan a bâti son estimation en extrapolant les dons originaux de Musk à la valorisation actuelle d'OpenAI, et en attribuant à celui-ci entre 50 % et 75 % de la réussite de l'entreprise. La juge Rogers n'a pas masqué son scepticisme : "Un jury va comprendre qu'il tire ces chiffres du chapeau", a-t-elle déclaré, qualifiant le rapport de "faible" et suggérant ironiquement que la contribution de Musk pourrait n'être que de 2 %. Elle a néanmoins accepté que Wazzan témoigne devant le jury, au motif que ses calculs relèvent d'une "arithmétique de startup" recevable.

La prudence affichée par Rogers ne préjuge pas de l'issue, mais son ton tranchant signal que les arguments chiffrés de la défense Musk auront fort à faire pour convaincre. L'affaire, suivie de près par l'ensemble du secteur tech, pourrait redéfinir les obligations fiduciaires des fondateurs envers les organisations à but non lucratif qui pivotent vers le commercial.

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

1The Information AI 

Ce que xAI et OpenAI devraient acquérir ensuite

Dans un contexte où les fusions et acquisitions s'accélèrent dans le secteur de l'intelligence artificielle, plusieurs opérations stratégiques semblent aujourd'hui logiques selon les observateurs de la Silicon Valley. La plus évidente concerne xAI, la société d'Elon Musk, et Cursor, l'éditeur de code assisté par IA. Les deux entreprises entretiennent déjà une relation commerciale : xAI a accepté de vendre de la capacité de calcul à Cursor, une ressource devenue si rare que les analystes de SemiAnalysis la comparent à « essayer de réserver des billets d'avion sur le dernier vol au départ ». Un rapprochement capitalistique donnerait à Cursor un accès privilégié aux stocks de puissance de calcul de xAI, tandis que cette dernière ferait son entrée sur le marché enterprise et renforcerait sa position dans la guerre des outils de développement assistés par IA. Deuxième scénario envisagé : une acquisition de Snap par OpenAI. Snap, en difficulté persistante malgré des restructurations successives et des suppressions de postes récurrentes, est dirigée par Evan Spiegel qui détient un contrôle absolu grâce à ses actions à droit de vote multiple. Pourtant, OpenAI vient de démontrer avec son rachat de TBPN qu'elle est capable de convaincre des fondateurs réticents à vendre. Enfin, du côté des médias, Vox Media, qui possède plus de dix marques dont New York Magazine, The Verge ou Vulture, serait en train de préparer une vente par morceaux. Jay Penske, actionnaire partiel de la maison mère, serait un acquéreur naturel pour Vulture, tandis que la mannequin et entrepreneuse Karli Kloss aurait manifesté son intérêt pour The Cut. Ces hypothèses illustrent une tension profonde qui remodèle l'écosystème technologique et médiatique. Pour xAI, absorber Cursor serait bien plus qu'une consolidation technique : ce serait un accès immédiat à une base d'utilisateurs développeurs et à des revenus enterprise que Grok seul ne génère pas encore. Pour OpenAI, racheter Snap représenterait une porte d'entrée dans le hardware grand public, une ambition que Sam Altman nourrit depuis longtemps face à Apple et Meta. Quant à Vox Media, la vente par actifs signalerait l'échec du modèle du « groupe média digital à grande échelle » qui semblait prometteur au milieu des années 2010. Ces mouvements potentiels s'inscrivent dans une dynamique plus large où les géants de l'IA cherchent à convertir leur avance en infrastructure en avantages commerciaux durables. La course au calcul, théorisée par SemiAnalysis, crée des dépendances structurelles qui rendent les alliances inévitables. Snap, de son côté, représente le symbole d'une génération de plateformes sociales qui n'ont jamais réussi à transformer leur popularité en rentabilité stable, avec une valorisation en chute libre malgré une audience de plusieurs centaines de millions d'utilisateurs. Si OpenAI venait à acquérir Snap, cela placerait directement la société de Sam Altman en concurrence frontale avec Meta sur le terrain du hardware et des lunettes connectées, un duel que Mark Zuckerberg, lui, semble avoir anticipé de longue date.

💬 xAI/Cursor, c'est la seule hypothèse qui tient vraiment : quand le compute devient la ressource rare, tu intègres en amont ou tu dépends de quelqu'un d'autre indéfiniment. Pour OpenAI/Snap, c'est surtout une façon de racheter une audience massive à prix cassé, en espérant que Sam Altman sait ce qu'il ferait avec des lunettes connectées face à Zuckerberg. Reste à voir si Spiegel cède.

BusinessOpinion
1 source
2The Verge AI 

Le responsable de Sora chez OpenAI quitte l'entreprise

Bill Peebles, le responsable de l'équipe Sora chez OpenAI, a annoncé vendredi 11 avril 2026 son départ de l'entreprise. Cette décision intervient quelques semaines seulement après qu'OpenAI a mis en retrait son outil de génération vidéo Sora, relégué au second plan dans la feuille de route de la société. Dans un message publié sur X, Peebles a remercié Sam Altman, Mark Chen, Aditya Ramesh et Jakub Pachocki pour avoir soutenu un environnement de recherche permettant d'explorer des idées éloignées du cœur de métier de l'entreprise. Ce départ illustre un tournant stratégique majeur chez OpenAI, qui cherche désormais à éliminer les "side quests", c'est-à-dire les projets jugés périphériques. La société concentre ses ressources sur le développement d'outils de coding et sur les usages enterprise, considérés comme plus rentables et plus directement alignés avec ses objectifs commerciaux à court terme. Pour les équipes dédiées à la recherche fondamentale ou aux formats créatifs comme la vidéo, ce recentrage signifie moins de budget, moins de visibilité et, pour certains, une raison de partir. OpenAI avait lancé Sora début 2024 avec un impact médiatique considérable, promettant une révolution dans la génération vidéo par IA. Mais face à la concurrence de Runway, Kling ou Veo de Google, et sous la pression des investisseurs exigeant une rentabilité accélérée, la priorité a glissé vers des produits à retour sur investissement plus immédiat. Le départ de Peebles s'inscrit dans une série de changements internes qui signalent qu'OpenAI, valorisé à plus de 300 milliards de dollars, entre dans une phase d'industrialisation au détriment de l'exploration.

BusinessOpinion
1 source
Nouveau remaniement chez OpenAI : des responsables de Stargate quittent leurs postes
3The Information AI 

Nouveau remaniement chez OpenAI : des responsables de Stargate quittent leurs postes

Trois cadres supérieurs d'OpenAI ayant joué un rôle central dans le lancement de l'initiative Stargate quittent l'entreprise. Peter Hoeschele, qui a contribué à poser les bases du projet, a déjà quitté la société. Shamez Hemani, responsable de la stratégie de calcul et du développement commercial, ainsi qu'Anuj Saharan, autre figure clé de l'organisation computing d'OpenAI, ont annoncé leurs départs imminents à leurs collègues dans les prochains jours, selon plusieurs sources proches du dossier. Ces départs simultanés signalent une recomposition majeure au sein de la division infrastructure d'OpenAI, précisément au moment où la société s'apprête à massifier ses investissements en data centers. Stargate est le projet phare d'OpenAI pour construire une infrastructure de calcul à très grande échelle aux États-Unis, avec des engagements annoncés de 500 milliards de dollars sur quatre ans. Perdre en quelques jours les architectes originels de cette initiative soulève des questions sur la continuité de la stratégie et les tensions internes qui la traversent. Stargate a été annoncé en grande pompe en janvier 2025 avec le soutien de SoftBank, Oracle et d'autres partenaires, présenté comme une réponse américaine à la montée en puissance des capacités d'IA chinoises. Depuis, le projet a connu plusieurs ajustements stratégiques, et ces départs suggèrent que la direction d'OpenAI repense en profondeur son approche en matière d'infrastructure. La question reste ouverte de savoir si ces sorties reflètent des désaccords internes sur la vision technique, ou simplement une restructuration ordinaire lors d'un passage à une nouvelle phase d'exécution.

💬 Perdre trois architectes de Stargate en quelques jours, c'est pas anodin. On est à l'étape où l'initiative passe du pitch aux 500 milliards à la vraie exécution, et c'est souvent là que les désaccords remontent. Reste à voir si c'est une sortie "mission accomplie" ou quelque chose de plus tendu.

BusinessActu
1 source
OpenAI renonce à son mode érotique pour ChatGPT
4TechCrunch AI 

OpenAI renonce à son mode érotique pour ChatGPT

OpenAI a renoncé à son projet de mode de contenu érotique pour ChatGPT, devenant ainsi la dernière d'une série d'initiatives abandonnées par la startup en l'espace d'une semaine. La fonctionnalité, qui aurait permis à ChatGPT de générer des contenus pour adultes explicites, n'a jamais été officiellement lancée à grande échelle avant d'être écartée. Cette décision illustre les tensions croissantes au sein d'OpenAI entre sa volonté d'élargir les cas d'usage de ses modèles — et donc ses revenus — et les contraintes éthiques, réglementaires et d'image de marque qui pèsent sur l'entreprise. Un tel mode aurait pu ouvrir un marché lucratif, mais exposait également OpenAI à des critiques sur la protection des mineurs et la modération des contenus. Ce recul s'inscrit dans un contexte plus large de repositionnement stratégique pour OpenAI, qui jongle entre sa mission déclarée de développer une IA bénéfique pour l'humanité et une pression commerciale intense pour diversifier ses sources de revenus. Plusieurs projets annexes ont été abandonnés en parallèle, sans explication publique détaillée, suggérant une remise à plat interne des priorités alors que la concurrence avec Anthropic, Google et Meta s'intensifie.

UELes réglementations européennes sur la protection des mineurs et le cadre de l'AI Act auraient rendu ce type de contenu particulièrement risqué à déployer dans l'UE.

BusinessOpinion
1 source