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Comment un programmeur autodidacte est devenu le père de Claude Code
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Comment un programmeur autodidacte est devenu le père de Claude Code

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Boris Cherny, le directeur de Claude Code chez Anthropic, a failli quitter définitivement l'entreprise l'été dernier. À la place, il a contribué à faire de l'agent de programmation l'un des produits les plus populaires du moment, capable de rivaliser directement avec OpenAI. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les revenus annualisés de Claude Code sont passés de 1 milliard de dollars en décembre 2024 à 2,5 milliards en février 2025, avant d'accélérer encore ces dernières semaines, propulsant Anthropic à 30 milliards de dollars de revenus annualisés au total.

Cette trajectoire valide le retour de Cherny chez Anthropic après un bref passage l'été dernier chez Cursor, une startup spécialisée dans les outils de programmation. Son départ avait alors été perçu comme un coup dur pour Anthropic et un avantage potentiel pour ce concurrent plus modeste. Mais depuis son retour, Claude Code a profondément bousculé une industrie technologique déjà sous l'emprise de l'IA : le produit a accéléré l'essor des agents IA autonomes, contribué à une chute des valeurs boursières des éditeurs de logiciels traditionnels, et redéfini le quotidien des ingénieurs logiciels, dont le rôle évolue à mesure que ces outils prennent en charge une part croissante du travail de développement.

Boris Cherny est un cas atypique dans cet écosystème dominé par les diplômés des grandes universités : programmeur autodidacte, il s'est imposé comme l'architecte d'un produit qui redessine les contours du développement logiciel. La course aux agents de code oppose désormais frontalement Anthropic et OpenAI, dans un marché où la capacité à attirer et retenir les talents clés se révèle aussi déterminante que la puissance des modèles eux-mêmes. L'épisode Cursor illustre bien les tensions qui traversent ce secteur, où les débauchages et les retours en grâce peuvent peser des milliards de dollars de valorisation.

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Peur et dégoût chez OpenAI
1The Verge AI 

Peur et dégoût chez OpenAI

Le New Yorker a publié cette semaine un long portrait de Sam Altman, PDG d'OpenAI, revenant sur son parcours tumultueux à la tête de l'entreprise la plus influente dans le domaine de l'intelligence artificielle. Le texte rappelle l'épisode le plus marquant de cette saga : en novembre 2023, Altman avait été brusquement licencié par le conseil d'administration d'OpenAI, avant d'être réintégré quelques jours seulement après sous la pression des employés et des investisseurs. Depuis, il a profondément reconfiguré la gouvernance de l'organisation à son avantage. L'enquête soulève une question centrale : Sam Altman est-il la bonne personne pour piloter une technologie aussi puissante et structurante que l'IA générative ? Le profil dressé par le New Yorker interroge la capacité d'un dirigeant au style controversé à assumer la responsabilité d'outils qui transforment en profondeur l'économie, le travail et la société. Pour des millions d'utilisateurs et des milliers d'entreprises qui dépendent de ChatGPT et des API d'OpenAI, la question du leadership n'est pas anodine. OpenAI a connu depuis sa fondation des tensions internes récurrentes entre sa mission originelle à but non lucratif et ses ambitions commerciales croissantes, alimentées par des milliards de dollars d'investissement de Microsoft notamment. La crise de gouvernance de 2023 a mis en lumière ces contradictions structurelles, sans les résoudre. Le débat sur l'identité et les valeurs d'OpenAI reste ouvert, d'autant qu'Altman pousse désormais l'entreprise vers une transformation en société à but lucratif à part entière.

UELa transformation d'OpenAI en société à but lucratif pourrait modifier les conditions d'accès et la tarification de ses API pour les milliers d'entreprises européennes qui en dépendent.

💬 Le vrai sujet du New Yorker, c'est pas Altman, c'est la question qu'on esquive tous depuis 2023 : est-ce qu'on a vraiment envie que l'IA générative soit pilotée par quelqu'un qui a retourné son propre conseil d'administration en 5 jours ? La transition vers le tout-lucratif, je l'attendais, elle était écrite dès les premiers milliards de Microsoft. Mais là, pour les boîtes européennes qui ont tout misé sur les API OpenAI, ça va se traduire en dollars, bientôt.

BusinessOpinion
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Canva multiplie les rachats pour devenir une plateforme créative dopée à l’IA
2Siècle Digital 

Canva multiplie les rachats pour devenir une plateforme créative dopée à l’IA

Canva, la plateforme australienne de design en ligne, vient d'annoncer deux nouvelles acquisitions qui illustrent sa transformation en plateforme créative à grande échelle dopée à l'intelligence artificielle. Parmi les sociétés rachetées figure Simtheory, dont les technologies viennent renforcer l'arsenal IA de la plateforme. Ces mouvements s'inscrivent dans une dynamique d'expansion agressive portée par des chiffres vertigineux : 4 milliards de dollars de revenus annuels et plus de 265 millions d'utilisateurs dans le monde. L'enjeu dépasse largement la création de visuels. Canva signale clairement qu'elle vise un positionnement beaucoup plus large dans la chaîne de production créative des entreprises, en intégrant des capacités d'IA générative directement dans ses outils. Pour les équipes marketing, communication et design des organisations, cela pourrait signifier un guichet unique capable de couvrir l'ensemble du workflow créatif, de la génération d'idées jusqu'à la publication, sans dépendre de suites logicielles tierces comme Adobe. Fondée en 2013 à Perth par Melanie Perkins, Canva a longtemps été perçue comme un outil grand public pour non-designers. Sa montée en puissance auprès des professionnels et des entreprises a changé la donne, et la guerre pour capter les budgets créatifs des organisations est désormais ouverte. Face à Adobe, qui accélère lui aussi sur l'IA avec Firefly, et à de nouveaux entrants comme Figma ou Midjourney, Canva mise sur l'intégration verticale par acquisition pour construire un écosystème difficile à quitter. --- Note : l'article source fourni est tronqué, si des détails manquent (nom de la seconde acquisition, montants, fonctionnalités précises de Simtheory), partage le texte complet pour un résumé plus précis.

UELes équipes marketing et design des entreprises françaises et européennes pourraient trouver dans Canva un guichet unique pour leur workflow créatif, réduisant leur dépendance aux suites Adobe et outils tiers.

BusinessOpinion
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LM Studio rachète Locally AI, l’application française pour installer un LLM local sur son iPhone
3Numerama 

LM Studio rachète Locally AI, l’application française pour installer un LLM local sur son iPhone

LM Studio, logiciel américain spécialisé dans l'exécution de modèles de langage en local sur Mac, a annoncé l'acquisition de Locally AI, une application française dédiée à l'iPhone. Locally AI permettait aux utilisateurs d'installer et de faire tourner directement sur leur appareil des modèles open source tels que Qwen d'Alibaba ou Gemma de Google, sans passer par le cloud. L'application se distinguait également par l'un des rares accès publics au modèle Apple Foundation, que la firme de Cupertino réserve normalement en exclusivité à ses propres fonctions Apple Intelligence. Cette acquisition marque une étape importante dans la démocratisation de l'IA locale sur mobile. En intégrant Locally AI à son écosystème, LM Studio étend son périmètre au-delà du Mac et s'impose comme un acteur transversal sur les plateformes Apple, couvrant désormais à la fois ordinateurs et smartphones. Pour les utilisateurs, cela représente une garantie de confidentialité renforcée : les données restent sur l'appareil, sans transmission à des serveurs tiers, ce qui intéresse particulièrement les professionnels soucieux de la souveraineté de leurs données. Le rachat s'inscrit dans une tendance de fond : la course aux modèles légers et efficaces capables de tourner sur du matériel grand public. Apple Silicon a ouvert la voie en offrant des puces suffisamment performantes pour inférer des modèles de plusieurs milliards de paramètres directement sur iPhone ou Mac. LM Studio, en consolidant l'offre iOS et macOS sous une même bannière, se positionne comme la référence de l'IA on-device dans l'univers Apple, face à des concurrents comme Ollama ou GPT4All qui restent cantonnés au desktop.

UEL'acquisition de Locally AI, startup française, par LM Studio illustre la consolidation du marché de l'IA on-device au profit d'acteurs américains, soulevant des questions de souveraineté numérique pour les professionnels français qui misaient sur cette solution indépendante.

BusinessOpinion
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Perplexity voit ses revenus grimper de 50% grâce aux agents IA
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Perplexity voit ses revenus grimper de 50% grâce aux agents IA

Perplexity, la startup américaine connue pour son moteur de recherche conversationnel, a vu son chiffre d'affaires annuel récurrent (ARR) bondir à 450 millions de dollars en mars 2026, soit une hausse de 50 % en un seul mois. Cette progression fait suite au lancement de Computer, un agent IA capable d'exécuter des tâches concrètes comme effectuer des achats en ligne, résumer l'actualité ou envoyer des e-mails à partir d'instructions en langage naturel. La société a également introduit un nouveau modèle de tarification à l'usage, qui facture les clients au-delà d'un certain quota de crédits, en complément de ses abonnements mensuels allant de 20 à 200 dollars. Perplexity revendique désormais plus de 100 millions d'utilisateurs actifs mensuels et plusieurs dizaines de milliers de clients professionnels. Pour replacer l'ampleur de cette croissance : l'ARR de la société était de 16 millions de dollars il y a deux ans, avant d'atteindre 305 millions début 2026. Ce bond de 50 % en un mois illustre un pivot stratégique majeur : Perplexity ne cherche plus seulement à concurrencer Google sur la recherche d'information, mais à se positionner sur le marché des agents IA autonomes, un segment en pleine explosion. En proposant des outils capables d'agir à la place de l'utilisateur, la startup s'attaque à un marché beaucoup plus vaste et potentiellement plus rentable que la simple requête web. L'ajout du navigateur Comet, qui intègre des fonctionnalités agentiques directement dans la navigation, et de Model Council, qui interroge plusieurs modèles d'IA en parallèle pour comparer leurs réponses, témoigne d'une diversification rapide de l'offre. Pour les entreprises et les professionnels, ces outils représentent une alternative crédible aux assistants IA des géants comme Google ou Microsoft. Cette ascension se déroule pourtant dans un contexte juridique tendu. Perplexity est visée par plusieurs poursuites d'éditeurs de presse, dont le New York Times et Britannica, pour violation de droits d'auteur et plagiat dans le cadre de son moteur de recherche. Une plainte distincte l'accuse également d'avoir partagé des données d'utilisateurs avec Google et Meta sans consentement, ce que la société rejette. Sur le plan financier, la rentabilité reste hors de portée : Perplexity dépend d'OpenAI, d'Anthropic et d'autres fournisseurs externes pour accéder aux modèles de langage, ce qui génère un coût à chaque requête. Malgré cela, les investisseurs maintiennent leur confiance. La valorisation de l'entreprise a atteint 20 milliards de dollars en septembre 2025, contre 500 millions début 2024, avec au capital des noms comme Nvidia, SoftBank, Jeff Bezos et Yann LeCun. La prochaine étape sera de transformer cette traction commerciale en profitabilité durable.

UELes entreprises européennes peuvent évaluer Perplexity comme alternative crédible aux assistants IA dominants, mais les poursuites pour violation de droits d'auteur soulèvent des questions de conformité avec la directive européenne sur le droit d'auteur.

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