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Suno et les grands labels musicaux s'affrontent sur le partage de musique par IA
RégulationThe Verge AI12sem· 1 min de lecture

Suno et les grands labels musicaux s'affrontent sur le partage de musique par IA

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Suno, la plateforme de creation musicale par intelligence artificielle, se heurte a des negociations tendues avec Universal Music Group et Sony Music Entertainment pour obtenir des accords de licence. Selon le Financial Times, les discussions achoppent sur une question centrale : les utilisateurs doivent-ils pouvoir partager librement les chansons generees par l'IA en dehors de l'application ? Universal exige que les titres crees via Suno restent confines a l'interieur de la plateforme, tandis que Suno defend le droit de ses utilisateurs a diffuser et distribuer leurs creations sur l'ensemble d'internet.

Cet affrontement illustre la fracture profonde entre l'industrie musicale traditionnelle et les nouveaux acteurs de l'IA generative. Pour les majors, laisser circuler librement des titres generes a partir de leur catalogue protege revient a perdre le controle de leur catalogue et potentiellement a inonder les plateformes de streaming de contenus concurrents. Pour Suno, restreindre le partage viderait son produit d'une grande partie de sa valeur : l'attrait de creer et de diffuser une chanson en quelques secondes.

Suno fait deja face a un contentieux juridique majeur : la plateforme est poursuivie en justice par un collectif de grandes maisons de disques, dont Universal et Sony, pour violation massive du droit d'auteur lors de l'entrainement de son modele. Ces negociations sur les licences s'inscrivent donc dans un contexte de guerre ouverte entre l'IA musicale et l'industrie du disque, une bataille qui fixera les regles du secteur pour les annees a venir. D'autres acteurs comme Udio font face a des procedures similaires, tandis que des plateformes comme Spotify observent l'issue de ces conflits avant de decider de leur propre positionnement vis-a-vis de l'IA generative.

Impact France/UE

L'issue de ces negociations pourrait faire jurisprudence en Europe, ou la directive sur le droit d'auteur de 2019 encadre deja strictement l'entrainement des IA sur des oeuvres protegees et la distribution des contenus generes.

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UELa SACEM alerte sur un vide juridique permettant la monétisation de musique générée par IA sans auteur humain, menaçant directement les revenus des artistes français sur les plateformes comme Deezer et alimentant le débat européen sur une régulation spécifique.

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