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Netflix ouvre en open source VOID, un modèle IA qui efface des objets de vidéos en respectant la physique
CréationMarkTechPost13sem· 2 min de lecture

Netflix ouvre en open source VOID, un modèle IA qui efface des objets de vidéos en respectant la physique

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Netflix et l'institut bulgare INSAIT, rattaché à l'Université Sofia « St. Kliment Ohridski », ont publié en open source VOID (Video Object and Interaction Deletion), un modèle d'intelligence artificielle capable de supprimer des objets dans des vidéos en tenant compte de leurs effets physiques sur la scène. Construit sur CogVideoX-Fun-V1.5-5b-InP, un modèle 3D Transformer d'Alibaba PAI comptant 5 milliards de paramètres, VOID a été affiné pour le video inpainting avec un système de masques à quatre niveaux. Il fonctionne à une résolution de 384×672 pixels, traite jusqu'à 197 images consécutives, et tourne en BF16 avec quantification FP8 pour limiter la consommation mémoire. L'article de recherche est disponible sur arXiv (2604.02296) et le code a été mis à disposition publiquement.

Ce que VOID résout est fondamentalement différent de ce que font les outils d'inpainting existants. Supprimer un objet d'une vidéo en remplissant les pixels manquants est un problème résolu depuis des années — ce que les équipes VFX passent des semaines à corriger, c'est la causalité physique : si l'on efface un acteur qui tient une guitare, la guitare doit tomber naturellement, pas rester en suspension. VOID introduit un « quadmask », un masque à quatre valeurs (0, 63, 127, 255) qui distingue l'objet primaire à supprimer, les zones de chevauchement, les régions affectées par les interactions physiques, et l'arrière-plan à conserver. Testé face à ProPainter, DiffuEraser, Runway, MiniMax-Remover, ROSE et Gen-Omnimatte sur des données synthétiques et réelles, VOID surpasse tous ses concurrents dans le maintien de la cohérence dynamique de la scène après suppression.

L'enjeu dépasse largement l'outillage de post-production hollywoodien. Netflix, qui investit massivement dans la production de contenu original à l'échelle mondiale, a un intérêt direct à automatiser des tâches VFX qui mobilisent aujourd'hui des dizaines de spécialistes humains pendant des semaines. En open-sourçant VOID, l'équipe accélère l'adoption dans des studios indépendants et des pipelines de production à plus petits budgets, tout en se positionnant comme acteur de référence dans la recherche en vidéo générative. La dépendance au checkpoint CogVideoX d'Alibaba PAI, téléchargeable séparément sur Hugging Face, soulève par ailleurs des questions sur les chaînes de dépendances dans l'écosystème open source de l'IA vidéo — un sujet qui prendra de l'importance à mesure que ces modèles entrent dans des workflows de production professionnels réglementés.

Impact France/UE

L'institut bulgare INSAIT (membre de l'UE) est co-auteur du modèle, et les studios de production vidéo européens à petit budget peuvent intégrer VOID immédiatement dans leurs pipelines VFX pour automatiser la suppression d'objets physiquement cohérente.

💬 L'analyse de Mathieu

Le vrai problème que VOID résout, c'est pas l'inpainting des pixels, c'est la causalité : si tu effaces un personnage qui porte quelque chose, les effets physiques de cet objet doivent continuer d'exister dans la scène. C'est exactement ce qui bloque des équipes VFX pendant des semaines, et personne avait encore publié un modèle open source qui s'y attaquait sérieusement. Reste à voir comment ça tient sur des scènes complexes en prod, mais la dépendance au checkpoint Alibaba va poser des questions dans les pipelines professionnels réglementés, surtout en Europe.

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Netflix a publié en 2026 un outil open source baptisé VOID AI, pour Video Object and Interaction Deletion, capable de supprimer des éléments d'une vidéo tout en recalculant automatiquement les interactions physiques qui en découlent. Là où les logiciels de montage traditionnels se contentaient de "boucher" les zones supprimées avec des pixels voisins, VOID adopte une approche radicalement différente : si une main tenant un verre est effacée, le verre tombe. Si une voiture est retirée d'une scène de collision, la trajectoire des autres véhicules est recalculée. L'outil s'appuie sur des modèles de diffusion vidéo, notamment CogVideoX, et sur un système de masquage précis pour isoler l'objet cible sans contaminer le reste de l'image. Lumières, ombres et perspectives se mettent à jour de façon cohérente, sans intervention manuelle. Ce niveau de précision représente un saut qualitatif majeur pour les professionnels de la post-production. Jusqu'ici, effacer un élément en mouvement dans une séquence complexe pouvait mobiliser des heures de travail manuel, avec des résultats souvent imparfaits sur les zones à fort déplacement. VOID automatise ce processus en intégrant ce que Netflix appelle la "simulation contrefactuelle" : l'IA ne se demande pas seulement à quoi ressemble la scène sans l'objet, mais à quoi elle aurait ressemblé si cet objet n'avait jamais existé. Pour les studios, les créateurs indépendants ou les équipes de post-production, cela signifie des délais réduits et une liberté créative élargie, à condition de disposer d'une machine suffisamment puissante pour faire tourner l'outil. Le raisonnement causal au cœur de VOID ne relève pas de la magie algorithmique mais d'un entraînement rigoureux sur des données physiques synthétiques, générées notamment via Blender et inspirées de bases de données visuelles complexes. Netflix positionne cet outil dans la continuité de ses investissements en recherche appliquée, un domaine où le groupe rivalise désormais avec les grands laboratoires académiques et les éditeurs de logiciels professionnels comme Adobe ou DaVinci Resolve. En publiant VOID en open source, la plateforme fait le choix de l'écosystème plutôt que de la rétention technologique, une stratégie qui lui permet d'accélérer l'adoption, d'attirer des contributions externes et de s'imposer comme référence dans un segment en pleine expansion. Les suites possibles incluent une intégration dans des pipelines de production existants et, à terme, des applications grand public pour l'édition vidéo assistée par IA.

UELes studios de post-production français et européens peuvent adopter directement cet outil open source pour réduire les délais et coûts de montage vidéo complexe.

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Construire un pipeline Netflix VOID de suppression d'objets vidéo avec CogVideoX
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Construire un pipeline Netflix VOID de suppression d'objets vidéo avec CogVideoX

Netflix a publié VOID (Video Object Inpainting and Detection), un modèle d'intelligence artificielle capable de supprimer des objets d'une vidéo et de reconstituer le fond de manière réaliste. Le pipeline repose sur CogVideoX-Fun-V1.5-5b-InP, un modèle d'inpainting vidéo développé par Alibaba PAI et distribué via Hugging Face. Le code source est accessible publiquement sur GitHub à l'adresse netflix/void-model, et le checkpoint officiel void_pass1.safetensors est téléchargeable depuis le dépôt netflix/void-model sur Hugging Face. Pour faire tourner le système, il faut au minimum 40 Go de VRAM, un GPU A100 étant recommandé par les ingénieurs de Netflix eux-mêmes. Le workflow comprend plusieurs étapes : cloner le dépôt, télécharger les modèles de base, préparer des séquences vidéo d'entrée avec leurs masques, puis lancer l'inférence pour obtenir une vidéo où l'objet ciblé a été effacé et remplacé par un fond cohérent. Une intégration optionnelle avec l'API d'OpenAI permet de générer automatiquement un prompt décrivant le fond souhaité, ce qui améliore la qualité du résultat final. Ce type d'outil représente une avancée significative pour la production audiovisuelle. Supprimer un objet indésirable d'une scène vidéo, un câble visible, un accessoire oublié en arrière-plan ou un logo non autorisé, est une opération courante en post-production qui nécessite aujourd'hui des heures de travail manuel dans des logiciels spécialisés comme Adobe After Effects ou DaVinci Resolve. Avec VOID, Netflix propose une approche automatisée basée sur la génération vidéo, où le modèle ne se contente pas de masquer une zone mais reconstitue activement ce qui se trouverait derrière l'objet supprimé, en tenant compte du mouvement de la caméra et de la cohérence temporelle entre les frames. Pour les studios de production et les équipes VFX, cela pourrait réduire drastiquement les coûts et délais associés aux corrections de plans en post-production. Netflix n'est pas le premier acteur à s'aventurer sur ce terrain. Des outils comme RunwayML Gen-3 ou Adobe Firefly Video proposent déjà des fonctionnalités similaires en mode SaaS, mais rares sont les modèles publiés en open source avec un pipeline complet et reproductible. En rendant VOID accessible, Netflix s'inscrit dans une tendance récente de grandes entreprises tech qui publient des modèles de recherche appliquée, à l'image de Meta avec SAM 2 pour la segmentation vidéo ou de Google avec ses travaux sur l'édition de scènes. L'architecture choisie, basée sur CogVideoX et les transformers de diffusion vidéo, reflète l'état de l'art actuel dans le domaine. La prochaine étape probable sera l'intégration de passes multiples et le traitement de vidéos longue durée, l'infrastructure actuelle étant limitée à des clips courts en raison des contraintes mémoire des GPU disponibles.

UELes studios de production et équipes VFX français et européens pourraient réduire leurs coûts de post-production grâce à ce pipeline open source de suppression d'objets vidéo, accessible sur GitHub et Hugging Face.

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Le modèle vidéo IA d'Alibaba grimpe à la 2e place mondiale, pendant que Sora d'OpenAI et Seedance de ByteDance reculent
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Alibaba Cloud a lancé dimanche HappyHorse 1.1, une mise à jour majeure de son modèle de génération vidéo par intelligence artificielle, désormais disponible sur Alibaba Cloud Model Studio avec accès API complet pour les entreprises et les développeurs. Pour marquer le lancement, la plateforme propose une réduction de 40 % pendant deux semaines. Ce modèle repose sur un Transformer unifié de 15 milliards de paramètres capable de traiter simultanément du texte, des images, de la vidéo et de l'audio dans une seule séquence, sans recourir à des outils tiers pour la synchronisation audio ou le post-traitement. Sur le classement indépendant Artificial Analysis Video Arena, HappyHorse 1.0 occupe actuellement la deuxième place avec un score Elo de 1 444 dans les catégories texte-vers-vidéo et image-vers-vidéo, devançant Google Veo-3.1 de 69 points et xAI Grok-Imagine-Video de 23 points. Ce lancement intervient dans un marché brusquement reconfiguré. OpenAI a mis fin à Sora, jugé financièrement non viable, tandis que ByteDance a indéfiniment suspendu le déploiement international de Seedance 2.0 après une vague de plaintes pour violation de droits d'auteur de la part des studios hollywoodiens. Pour les équipes achats des entreprises qui évaluaient ou intégraient ces outils dans leurs workflows marketing, publicité ou production de contenus, le choix s'est considérablement rétréci en quelques mois. HappyHorse 1.1 arrive donc à point nommé : conçu comme un produit API-first pour s'intégrer dans des stacks logiciels d'entreprise, il mise sur une architecture unifiée qui réduit le nombre de dépendances fournisseurs et accélère la mise en production. Pour les acheteurs sensibles au coût total de possession, c'est un argument concret. HappyHorse a d'abord émergé début avril comme soumission anonyme sur l'Artificial Analysis Video Arena, où il s'est immédiatement classé premier avant qu'Alibaba ne soit confirmé comme créateur. Le modèle est développé par l'ATH (Alibaba Token Hub) AI Innovation Unit, une équipe issue du Future Life Lab rattachée au groupe Taobao et Tmall, avant une restructuration organisationnelle stratégique. Derrière ce lancement se profile un enjeu bien plus large : Alibaba a annoncé un programme d'investissement en infrastructure de 52,7 milliards de dollars à l'échelle mondiale, et la vidéo générative représente un marché que les analystes anticipent à plusieurs dizaines de milliards de dollars d'ici la fin de la décennie. La vraie question est de savoir si Alibaba parviendra à convertir cette avance technique en adoption réelle sur les marchés occidentaux, dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Pékin sur les technologies d'intelligence artificielle.

UELes entreprises européennes qui intégraient Sora ou Seedance dans leurs workflows de production vidéo ou marketing doivent reconsidérer leurs options, le marché s'étant brutalement rétréci avec la fermeture de Sora et la suspension internationale de Seedance 2.0.

💬 Sora est mort, Seedance suspendu, et HappyHorse 1.1 arrive deuxième mondial. Le vrai sujet n'est pas la qualité du modèle : c'est que le marché de la vidéo générative B2B s'est retrouvé à trois candidats sérieux en moins de six mois. Intégrer Alibaba dans sa stack de production, ça va faire tiquer les DSI européens, surtout en ce moment.

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Gemini Omni : l’IA vidéo de Google maîtrise enfin la physique et les personnages constants
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Gemini Omni : l’IA vidéo de Google maîtrise enfin la physique et les personnages constants

Google a présenté Gemini Omni le 19 mai 2026 lors de sa conférence annuelle Google I/O. Ce nouveau modèle d'intelligence artificielle permet de générer et modifier des vidéos à partir de simples instructions écrites en langage naturel. L'utilisateur peut demander un changement d'angle de caméra, ajuster l'éclairage d'une scène ou transformer entièrement un décor sans passer par un logiciel de montage traditionnel. Google décrit Gemini Omni comme un modèle capable de créer « n'importe quoi à partir de n'importe quelle source ». Le déploiement de la version Flash a débuté le jour même de l'annonce, d'abord pour les abonnés Google AI Plus, Pro et Ultra via l'application Gemini et Google Flow. Un accès gratuit dans YouTube Shorts et l'application YouTube Create doit suivre dans la semaine, et une ouverture via API pour les développeurs et entreprises est prévue dans les prochaines semaines. Ce qui distingue Gemini Omni des générateurs vidéo existants, c'est l'accent mis sur la cohérence et le réalisme physique, deux points notoirement difficiles pour les IA actuelles. Le modèle mémorise chaque instruction précédente pour éviter qu'un personnage change de visage entre deux plans ou qu'un décor se transforme de manière incohérente. Google affirme également que le système comprend mieux la physique des objets et les mouvements dans une scène, ce qui devrait produire des vidéos plus proches d'une production audiovisuelle classique que des artefacts expérimentaux. Pour les créateurs de contenu, les équipes marketing et les professionnels de la communication, cela représente un gain de temps considérable : là où il fallait maîtriser plusieurs logiciels, une conversation suffit désormais pour itérer sur une production vidéo. Google s'inscrit dans une course à la génération vidéo par IA qui s'est intensifiée depuis le lancement de Sora par OpenAI fin 2023, suivi de Runway, Kling et d'autres outils spécialisés. En intégrant Gemini Omni directement dans ses plateformes grand public, YouTube en tête, avec ses plus de 2,5 milliards d'utilisateurs actifs, Google parie sur la distribution comme avantage concurrentiel plutôt que sur la seule performance technique. L'intégration dans Google Flow, outil de production assistée par IA lancé plus tôt cette année, suggère une stratégie plus large visant à faire de Gemini le socle créatif de l'ensemble de l'écosystème Google. La prochaine étape sera de voir si les performances en conditions réelles sont à la hauteur des démonstrations, et si l'accès API permettra à des services tiers de construire de nouveaux usages autour du modèle.

UELes développeurs et entreprises européens pourront accéder via API à un générateur vidéo IA intégré nativement à YouTube et Google Flow, avec un déploiement grand public via YouTube Shorts prévu dans la semaine.

💬 La cohérence des personnages d'un plan à l'autre, c'était le talon d'Achille de tous ces outils. Gemini Omni semble avoir sérieusement bossé là-dessus, et si ça tient en conditions réelles, ça débloque des usages pro qui étaient encore impossibles il y a six mois. La vraie arme de Google, c'est pas la technique, c'est YouTube.

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