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L'Europe pourrait obliger Google à ouvrir Android à d'autres assistants IA
RégulationArs Technica AI · 1 min de lecture

L'Europe pourrait obliger Google à ouvrir Android à d'autres assistants IA

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La Commission européenne pourrait contraindre Google à ouvrir Android à d'autres assistants IA dès cet été. En janvier 2026, la Commission avait lancé une procédure de spécification pour examiner la manière dont Google intègre l'intelligence artificielle dans Android. Les conclusions sont désormais rendues : l'UE estime que le système d'exploitation doit être davantage ouvert à la concurrence. Concrètement, le problème identifié est l'avantage structurel accordé à Gemini : sur tout téléphone Android alimenté par Google, l'assistant est préinstallé et bénéficie d'un traitement privilégié au niveau du système, inaccessible aux services IA tiers.

Cet avantage intégré prive les concurrents de Gemini d'un accès équitable à des fonctionnalités pourtant centrales de l'expérience Android. La Commission considère que trop d'usages sur la plateforme restent réservés exclusivement à l'IA de Google, au détriment d'alternatives comme ChatGPT, Mistral ou d'autres assistants émergents. Si des mesures sont imposées, Google devrait techniquement permettre à des assistants tiers de s'intégrer au même niveau système que Gemini, ce qui représenterait un changement majeur dans la manière dont les 150 millions d'utilisateurs Android en Europe interagissent avec leur téléphone.

Cette action s'inscrit dans le cadre du Digital Markets Act (DMA), la loi européenne qui désigne sept grandes entreprises technologiques comme « gatekeepers » soumis à des obligations renforcées pour garantir une concurrence loyale. Google, aux côtés d'Apple, Meta, Amazon, Microsoft, ByteDance et Booking, est assujetti à ce texte depuis plusieurs années et a systématiquement contesté les régulations qui en découlent, qualifiant cette fois l'enquête d'« ingérence injustifiée ». La Commission, elle, ne montre aucun signe de recul : une décision formelle est attendue pour l'été 2026, ce qui placerait Android au coeur d'un bras de fer décisif entre Bruxelles et la Silicon Valley sur le contrôle des couches IA des systèmes mobiles.

Impact France/UE

La Commission européenne pourrait imposer à Google d'ouvrir Android aux assistants IA tiers comme Mistral dès l'été 2026, ce qui transformerait radicalement l'expérience mobile des 150 millions d'utilisateurs européens d'Android.

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La Commission européenne a conclu, au terme de quatre mois d'enquête, que Google devrait ouvrir Android à des assistants IA concurrents de Gemini. Cette décision s'inscrit dans le cadre du Digital Markets Act (DMA), la législation européenne sur les marchés numériques qui impose aux grandes plateformes désignées comme "contrôleurs d'accès" de ne pas favoriser leurs propres services. Google, qui voit d'un mauvais œil cette injonction, risque des sanctions pouvant atteindre 10 % de son chiffre d'affaires mondial en cas de non-conformité. L'enjeu est considérable : Android équipe plus de 70 % des smartphones dans le monde, et l'assistant IA préinstallé bénéficie d'un avantage structurel massif sur ses concurrents. Forcer Google à proposer un choix d'assistants IA, comme cela a déjà été fait pour les moteurs de recherche avec l'écran de sélection, permettrait à des acteurs comme Mistral, Meta AI, ou d'autres de s'installer sur des centaines de millions d'appareils. Pour les utilisateurs européens, cela signifierait concrètement la possibilité de définir un assistant IA tiers comme assistant par défaut sur leur téléphone Android. Cette enquête s'inscrit dans une pression réglementaire européenne croissante sur les géants du numérique américains, accentuée depuis l'explosion de l'IA générative en 2023. Google a déjà fait l'objet de condamnations antitrust en Europe concernant son moteur de recherche et son système publicitaire. La bataille autour de Gemini sur Android représente le prochain front de ce bras de fer, à un moment où la course aux assistants IA est devenue l'enjeu stratégique central pour Apple, Google, Microsoft et Meta.

UELes utilisateurs européens pourraient bientôt choisir leur assistant IA par défaut sur Android, ouvrant la voie à des acteurs comme Mistral et offrant une alternative concrète à Gemini sur des centaines de millions d'appareils en Europe.

💬 C'est le même bras de fer qu'avec les moteurs de recherche, version IA. L'avantage de la préinstallation, c'est écrasant : si Gemini est là par défaut et que tu n'y touches pas, Mistral n'existe pas pour toi. La DMA force le sujet, c'est déjà ça, reste à voir si l'écran de choix sera moins ignoré que celui qu'on avait eu pour les navigateurs.

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La Commission européenne a transmis fin avril à Google ses conclusions préliminaires dans le cadre du règlement sur les marchés numériques (DMA), lui reprochant de réserver à son assistant Gemini un accès privilégié aux couches profondes d'Android. Concrètement, seul Gemini peut aujourd'hui envoyer des e-mails, partager des photos ou déclencher des actions dans des applications tierces directement depuis le système d'exploitation, un avantage que l'annonce de Gemini Intelligence a encore renforcé. Bruxelles a donc ouvert une consultation publique clôturée ce mercredi 13 mai, pour forcer Google à accorder le même niveau d'accès aux assistants IA concurrents. C'est dans ce contexte qu'Apple a pris la parole publiquement pour défendre Google, comme le rapporte Reuters : les mesures envisagées par l'exécutif européen « soulèvent des préoccupations urgentes et sérieuses ». Pour Apple, ouvrir Android en profondeur à n'importe quel assistant IA tiers créerait « des risques profonds pour la confidentialité, la sécurité et la sûreté des utilisateurs, ainsi que pour l'intégrité et les performances des appareils ». Ces risques seraient selon le groupe « particulièrement aigus » dans un secteur où les capacités des modèles d'IA, leurs comportements et leurs vecteurs d'attaque restent « imprévisibles ». L'argument n'est pas purement altruiste : si la Commission européenne impose cette ouverture à Android, elle pourrait exiger la même chose pour iOS, forçant Apple à ouvrir à des IA rivales des accès système qu'elle contrôle aujourd'hui jalousement. Le mouvement de Cupertino vise donc autant à protéger son propre modèle qu'à défendre son concurrent américain. La prise de position d'Apple est d'autant plus savoureuse qu'une information de Bloomberg évoquait récemment la possibilité qu'iOS 27 autorise des modèles d'IA tiers à alimenter certaines fonctions d'Apple Intelligence, ce que réclame précisément Bruxelles. La différence, qu'Apple souligne implicitement, est qu'elle dicterait alors ses propres conditions plutôt que de se soumettre à celles d'un régulateur. Le groupe va plus loin en remettant en cause l'expertise technique de la Commission, qui « substitue son propre jugement à celui des ingénieurs de Google sur la base de moins de trois mois de travail ». Cette fronde intervient dans un bras de fer plus large entre les géants américains et l'UE : Apple avait déjà porté plainte contre le DMA devant la Cour de justice de l'Union européenne au Luxembourg en octobre dernier, un contentieux qui illustre la résistance croissante de la Silicon Valley face à la régulation européenne des plateformes numériques.

UEL'application du DMA pourrait contraindre les grandes plateformes mobiles à ouvrir leurs couches système aux assistants IA concurrents, créant un terrain de jeu plus équitable pour les acteurs européens sur les marchés mobiles.

💬 Apple qui défend Google devant Bruxelles, je l'ai lu deux fois pour être sûr. L'argument confidentialité est audible, mais ça sonne creux quand Bloomberg annonce dans la foulée qu'iOS 27 pourrait ouvrir Apple Intelligence aux IA tierces de toute façon. Ce qu'Apple défend ici, c'est pas la sécurité des utilisateurs, c'est qui fixe les règles.

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Dans le cadre du règlement européen sur les marchés numériques (DMA), la Commission européenne a transmis à Google ses conclusions préliminaires fin avril 2025, reprochant au groupe de Mountain View de réserver à son assistant Gemini un accès privilégié aux couches profondes d'Android. Seul Gemini peut aujourd'hui envoyer des e-mails, partager des photos ou déclencher des actions dans des applications tierces depuis le système d'exploitation, un avantage renforcé récemment avec le lancement de Gemini Intelligence. Bruxelles a ouvert une consultation publique sur des mesures correctives, close le 13 mai 2025, exigeant que les assistants IA concurrents bénéficient du même niveau d'accès. C'est dans ce contexte qu'Apple a pris la parole pour défendre... Google. Dans sa réponse à la consultation, Apple estime que les mesures envisagées par la Commission « soulèvent des préoccupations urgentes et sérieuses », notamment en matière de vie privée, de sécurité et de stabilité des appareils. Ouvrir les API bas niveau d'Android à n'importe quel assistant IA tiers serait particulièrement risqué dans un secteur où les capacités, comportements et vecteurs d'attaque restent « imprévisibles », selon le groupe de Cupertino. Cette prise de position n'est pas désintéressée : si la Commission impose cette logique à Android, elle pourrait exiger la même ouverture sur iOS. Apple ajoute une critique plus acerbe sur la méthode : l'autorité européenne « substitue son propre jugement à celui des ingénieurs de Google sur la base de moins de trois mois de travail », s'arrogeant de fait la compétence technique de redessiner un système d'exploitation entier. Le contexte est riche en contradictions. Bloomberg rapportait récemment qu'Apple envisagerait d'autoriser des modèles tiers pour propulser certaines fonctions IA d'iOS 27, soit précisément ce que demande la Commission à Google. Mais la différence est de taille : Apple dicterait ses propres conditions d'accès, sans que ce soit un régulateur qui impose ses règles. Ce double jeu illustre la tension structurelle entre les grands acteurs tech et Bruxelles : en octobre 2024, Apple avait déjà porté plainte contre l'UE devant la Cour de justice européenne (CJUE) au Luxembourg sur l'application du DMA. La solidarité affichée entre Apple et Google dans ce dossier reflète moins une convergence d'intérêts qu'une stratégie commune de défense contre une régulation que les deux groupes jugent techniquement naïve et commercialement menaçante.

UELa Commission européenne pourrait contraindre Google à ouvrir les API profondes d'Android à tous les assistants IA concurrents, remodelant la concurrence sur le marché européen des assistants intelligents, et potentiellement créer un précédent applicable à iOS.

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Google a trouvé une formule qui lui permet de continuer à développer Gemini en Europe sans interruption, alors qu'Apple reste bloqué avec Siri AI, toujours sans date de lancement sur le continent. La Commission européenne a rendu deux décisions distinctes dans le cadre du Digital Markets Act (DMA), le règlement censé empêcher les grandes plateformes de favoriser leurs propres services au détriment de la concurrence. Bruxelles a demandé à Google d'offrir aux assistants IA concurrents, comme ceux d'OpenAI ou d'Anthropic, le même niveau d'accès à Android que celui dont bénéficie actuellement Gemini. Mais contrairement à ce qu'on pourrait attendre, Google obtient un délai confortable : il a jusqu'en juillet 2027 pour mettre Android en conformité, soit environ un an de marge. L'entreprise pourrait aussi contester la décision devant la justice, bien qu'elle n'ait encore rien annoncé en ce sens. Apple, de son côté, n'a obtenu aucun sursis : sa demande d'un délai de 18 mois pour adapter Siri AI aux exigences européennes a été rejetée, et l'assistant reste absent du marché européen sans calendrier de lancement communiqué. Ce contraste a des conséquences concrètes sur la position des deux groupes dans la course à l'IA grand public. Gemini est déjà installé par défaut sur de nombreux smartphones Android et bénéficie d'un accès privilégié aux fonctions du système. Pendant que ses concurrents patientent pour obtenir un accès comparable, Google conserve cet avantage et continue d'améliorer son assistant tout en préparant, à son rythme, sa mise en conformité avec Bruxelles. Pour les utilisateurs européens, cela signifie que l'écart entre Gemini et Siri AI risque de se creuser encore, Apple ne pouvant proposer son assistant IA nouvelle génération sur le marché tant que le blocage réglementaire persiste. Pour les acteurs tiers comme OpenAI ou Anthropic, l'accès promis à Android reste pour l'instant théorique, puisque Google dispose d'une année entière avant d'être contraint de l'ouvrir réellement. Cet épisode illustre les tensions récurrentes entre les géants technologiques américains et le cadre réglementaire européen depuis l'entrée en vigueur du DMA. Apple avait justifié l'absence de Siri AI en Europe en invoquant des risques pour la confidentialité, la sécurité et l'intégrité de son système si elle devait ouvrir son écosystème aux obligations d'interopérabilité imposées par Bruxelles. Google, en optant pour une approche plus conciliante et en acceptant de négocier le calendrier technique de sa mise en conformité, semble avoir mieux anticipé les attentes des régulateurs. La suite dépendra désormais de la capacité d'Apple à revoir sa stratégie de négociation avec la Commission, et de la manière dont Google gérera concrètement, d'ici 2027, l'ouverture d'Android à ses concurrents en intelligence artificielle.

UECette decision de la Commission europeenne dans le cadre du DMA conditionne directement l'ouverture du marche europeen des assistants IA et les conditions de concurrence entre acteurs presents en Europe.

💬 Bruxelles offre un an de rab à Google et zéro à Apple, et ça résume tout le problème du DMA : la règle qui devait niveler le terrain finit par récompenser celui qui négocie plutôt que celui qui coopère techniquement. Gemini garde son accès privilégié pendant qu'OpenAI et Anthropic attendent une ouverture théorique jusqu'en 2027, pendant que Siri AI reste tout simplement absent d'Europe. Bon, sur le papier Apple avait ses raisons de sécurité, mais à ce stade ça ressemble surtout à une stratégie de blocage qui se retourne contre elle.

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