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Moore Threads annonce une forte croissance de ses revenus au T1 et progresse vers un cluster de 100 000 GPU
InfrastructurePandaily · 2 min de lecture

Moore Threads annonce une forte croissance de ses revenus au T1 et progresse vers un cluster de 100 000 GPU

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Moore Threads (cotée à Shanghai sous le symbole 688795.SH) a publié le 26 avril 2026 ses résultats annuels 2025 et ses chiffres du premier trimestre 2026, confirmant une trajectoire de croissance exceptionnelle. Le fabricant chinois de GPU a enregistré un chiffre d'affaires de 1,505 milliard de yuans (environ 208 millions de dollars) en 2025, soit une hausse de 243 % sur un an, avec un taux de croissance annuel composé dépassant 200 % entre 2022 et 2024. La marge brute atteint 65,57 %, l'une des plus élevées du secteur, pour un bénéfice brut de 987 millions de yuans. Les pertes nettes continuent de se réduire : hors rémunérations en actions, la perte nette s'établit à 648 millions de yuans, en recul de 56,65 % sur un an. La dynamique s'est encore accélérée au premier trimestre 2026, avec un chiffre d'affaires de 738 millions de yuans (+155 % sur un an) et un bénéfice net attributable aux actionnaires redevenu positif à 29 millions de yuans. En mars 2026, la société a décroché une commande de 660 millions de yuans pour son cluster de calcul intelligent KUAE, illustrant sa capacité à déployer des infrastructures à grande échelle.

Ces résultats positionnent Moore Threads comme l'un des acteurs les plus crédibles de l'alternative chinoise à Nvidia. La rentabilité naissante du premier trimestre 2026 est un signal fort : l'entreprise n'est plus seulement en phase d'investissement, elle commence à monétiser concrètement ses GPU auprès d'opérateurs cloud, d'acteurs de l'IA incarnée, de l'éducation intelligente et du secteur manufacturier. Son GPU phare, le MTT S5000, délivre jusqu'à 1 000 TFLOPS de calcul IA dense par carte, rivalisant selon la société avec les produits leaders mondiaux. Le cluster KUAE, construit autour de ce GPU, supporte l'entraînement de modèles à mille milliards de paramètres et a déjà été déployé commercialement avec des métriques atteignant les standards internationaux, ce qui représente une validation technique significative pour un fabricant émergent.

Moore Threads a été fondée en 2020, dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine autour des semi-conducteurs avancés. Les restrictions américaines sur les exportations de GPU Nvidia vers la Chine ont créé un vide que des acteurs comme Moore Threads, Biren ou Cambricon cherchent à combler. La société a investi 1,305 milliard de yuans en R&D en 2025, soit 86,68 % de son chiffre d'affaires, et détient 806 droits de propriété intellectuelle dont 590 brevets d'invention. Elle développe actuellement une nouvelle génération de clusters ultra-larges basée sur son architecture "Huagang", visant des systèmes à 100 000 GPU. Parallèlement, son écosystème logiciel MUSA est conçu pour être compatible avec CUDA, ce qui facilite l'adoption par les développeurs déjà familiers des outils Nvidia. La question centrale pour les prochains trimestres sera de savoir si cette indépendance technologique revendiquée résistera à l'épreuve des déploiements à très grande échelle.

Impact France/UE

La montée en puissance de Moore Threads comme alternative chinoise crédible à Nvidia, dans le contexte des restrictions américaines sur les exportations de GPU, pourrait à terme diversifier les options d'approvisionnement en puces IA pour les entreprises et datacenters européens.

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L'AWS fait face a une forte demande, poussant de plus en plus de startups a se tourner vers de nouveaux fournisseurs cloud
1The Information AI 

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Arcee, une startup spécialisée dans l'intelligence artificielle open-source, avait signé en 2024 un engagement de 8 millions de dollars sur trois ans avec Amazon Web Services pour stocker ses données et faire tourner ses modèles d'IA. Problème selon son PDG Mark McQuade : l'entreprise n'est pas parvenue à obtenir suffisamment de serveurs équipés de puces Nvidia sur AWS pour répondre à ses besoins de calcul. Résultat, Arcee a fini par exécuter la majorité de ses modèles ailleurs, notamment chez des acteurs cloud plus récents comme Hugging Face et Together, plutôt que chez le géant du secteur. Cette situation illustre une tension croissante dans l'industrie de l'IA : la demande en puissance de calcul explose plus vite que les grands fournisseurs cloud ne peuvent l'absorber, même pour des clients ayant contractuellement réservé des ressources. Pour des startups comme Arcee, dépendre d'un fournisseur historique saturé devient un frein direct à l'innovation et à la mise en production de leurs modèles. Cela ouvre une brèche commerciale pour des plateformes spécialisées dans l'hébergement et l'exécution de modèles d'IA, capables de proposer un accès plus rapide au matériel Nvidia. Le cas d'Arcee reflète un mouvement plus large où des clients d'AWS, historiquement fidèles au leader du cloud, se tournent vers des alternatives pour contourner les pénuries de capacité GPU. Cette pénurie, alimentée par la ruée mondiale vers l'entraînement et le déploiement de grands modèles de langage, redessine les rapports de force entre fournisseurs cloud traditionnels et nouveaux entrants spécialisés dans l'infrastructure IA.

💬 Bon, ça devait arriver. Réserver du GPU contractuellement chez AWS et se retrouver quand même à sec, c'est le signe que même les géants du cloud n'ont plus la marge pour absorber la demande. La vraie nouvelle, c'est pas qu'Arcee change de crémerie, c'est que la pénurie de calcul redistribue les cartes entre gros clouds et acteurs spécialisés comme Hugging Face ou Together. Selon Le Fil IA, la fidélité à AWS ne pèse plus rien face à une puce Nvidia disponible ailleurs.

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Cerebras affirme que ses puces exécutent un modèle IA d'un billion de paramètres près de 7 fois plus vite que les clouds GPU
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Cerebras affirme que ses puces exécutent un modèle IA d'un billion de paramètres près de 7 fois plus vite que les clouds GPU

Moins d'une semaine après avoir bouclé la plus grande introduction en bourse du secteur tech en 2026, Cerebras Systems a annoncé lundi qu'il fait tourner Kimi K2.6, un modèle open-weight de mille milliards de paramètres développé par la société pékinoise Moonshot AI, à près de 1 000 tokens par seconde pour ses clients entreprises. Le chiffre exact, vérifié de manière indépendante par la firme de benchmarking Artificial Analysis, s'établit à 981 tokens par seconde en sortie, soit 6,7 fois plus rapide que le meilleur fournisseur cloud sur GPU et 23 fois plus rapide que la médiane. Sur une requête d'assistance au code impliquant 10 000 tokens en entrée, Cerebras a livré la réponse complète en 5,6 secondes, contre 163,7 secondes sur l'endpoint officiel de Kimi, soit une amélioration d'un facteur 29. La société, basée à Sunnyvale et désormais valorisée 95 milliards de dollars après avoir levé 5,55 milliards lors de son IPO, signe ici son entrée en production sur les modèles de taille maximale, un palier qu'elle n'avait jamais encore franchi. L'enjeu dépasse la performance brute. Kimi K2.6 est l'un des premiers modèles open-weight que les entreprises peuvent crédiblement utiliser comme alternative aux API fermées d'Anthropic ou d'OpenAI, notamment pour les tâches de codage et d'agents autonomes qui représentent aujourd'hui les cas d'usage les plus rentables des grands modèles de langage. James Wang, directeur marketing produit de Cerebras, est direct : les clients sont motivés avant tout par le besoin d'une alternative à Anthropic, dont les modèles sont excellents mais coûteux et régulièrement saturés. Il cite l'exemple d'une application tombée en panne un week-end faute de capacité disponible sur l'API d'Anthropic, une mésaventure qui résonne fortement auprès des acheteurs en entreprise. La rapidité de Cerebras n'est donc pas qu'un argument marketing : dans les workflows agentiques, où chaque seconde d'attente se multiplie par des dizaines d'appels successifs, la vitesse d'inférence devient un avantage compétitif structurel. Kimi K2.6 a été publié le 20 avril par Moonshot AI, une startup fondée en 2023 par des anciens de l'université Tsinghua et considérée comme l'une des entreprises "AI Tiger" de Chine. Le modèle utilise une architecture Mixture-of-Experts avec 32 milliards de paramètres activés par token sur un total de 1 000 milliards, 384 experts dont 8 sélectionnés par passe, et une fenêtre de contexte de 256 000 tokens. Il occupe la première place sur SWE-Bench Pro avec un score de 58,6, dépassant Claude Opus 4.6 et égalant GPT-5.4. Le choix de ce modèle chinois comme vitrine d'un fabricant de puces américain soulève néanmoins une dimension géopolitique que l'article laisse en suspens : Cerebras joue ici à la fois la carte de la performance et celle de l'ouverture, dans un contexte de tensions croissantes autour des technologies d'IA entre les deux pays.

UELes entreprises européennes dépendantes de solutions cloud d'inférence LLM disposent d'une nouvelle alternative matérielle avec des vitesses vérifiées jusqu'à 6,7 fois supérieures aux meilleurs fournisseurs GPU, ce qui peut réduire les risques de saturation de capacité pour les workflows agentiques.

💬 981 tokens par seconde, vérifié par un tiers indépendant, sur un modèle à 1000 milliards de paramètres. Dans les workflows agentiques où chaque appel LLM en déclenche dix autres, c'est pas un argument marketing, c'est du cash économisé et des pannes évitées. Et le truc le plus savoureux, c'est qu'un fabricant de puces américain fraîchement introduit en bourse choisit un modèle chinois comme vitrine, et que l'article passe presque dessus comme si c'était un détail.

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Anthropic utilise le datacenter Colossus-1 de SpaceX et ses 220 000 GPU pour alimenter Claude
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Anthropic va s'emparer de la totalité de la capacité de calcul du centre de données Colossus-1 de SpaceX, soit plus de 300 mégawatts d'électricité et plus de 220 000 GPU NVIDIA. Cette infrastructure colossale, attendue en ligne d'ici un mois, sera entièrement dédiée à alimenter les modèles Claude de la startup californienne. En parallèle, Anthropic annonce le doublement des limites de débit pour Claude Code et une augmentation significative des quotas d'API pour ses modèles Opus. Cette prise de contrôle représente un bond considérable en termes de puissance de calcul disponible pour Anthropic, directement répercuté sur les développeurs et entreprises qui utilisent ses API. Doubler les limites de Claude Code signifie concrètement que les équipes de développement pourront automatiser davantage de tâches sans se heurter aux restrictions actuelles, tandis que la hausse des quotas Opus ouvre la voie à des déploiements en production plus intensifs. C'est un signal fort envoyé aux clients enterprise qui hésitaient à migrer vers Claude en raison des contraintes de capacité. Colossus-1 a été initialement construit par xAI, la société d'intelligence artificielle d'Elon Musk, pour entraîner ses propres modèles Grok. Le fait qu'Anthropic en récupère la pleine capacité illustre la guerre d'infrastructure qui se joue en coulisse entre les grands laboratoires d'IA : disposer de suffisamment de GPU est désormais aussi stratégique que la qualité des modèles eux-mêmes. Avec ce partenariat, Anthropic consolide sa position face à OpenAI et Google DeepMind dans la course aux ressources de calcul à grande échelle.

UELes développeurs et entreprises européennes utilisant l'API Claude bénéficieront directement du doublement des quotas Claude Code et de la hausse des limites Opus, facilitant les déploiements en production à grande échelle.

💬 220 000 GPU construits par xAI pour Grok, qui finissent chez Anthropic. C'est un peu la blague de l'année, mais ça dit surtout que l'infrastructure est devenue aussi stratégique que les modèles eux-mêmes. Ce qui m'intéresse directement, c'est le doublement des limites Claude Code: les pipelines qui plafonnaient vont enfin pouvoir tourner sans jongler avec les quotas.

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Semi-conducteurs : l'IA propulse les revenus des fonderies à un niveau record au premier trimestre 2026
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Semi-conducteurs : l'IA propulse les revenus des fonderies à un niveau record au premier trimestre 2026

Les revenus des fonderies de semi-conducteurs ont atteint un niveau historique au premier trimestre 2026, portés par une demande en accélérateurs IA sans précédent. TSMC, le géant taïwanais qui fabrique les puces d'Apple, NVIDIA et AMD, a enregistré une hausse de ses revenus trimestriels dépassant 30 % sur un an, consolidant sa position de premier fondeur mondial. Samsung Foundry et d'autres acteurs de rang deux ont également bénéficié de cette dynamique, même si l'écart avec TSMC s'est creusé sur les noeuds les plus avancés (3 nm et 2 nm). Cette progression traduit une ruée des géants du cloud -- Microsoft, Google, Amazon, Meta -- vers les puces dédiées à l'inférence et à l'entraînement de modèles d'IA. Chaque centre de données construit pour faire tourner des LLMs représente des commandes massives de GPU et d'ASIC propriétaires, tous gravés en fonderie. Pour l'industrie, c'est une rupture de cycle : les fonderies sortent de la logique saisonnière liée aux smartphones pour entrer dans un régime de commandes structurellement plus stables et plus rentables. Ce record arrive après deux années difficiles marquées par la correction post-COVID et la chute de la demande grand public. La montée en puissance des ASIC maison chez les hyperscalers -- Google TPU, Amazon Trainium, Microsoft Maia -- diversifie les carnets de commandes au-delà de NVIDIA. La course aux capacités de production avancée s'intensifie : TSMC accélère ses usines en Arizona et au Japon, tandis que l'Europe et les Etats-Unis cherchent a reduire leur dependance a l'Asie via le CHIPS Act et son equivalent europeen.

UEL'Europe accélère son programme équivalent au CHIPS Act américain pour réduire sa dépendance aux fonderies asiatiques, mais reste très en retard sur TSMC pour la production de puces avancées à 3 nm et 2 nm.

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