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Le robot IA de Sony bat des joueurs pendant qu'un robot humanoïde remporte une course à Pékin
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Le robot IA de Sony bat des joueurs pendant qu'un robot humanoïde remporte une course à Pékin

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Un robot de tennis de table développé par Sony AI, baptisé Ace, a remporté des matchs contre des joueurs humains de haut niveau dans des conditions de compétition officielles, arbitrées selon les règles de la Fédération internationale de tennis de table. En avril 2025, Ace a gagné trois manches sur cinq face à des joueurs de niveau élite, avant d'enchaîner de nouvelles victoires contre des professionnels en décembre 2025 et début 2026. Le système repose sur neuf caméras synchronisées, trois systèmes de vision et huit articulations contrôlant la raquette, le tout capable de traiter le mouvement d'une balle à une vitesse que l'oeil humain ne peut résoudre. Contrairement aux robots de ping-pong existants depuis les années 1980, Ace n'a pas été entraîné par imitation de joueurs humains mais par auto-apprentissage en simulation, ce qui lui a permis de développer des stratégies propres, moins prévisibles pour ses adversaires. L'étude décrivant le système a été publiée dans la revue Nature.

Cette performance marque une étape significative dans ce que l'industrie appelle la "physical AI", l'application de l'intelligence artificielle à des machines opérant dans des environnements réels et dynamiques. Le tennis de table représente un défi technique particulièrement difficile : la vitesse de la balle, la variabilité des effets et la contrainte de temps extrême exigent une perception et une coordination quasi instantanées. Peter Dürr, directeur de Sony AI Zurich et responsable du projet, souligne que contrairement aux jeux vidéo ou aux échecs, les sports physiques en temps réel restaient jusqu'ici hors de portée de l'IA. La joueuse professionnelle Mayuka Taira, battue par Ace, a noté que l'absence de signaux émotionnels du robot le rendait particulièrement difficile à lire : impossible de deviner ses points faibles ou ses préférences de jeu. L'équipe de Sony AI estime que les techniques de perception et de contrôle développées pour Ace pourront être transposées à la robotique industrielle et aux services.

Dans un registre différent mais tout aussi révélateur de l'essor de la robotique physique, le premier semi-marathon de robots humanoïdes s'est tenu le même mois à Pékin, dans le district d'E-Town. L'événement a réuni plus d'une centaine de robots et quelque 12 000 coureurs humains sur des parcours séparés de 21 kilomètres. Le robot Lightning, développé par Honor, a franchi la ligne d'arrivée en 50 minutes et 26 secondes, établissant le meilleur temps de la compétition. Ces deux événements, le robot pongiste de Sony et le marathon pékinois, illustrent une même dynamique : après des années de progrès dans les environnements numériques contrôlés, l'IA s'attaque désormais au monde physique, avec des résultats qui commencent à rivaliser sérieusement avec les capacités humaines dans des disciplines concrètes et mesurables.

Impact France/UE

Les techniques de perception et de contrôle développées par Sony AI Zurich pourraient influencer la robotique industrielle européenne à terme, mais aucun impact direct sur la France ou l'UE n'est identifiable à ce stade.

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Le robot de tennis de table de Sony bat des joueurs d'élite
1Robohub 

Le robot de tennis de table de Sony bat des joueurs d'élite

Sony AI a publié le 22 avril 2026 dans la revue Nature les résultats d'Ace, un robot de tennis de table capable de battre des joueurs humains de haut niveau en compétition officielle. Lors d'évaluations menées sous les règles de la Fédération Internationale de Tennis de Table (ITTF), Ace a remporté trois victoires sur cinq matchs contre des joueurs élites, puis a enchaîné des victoires contre des joueurs professionnels lors de rencontres supplémentaires en décembre 2025 et mars 2026. Le robot a notamment atteint un taux de retour supérieur à 75 % face à des effets allant jusqu'à 450 rad/s. Développé par Sony AI à Zurich sous la direction de Peter Dürr, Ace combine neuf caméras à pixels actifs pour la localisation 3D de la balle, trois systèmes de contrôle du regard à base de capteurs de vision événementielle, et un système de contrôle fondé sur du reinforcement learning sans modèle, le tout monté sur un bras robotique haute vitesse capable de réactions à l'échelle de la milliseconde. C'est la première fois qu'un robot autonome surpasse des humains d'élite dans un sport physique compétitif réel, une rupture nette avec les victoires de l'IA dans les jeux de plateau (échecs, Go) ou les environnements numériques. Le tennis de table impose des contraintes particulièrement sévères : vitesse de balle extrême, trajectoires imprévisibles, effets complexes et adaptation constante à un adversaire. Ace réussit à généraliser à des situations rares et difficiles à simuler, comme les retours après rebond sur le filet, ce qui illustre la robustesse de son architecture de contrôle. Pour l'industrie robotique, cela valide l'idée que des agents IA physiques peuvent opérer en temps réel dans des environnements humains non structurés, ouvrant la voie à des applications bien au-delà du sport : assistance physique, logistique de précision, interfaces homme-machine rapides. Le projet s'inscrit dans une course mondiale à l'IA physique où les grands acteurs technologiques investissent massivement pour sortir l'intelligence artificielle de l'écran. Sony AI, division de recherche fondée en 2019, a fait du sport un terrain d'expérimentation privilégié, notamment avec des travaux antérieurs sur Gran Turismo. Le choix du tennis de table n'est pas anodin : c'est l'un des sports les plus rapides et les plus techniques au monde, ce qui en fait un banc d'essai exigeant pour la perception, la planification et le contrôle moteur. La publication dans Nature signale une ambition scientifique sérieuse, et les performances croissantes d'Ace entre les évaluations initiales et celles de mars 2026 suggèrent que le système continue de progresser. La prochaine étape pour l'équipe sera probablement d'élargir les capacités du robot à des contextes d'interaction encore plus ouverts et moins contraints.

UELa recherche conduite par Sony AI à Zurich positionne l'Europe comme pôle de robotique physique autonome, avec des retombées potentielles sur les programmes Horizon Europe dédiés à la robotique et à l'IA embarquée.

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Le robot de ping-pong de Sony bat des joueurs de haut niveau
2The Verge 

Le robot de ping-pong de Sony bat des joueurs de haut niveau

Sony AI a dévoilé Ace, un robot joueur de ping-pong capable de battre les meilleurs joueurs humains du monde dans des matchs respectant scrupuleusement les règles officielles de la Fédération Internationale de Tennis de Table (ITTF). C'est une première dans l'histoire de la robotique sportive : aucun système automatisé n'avait jusqu'ici réussi à rivaliser avec des joueurs de haut niveau dans des conditions de compétition réelles. Ace n'est pas seulement capable de renvoyer des balles ou de jouer en conditions contrôlées, il s'adapte en temps réel aux stratégies adverses et parvient à remporter des échanges contre des compétiteurs classés parmi les meilleurs au monde. Cette performance marque un saut qualitatif significatif pour la robotique physique. Si l'intelligence artificielle surpasse les humains depuis longtemps aux échecs ou au jeu de Go, ces victoires s'opèrent dans des environnements purement numériques. Le tennis de table, lui, impose des contraintes physiques extrêmes : une balle qui peut dépasser 100 km/h, des trajectoires imprévisibles, des effets complexes, et des temps de réaction inférieurs à la fraction de seconde. Pour Ace, chaque échange exige une coordination parfaite entre vision artificielle, traitement du signal et actionneurs mécaniques ultra-rapides. C'est précisément cette intégration hardware-software en conditions réelles qui représente l'avancée majeure. Sony AI s'inscrit dans une longue tradition de robots pongistes, depuis le FOREPHUS d'Omron présenté au CES 2017 face à des joueurs amateurs, jusqu'aux prototypes universitaires des décennies précédentes. Mais ces systèmes s'arrêtaient aux échelons intermédiaires ou contournaient certaines règles du jeu. Ace franchit un palier inédit en combinant des avancées en apprentissage par renforcement, en perception temps réel et en robotique haute performance. Cette démonstration ouvre des perspectives concrètes pour la robotique industrielle et médicale, où vitesse de réaction et précision physique dans des environnements non contrôlés sont également critiques.

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☕️ Un robot de Sony bat des champions humains au ping-pong
3Next INpact 

☕️ Un robot de Sony bat des champions humains au ping-pong

Le robot Ace, développé par Sony AI, a remporté trois des cinq matchs disputés contre des pongistes humains de haut niveau, marquant une première dans l'histoire de la robotique sportive. Monté sur un bras à huit articulations avec une base mobile, Ace ne possède pas d'yeux à proprement parler, mais s'appuie sur neuf capteurs d'image et de mouvement (IMX273 et IMX636) répartis dans la salle pour couvrir la table sous tous les angles. Ce dispositif lui permet de suivre la balle en temps réel avec une latence de perception de 10,2 millisecondes, un exploit technique quand on sait qu'une balle de ping-pong peut dépasser les 20 m/s et atteindre 160 révolutions par seconde. Pour estimer la rotation, le système cible le logo imprimé sur la balle et en déduit l'axe et l'effet en quelques millisecondes. Le robot ajuste ses mouvements mille fois par seconde et dispose d'une bibliothèque de gestes appris lors de 3 000 heures de jeu en simulation. L'étude a été publiée dans la revue Nature. Cette performance illustre ce que Michael Spranger, président de Sony AI, décrit comme "l'une des dernières frontières" de la robotique : la vitesse non prédéterminée. Contrairement aux robots industriels qui répètent des mouvements calibrés à l'avance, Ace doit réagir à des dynamiques imprévisibles en conditions réelles, comme une balle touchant le filet et changeant de trajectoire à la dernière fraction de seconde. Le système peut corriger sa frappe en plein geste, ce qui représente un saut qualitatif considérable pour les robots autonomes appelés à interagir avec des humains à vitesse humaine. Pour l'ancien pongiste olympique Kinjiro Nakamura, convié à s'opposer au robot, un coup en particulier a été révélateur : Ace a intercepté la balle très tôt pour lui imprimer un effet coupé inattendu, un geste que Nakamura n'avait jamais vu chez les meilleurs joueurs. Sa réaction dit beaucoup : "Maintenant que j'ai vu le robot le faire, cela signifie que les humains pourraient aussi y parvenir." Ce projet s'inscrit dans une trajectoire déjà bien balisée chez Sony AI, qui avait développé GT Sophy, un agent de course capable d'affronter les joueurs dans le simulateur Gran Turismo. Ace applique des principes similaires au monde physique, là où la chaîne perception-décision-action ne peut tolérer aucun délai. Dans un contexte plus large, cette victoire rappelle les étapes franchies par Deep Blue aux échecs en 1997, puis par AlphaGo au jeu de Go en 2016 : chaque fois, la machine repousse une limite que l'on croyait réservée à l'intelligence et aux réflexes humains. Les prochains défis pour Sony AI seront d'étendre ces capacités de réaction ultrarapide à des environnements moins contrôlés que la table de ping-pong, et de voir si ces avancées peuvent irriguer des applications industrielles ou médicales où la précision en milliseconde est critique.

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La Chine donne une carte d’identité aux robots humanoïdes : Bientôt le droit de vote ?
4Le Big Data 

La Chine donne une carte d’identité aux robots humanoïdes : Bientôt le droit de vote ?

La Chine a officiellement lancé vendredi une plateforme nationale d'identification des robots humanoïdes, baptisée « Plateforme de services de gestion du cycle de vie complet des humanoïdes ». Pilotée par le Comité de normalisation de la robotique humanoïde et de l'intelligence incarnée, rattaché au ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information, cette initiative attribue à chaque robot fabriqué en Chine un identifiant numérique unique, structuré en quatre blocs : un code pays à deux chiffres, un code fabricant à quatre chiffres, un code modèle à six chiffres, et un numéro de série à 17 chiffres pour distinguer chaque unité individuellement. Ce code accompagne la machine de sa fabrication jusqu'à son recyclage et s'applique à l'ensemble de la chaîne, industriels, distributeurs, prestataires, utilisateurs, centres de recyclage. Avant même le lancement officiel, environ 28 000 robots répartis sur 200 modèles disposaient déjà d'une identité numérique, signe que le déploiement était déjà largement anticipé par l'industrie. L'objectif déclaré est de répondre à des enjeux de sécurité, de contrôle et de gouvernance dans un secteur qui évolue plus vite que les réglementations censées l'encadrer. Yu Xiuming, directeur adjoint de l'Institut chinois de normalisation électronique, présente le système moins comme un outil de surveillance que comme une infrastructure industrielle indispensable avant tout déploiement international à grande échelle. Concrètement, la traçabilité complète de chaque unité doit renforcer la responsabilité des fabricants en cas d'incident, faciliter les rappels, et permettre aux autorités de surveiller l'utilisation des machines dans des environnements sensibles. Pour les entreprises, c'est aussi une forme de certification qui facilite l'export et la confiance des clients. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de croissance explosive du secteur. Selon une étude IDC citée en janvier 2026, le marché mondial des robots humanoïdes a progressé de 508 % sur un an, avec environ 18 000 unités expédiées à l'échelle mondiale. La Chine est au cœur de cette dynamique, avec plus d'une centaine de fabricants actifs sur son territoire, des entreprises comme Unitree ou Fourier Intelligence ayant déjà attiré l'attention internationale. Pékin mise sur les humanoïdes comme levier stratégique dans sa course technologique face aux États-Unis, et ce système d'identification constitue une étape de normalisation classique dans tout secteur industriel arrivant à maturité. Il pose les bases d'un écosystème plus structuré, condition sine qua non pour que les robots humanoïdes quittent les laboratoires et les usines pilotes pour s'intégrer durablement dans l'économie réelle.

UELes entreprises européennes qui importent ou distribuent des robots humanoïdes fabriqués en Chine devront intégrer ce système d'identification dans leurs processus logistiques et de conformité.

💬 Le titre fait sourire, mais la vraie information c'est que la Chine vient de poser la première brique d'une infrastructure industrielle sérieuse pour les humanoïdes. 508% de croissance sur un an, ça ne se régule pas à la louche. Les boîtes européennes qui importent du chinois vont devoir intégrer ce standard dans leur chaîne, bon gré mal gré.

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